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Synergies et manoeuvres stratégiques d'acquisitions et fusions: le cas français de la période récente (1970-1990)

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par Serge Constant Mbappe Njome
Université Paris-Nord / Paris 13 - Villetaneuse (France) - DEA Stratégies financières et industrielles internationales 2001
  

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CHAPITRE 5 : Mesure et arise en evidence des synergies :
de la mitigation a la realite.

A la lumiere de multiples exemples de notre monographie, nous essaierons de voir lequel des elements de la synergie est facilement mesurable. Nous utiliserons des donnees chiffrees afin de mener a bien notre etude quantitative des rapprochements d'entreprises (section (1)).

La section (2) concerne une etude comparee de la nature des fusions recentes (apres 1974), avec celles ayant ete realisees pendant la periode 1962-1974, pour permettre de savoir quel type de regroupement pourrait assurer l'existence et la perennite des synergies. Nous caracteriserons ensuite les fusions effectuees au cours de ces differentes phases.

Section 1 : Etude quantitative des synergies generees lors des regroupements de societes.

Pour mettre en evidence, c'est-a-dire, mesurer les synergies liees aux operations de fusion, nous emprunterons des indicateurs que sont les chiffres concernant les variables significatives pouvant expliquer la situation et 1i-evolution des entreprises. Nous ferons par consequent, un retour sur

les differents cas retenus.

Paragraphe 1 : Dossier LVMH

LVMH est devenu en 1987, la premiere multinationale du luxe avec 13 milliards de francs de chiffre d'affaires, dont 9 milliards degages par Mat Hennessy, et 4 milliards par Louis Vuitton.

Avec ces performances, les deux firmes ont realise

un mariage de reve, un mariage de luxe, mais aussi un grand mariage d'argent. En effet, LVMH a degage en 1987 environ

1,3 milliard de francs de benefice, soit 10 % de marge nette. Par ailleurs, Mat Hennessy a multiplie ses ventes par 6

en dix ans, Louis Vuitton les siennes par 25.

Hennessy recueille les fruits de l'accord LVMHGUINNESS avec 33 millions de bouteilles vendues en 1988, le chiffre d'affaires en hausse de 37 % et une progression de plus de 14 % des ventes de cognac. La structure decentralisee

de LVMH donne a Hennessy (filiale cognac de groupe), une autonomie que Bernard Arnault n'entend pas remettre en cause.

Il est vrai qu'elle a fait ses preuves en 1987, comme en temoignent les performances financieres : progression du chiffre d'affaires consolide et de 50 % du benefice net. La branche "cognac et spiritueux" a largement contribue a ce

bon resultat d'ensemble. Ainsi, le chiffre d'affaires consolide de la societe Hennessy, numero un mondial du cognac devant Martell (groupe Seagram), a fait un bond de 37 % en 1988, franchissant du meme coup la barre des 4 milliards de francs. Cela tient a plusieurs facteurs.

Le cognac demeure un des rarer produits en croissance. Ensuite, l'accord mondial de distribution conclu en juin 1987 entre LVMH et le britannique Guinness a joue a plein. Ainsi, le march-6 japonais etait inexistknt it y a encore 6 ou 7 ans, on y vendait environ 30 000 caisses, aujourd'hui, on y vend plus de 300 000.

Dans le secteur de la bagagerie-maroquinerie, VEUVE CLIQUOT poursuit sa strategie d'integration verticale (economies d'envergure). Le groupe controle la conception et la fabrication des produits et la quasi-totalite de leur commercialisation dans des magasins a son enseigne, ce qui devrait considerablement accrottre les marges. Les ventes ont augment- de pres de 50 % en 1988.

Le secteur des vins mousseux est en croissance. C'est le cas aux USA, 00 tous les elements jouent en faveur de Domaine Chaudon. Cette filiale connait un taux de croissance de 30 % en volume.

Avec Guinness, le groupe a realise quelque chose qui au regard de la clientele, s'apparente a une fusion. Cela n'aura pas coOte cher, sans doute moins de 100 millions, alors que s'il avait fallu creer ce fonds de commerce de toutespieces, it aurait ete necessaire d'y investir 5 ou 6 milliards et peut-titre d'avantage.

Sur le plan financier, LVMH represente un poids de 21 milliards de francs en bourse.

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