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Synergies et manoeuvres stratégiques d'acquisitions et fusions: le cas français de la période récente (1970-1990)

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par Serge Constant Mbappe Njome
Université Paris-Nord / Paris 13 - Villetaneuse (France) - DEA Stratégies financières et industrielles internationales 2001
  

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C/ La dualite de la synergie

Ce vocable designe comme nous l'avons vu precedemment, le

supplement de valeur consecutif a un regroupement d'unites

de production et qui ne peut etre obtenu que par la realisation effective du regroupement.

La dualite de la synergie ici est etudiee a partir des flux de tresorerie de l'entreprise qui se subdivisent en flux economiques et en flux financiers. Ces differents flux interessent au premier chef les dealmakers et sont a l'origine des fusions d'entreprises. Les flux economiques sont relatifs au cycle d'exploitation et concernent les investissements de l'entreprise. Les flux financiers se rapportent aux transactions entre l'entreprise avec ses bailleurs de fonds, actionnaires

et creanciers.

Un solde des flux economiques negatifs s'explique par le fait que l'entreprise realise des investissements non rentables puisque les bailleurs de fonds mettent a la disposition de l'entreprise plus d'argent n'en retirent. Par contre un
solde positif traduit la situation dans laquelle l'entreprise peut s'autogerer et assure la remuneration de tous les apporteurs de fonds.

Nous distinguerons tout au long de ce memoire des synergies financieres, c'est-A-dire les consequences d'une modification

de la politique de financement sur le montant et le risque des flux disponibles pour les actionnaires. Les synergies economiques quant a elles, resultent des effets de fusions de societes sur

la rentabilite et le risque des investissements.

Nous ne pouvons affiner cette analyse sans faire reference a un modele general d'etude de la synergie developpe par Igor ANSOFF (6).

(6) Voir Igor ANSOFF dans "Strategie du developpement de l'entreprise" ed.H&T 1968, pages 62 a 64.

Paragraphe 2 : Modelisation du concept de synergie

A/ Hypotheses et formulation

Dans le souci d'une explication plus claire de la synergie, nous utiliserons des notations mathematiques.

Nous savons que chaque produit commercialise represente un chiffre de ventes annuel de o< unites monetaires qui est sa contribution aux resultats de l'entreprise. I1 convient par consequent de diminuer ces montants des frais d'exploitation (matieres premieres, main d'oeuvre, drais generaux, frais administratifs, depreciation) de $ unites monetaires. En outre

on a investi X unites monetaires pour mettre au point le produit, l'outil de production et le reseau de distribution. Il s'agit

des investissements en Rot,. D, immobilisations et approvisionnements, publicite-promotion (coots de production + coots de vente).

En combinant les trois variables (o< , , ) du triplet,
nous obtenons le taux annuel du rapport 0 , sur le produit P, sous la forme

o _ - /3

A

Pour le produit P1 nous aurons :

e,- - oC

1 A4

Cette equation traduit la part du gain realise par rapport a l'investissement consenti sur un produit donne et pour une periode donnee. On peut ecrire des formules similaires pour tous les n produits de l'entreprise : P1, P2, P3 "', P.

En admettant le principe d'additivite des variables, on peut ecrire que les montants totaux obtenus par agregation au niveau de la firme sont respectivement 0(7.(chiffre d'affaires de la firme), p (frais d'exploitation), XT (investissements

de la firme).

-r = + + +

= + 1 3 2, + + F3ry

= + + + Ary

Le rapport de l'investissement pour la firme est

-

("7-

eT =

relation (1)

Cette formulation n'est admise que si les variables oiC , /3 et )\ sont independantes afin qu'on puisse les totaliser

par de simples additions. L'hypothese qui vient d'etre mentionnee peut etre verifiee dans une entreprise possedant des titres independants les uns des autres ou dans une holding ayant des activites associees de fagon conglomerale. Dans ces conditions, l'agregation elementaire permet d'avoir immediatement les profits.

En supposant que la "holding" est represent-6e par la lettre H, la "taille" permet aux grandes entreprises d'exploiter a

de moindres frais que de petites entreprises faisant a elles toutes le meme montant de chiffre d'affaires, et de realiser des investissements moins couteux que la somme des leurs. En d' autres termes, pour 0(H = 0<7. on aura :

 

relation (2)

Comme nous l'avons deja signale, l'indice H correspond a la holding et l'indice T aux entreprises totalisant un chiffre d'affaires egal a celui de la holding.

but vise est d'accroitre la complementarite des activites

entre elles, puisque dans une holding c'est-a-dire un conglomerat, les activites n'obeissent a aucune logique industrielle

et commerciale ; seul prime l'objectif de rentabilite. Dans ces conditions, l'effet combine recherché peut jouer dans le

mauvais sens et avoir des consequences perverses. Cette critique peut se resumer au caractere restrictif et contraignant de ce modele au regard des hypotheses retenues.

La deuxieme limite vient du fait que le modele synergetique de ANSOFF est lie au determinisme de la grande dimension et du cost de production. On fait l'impasse sur les autres avantages et aspects de la strategie a tel point qu'on se demande si cette obsession pour la minimisation des coots risque ou ne constitue pas un danger pour le groupe issu de la fusion.

Avec la rationalisation du travail et progres technique, la valeur ajoutee est aujourd'hui devenue trop faible dans les entreprises industrielles. Lorsqu'une firme se focalise sur la recherche de la synergie ("economies d'echelle" et "economies d'envergure"), elle passe a cote de l'essentiel car le probleme majeur est de plus en plus, celui de la gestion des stocks.

En effet les stocks engendrent des coots qui ne sont identifies nulle part dans les etats comptables et financiers de l'entreprise. Le coot des stocks est par consequent ignore et l'entreprise passe completement a cote de son optimisation, d'oD l'interet accru de la logistique. On fait donc intervenir pour combler cette lacune, la fonction economique car elle integre les coots bilantiels, les coots d'opportunite et des coots

de possession des stocks ; ceci permet d'avoir une structure des coots plus proche de la realite economique.

Par ailleurs, touter les logiques basees sur la recherche des synergies sont dans une certaine mesure des logiques fausses. En effet, dans la grande entreprise, on a la grande production qui fait que les stocks sont difficiles a gerer. De plus, cette production de masse est destinee a satisfaire une demande de marche et non une demande de client.

Apres une tentative de definition et de modelisation du concept de synergie, nous allons nous interesser a son ambivalence, c'est-a-dire l'externalite et l'internalite de son origine.

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