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Synergies et manoeuvres stratégiques d'acquisitions et fusions: le cas français de la période récente (1970-1990)

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par Serge Constant Mbappe Njome
Université Paris-Nord / Paris 13 - Villetaneuse (France) - DEA Stratégies financières et industrielles internationales 2001
  

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Paragraphe 2 : Motivations des vendeurs

Si les motivations des acquereurs paraissent volontaristes, celles des vendeurs le sont tres peu et ceux-ci sont plutOt animes de l'esprit de tirer le meilleur parti des efforts accomplis anterieurement et de limiter au maximum leers risques au niveau patrimonial. ca peut etre aussi le decouragement et

le renoncement devant des difficultes de gestion, de tresorerie ou de debouches, dues a une concurrence accrue ou a des efforts de recherche infructueux. Mais surtout, les raisons profondement personnelles du chef d'entreprise nous paraissent largement l'emporter sur les motivations d'ordre economique.

En fait beaucoup d'entreprises sont gerees par leur fondateur qui ne parvient pas a resoudre son probleme de succession. On touche la un probleme crucial qui concerne le fonctionnement du pouvoir dans l'entreprise. Les problemes de pouvoir et de

patrimoine sont intimement lies et conduisent le chef d'entreprise a une veritable impasse dont it ne peut sortir que par la cession de son entreprise. Au sein de la famille, it n'a pas ete possible de trouver un manager competent. Les interets des descendants divergent. Le souci de la diversification du patrimoine, la securite du placement immobilier, la facilite de partage d'une fortune liquide, poussent le proprietaire a la solution la plus simple qui est la cession.

C'est ainsi qu'on volt beaucoup d'entreprises parfaitement rentables, constituant des centres d'activite a echelle humaine,

permettant l'epanouissement de leurs cadres dirigeants, beneficiant d'une reelle souplesse de fonctionnement, degageant une valeur ajoutee importante, dans l'impossibilite d'assurer leur developpement dans l'independance pour des raisons de ce type. Elles sont alors absorbees dans le cadre des grands groupes,

y perdent leur originalite, souvent leur efficacite economique et leur rentabilite par defaut d'integration dans une structure trop lourde ou trop rigide.

En resume, les raisons economiques predominent chez les groupes engages dans des processus de concentrations industrielles : mettre un terme a une concurrence ruineuse, faire face

a la menace des groupes strangers, realiser des economies de production, assurer des diversifications.

Chez les petites ou moyennes entreprises a capitaux familiaux ou personnels, lorsque les moyens financiers ne sont pas en cause, les raisons humaines l'emportent largement. Aussi est-il legitime de s'interroger sur le bien-fonds dune prise

de controle qui trouve bien souvent son origine dans de_s comportements non economiques.

Paragraphe 3 : La prise de controle condition ou

consequence du developpement

economique ?

Le fait generateur de la cession d'entreprise nous parait plus fondamentalement base sur le comportement du vendeur que sur les raisonnements economiques de l'acquereur. La plupart du temps, les grands groupes sont sollicites en permanence

Ipar les banquiers, les intermediaires qui leur proposent des

"affaires a reprendre".

Le raisonnement economique justifiant la decision du groupe acquereur est formule a la suite de cette offre. Plus rarement, les groupes se livrent a une recherche systematique d'entreprises a absorber. C'est pourquoi la prise de controle nous semble plus la consequence de la croissance economique qu'une de ses conditions.

Bien au contraire, nous croyons dangereuse la constitution d'ensembles enormes a structures trop rigides qui privilegient la solution des problemes administratifs au detriment des initiatives et des creativites des dirigeants. La souplesse d'adaptation a des situations economiques nouvelles est au contraire un facteur de progres economique et d'amelioration du climat social. Le dynamisme des equipes de production et de vente est favorise par une dimension moyenne d'entreprise. Les grands groupes arrivent aux memes conclusions et recherchent systematiquement une decentralisation en cellules a dimension humaine qui fonctionne comme de veritables centres de profit. C'est donc bien reconnaitre que la meilleure efficacite economique ne s'obtient pas par des regroupements a outrance.

Les resultats des fusions et acquisitions sont mitiges. Certaines enquetes font etat d'un taux de reussite inferieur a 45 %. Les problemes huma4ns poses par ce type d'operation

sont si difficiles a resoudre que, faute de les surmonter, les avantages economiques envisages disparaissent rapidement. Comment alors concilier cette recherche d'un equilibre humain avec les avantages financiers incontestables que confere la puissance de la fusion ?

La conjoncture economique actuelle, faite de changements

si brutaux, donnera l'avantage aux entreprises qui, tout en ayant resolu leurs problemes de financement en capitaux propres, auront su conserver des structures legeres dont la souplesse

d'intervention et d'adaptation garantira l'efficacite economique.

Cependant, it faudrait comparer l'etude de Patrick NAVATTE (33) sur les operations de fusion-absorption en France entre 1962 et 1974 a celle effectuee dans le cadre de ce me-moire (de 1974 a nos jours). Nous chercherons a voir comment la recherche de synergies liees aux regroupements a evolue au cours de ces deux periodes grace a un environnement economique de plus ep plus "turbulent".

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