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Synergies et manoeuvres stratégiques d'acquisitions et fusions: le cas français de la période récente (1970-1990)

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par Serge Constant Mbappe Njome
Université Paris-Nord / Paris 13 - Villetaneuse (France) - DEA Stratégies financières et industrielles internationales 2001
  

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Paragraphe 3 : Mise en evidence de synergies financieres

s'agit dans ce paragraphe d'aborder la question de l'existence des synergies purement financieres. Des auteurs

comme KIM et Mc CONNELL (1977) se sont inspires de l'hypothese selon laquelle les fusions d'entreprises reduisent le risque d'illiquidite.

L'etude concerne 39 fusions conglomerales et la premiere conclusion est que les porteurs d'obligations ne subissent aucune perte pendant que les firmes fusionnantes exploitent l'occasion pour augmenter le levier financier. Dans_cette optique, le

risque de faillite se trouve reduit. Sur la base d'un echantillon de 28 firmes acquereuses, impliquees dans les fusions conglomerales, la seconde conclusion stipule que des porteurs d'obligations realisent un gain autour de la date d'annonce de l'operation. Les actionnaires de ces memes firmes n'enregistrent aucune perte tandis que ceux des firmes controlees realisent un gain. Ces

resultats prouvent l'existence de synergies specifiquement financieres suivant l'idee selon laquelle les fusions conglomerales sont de prime abord moins porteuses de synergies economiques que les autres types de regroupement.

Somme toute, la presence d'une synergie globale positive dans les operations de fusion conglomerale traduit bel et bien l'existence de synergies purement financieres.

Cependant l'hegemonie dans ce genre de rapprochement, de la synergie financiere sur la synergie economique, reste largement discutee.

Section 2 : L'impact patrimonial des autres categories de fusion

Les differentes methodes retenues ont certifie la pertinence de la technique des rendements anormaux lorsqu'il s'agit d'apprecier l'incidence des operations de fusion sur le patrimoine des actionnaires des firmes concern-6es. Les etudes se

font a partir du modele d'equilibre des actifs financiers

(MEDAF) afin de determiner les gains retires de l'alliance (excess returns). Nous centrerons notre analyse sur les donnees mensuelles et quotidiennes.

Paragraphe 1 : Les resultats des recherches basees

sur des donnees mensuelles

Elles portent sur des operations de fusion. La date de reference autour de laquelle sont calcules les rendements anormaux est celle a laquelle le regroupement est effectivement realisee.

Cette imprecision ne permet pas de mieux apprehender avec exactitude l'arrivee de la nouvelle information sur le marche. Par ailleurs la meconnaissance de la date de premiere annonce prohibe toute analyse detaillee des effets d'annonce car entraine l'option pour une periodicite mensuelle (au detriment d'une periodicite journaliere).

Cependant le temps qui s'ecoule juste avant la date de realisation de la fusion, permet d'avoir une estimation moyenne de la date d'annonce (autrepreuve de l'imprecision). C'est dans cet ordre d'idtes que les auteurs comme BROWN et WARNER (1980) ont pu conclure que les prises de controle commencent a produire leurs effets sur les valeurs boursieres des entreprises, six

a sept mois avant la date de realisation.

C'est pour cette raison que ce delai a ete retenu pour resumer dans un tableau les resultats interessants. On constate une difference entre les groupes d'actionnaires constituant

le regroupement.

Le tableau montre que les actionnaires des societes acquereuses ne semblent pas profiter de l'operation car les rendements anormaux cumules sont positifs, mais en aucun cas jamais tres loin de 2 %. Par contre, pour les actionnaires des societes acquises, la performance est tres positive et significative puisque la moyenne se situe autour de 13,4 %.

Ces resultats amenent a conclure que les acquereurs surpayent leurs acquisitions et qu'il existe des synergies anticipees ainsi que le confirme l'etude de HALPERN (1973) avec le gain de 10,8 % obtenu par les deux categories confondues.

Les synergies sont inegalement reparties a cause de l'existence d'un marche fortement concurrentiel en ce qui concerne les societes acquereuses et moins concurrentiel pour celles contrOlees.

La raison cruciale est que les firmes acquises recelent des potentialites qui attirent les investisseurs.

Certains auteurs dans leurs analyses sur les motivations des fusions, pensent que les futures acquereurs enregistrent pendant la periode precedant la date de realisation, des resultats positifs a cause d'un management performant favorable a une operation de croissance externe. Aux antipodes, les entreprises acquises degagent des resultats desastreux dus a une mauvaise gestion.

La technique des "rendements anormaux" permet de constater que pendant la periode anterieure a la fusion effective, les differentes entreprises subissent des pertes comparables.

Le tableau suivant resume les effets patrimoniaux des fusions ainsi que les differentes performances.

Auteur(s) de

l'etude et

armee

Constitution de Periode

l'echantillon d'etude

(1)

Entreprises
acquereuses
(2)

 

Entreprises
acquises

(2)

HALPERN

U.S.A. 1950-1965 (- 7,0)

ensemble des entreprises

(1973)

 

+ 10,8

%

(150)

MANDELKER

U.S.A. 1951-1962 (- 7,- 1)

+ 1,6%(241)

 

+ 14,3%(252)*

(1974)

 
 
 
 

ELLERT

U.S.A. 1950-1970 (- 7, 0)

+ 3 % (771)

 

+ 14,6%(311)*

(1976)

 
 
 
 

FRANKS

and ALII
(1977)

R.U. 1955-1972 (- 5, 0)

+ 3,9% (70)

 

+ 21,9%(70)*

LANGETIEG

U.S.A. 1950-1969 (- 6,- 1)

- 2,2%(149)

 

+ 10,9%(149)*

(1978)

 
 
 
 

NAVATTE

FRANCE 1962-1974 (- 7, 0)

+ 0,3 % (99)

 

+ 6,1%(74)*

(1978)

 
 
 
 

GAGNON and ALII

BELGIQUE 1960-1972 (- 7,0)

+ 3,0% (49)

 

+ 13 %(67)*

(1982)

 
 
 
 

BLAETTCHEN

R.F.A. 1970-1976 (- 7,0)

- 1,4% (23)

 

+ 5,0%(39)

Rendement

moyen pondere (3)

 

+ 2,0% (1402)

 

+ 13,4% (957)

Effets patrimoniaux des fusions et resultats (voir tableau) Source : Bruno HUSSON, "La prise de controle d'entreprises", PUF, page 60.

(1) Periode exprimee en mois, sur laquelle sont cumules les rendements anormaux mensuels, le chiffre 0 correspond au mois de realisation de l'operation.

(2) Rendements anormaux moyens cumules ; l'asterisque (*) indique que le resultat est significativement loin de zero au seuil de 5 % ; le chiffre entre parentheses signale la taille de rechantillon.

(3) La ponderation est effectuee en fonction de la taille des echantillons.

N.B. : l'etude de NAVATTE (1978) sur la FRANCE utilise les releves des tours bimensuels.

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