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Analyse comparative des déterminants macro-économiques du risque financier: un essai d'investigation empirique

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par Didier Jol Kama N'GBESSO
Université d'Auvergne Clermont- Ferrand1, centre d'études et de recherches sur le développement international - Master 2 économie et développement international 2011
  

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2. Risques financiers, libéralisation financière et gouvernance bancaire

«Le capitalisme sans les failites n'aurait aucune saveur. Comme le catholicisme sans l'enfer» Patrick Arbor, président du Chicago Board of Trade, après la débâcle de LTCM

2.1. Risques financiers : définitions et typologies

De part sa nature, l'activité bancaire est exposée à des risques diversifiés3 :

v' Le risque de crédit

On l'appelle aussi risque de défaut, ou risque de signature. C'est l'incapacité d'une contrepartie de s'exécuter aux termes d'un accord contractuel. Le risque de signature est le risque que les débiteurs ne veuillent ou ne puissent pas (par exemple en raison de l'évolution de la conjoncture) rembourser leur dette. On le différencie selon qu'il est dû à la situation particulière d'une entreprise ou au cycle économique. Les banques peuvent se protéger contre le risque de crédit micro-économique en jouant sur les grands nombres tout en se montrant plus efficaces grâce à leur meilleure information sur les emprunteurs. En revanche, la protection contre le risque de crédit macro-économique est, par nature, beaucoup plus délicate, voire même impossible dans les cas extrêmes où les faillites se multiplient dans l'économie4.

v' Le risque de marché

Ce risque résulte des opérations de marché que prennent les courtiers à l'endroit de leurs banques. En effet, les banques effectuent divers types d'opérations dont certaines de nature spéculative sur le marché des changes. Toutes ces activités de marché, bien que hautement profitables, sont dangereuses. Les risques inhérents aux opérations de change, en particulier lorsqu'il s'agit de détenir des positions ouvertes, augmentent en période d'instabilité de change.

v' Le risque de liquidité :

Le risque de liquidité, dans le contexte des faillites de banques, est le risque de retraits massifs des dépôts bancaires ou d'insuffisance d'actifs liquides pour que les banques puissent couvrir ces retraits. Dans les cas extrêmes, une liquidité insuffisante peut conduire à une situation d'insolvabilité.

3 Notre typologie des différents risques financiers est réalisée à partir des articles de Comité de Bâle sur le contrôle bancaire (2007), Bordes C. (), et Brenda González-Hermosillo (1999).

Le risque de taux :

Le risque de taux d'intérêt réside dans la vulnérabilité de la situation financière d'une banque à une évolution défavorable des taux d'intérêt. Si une banque possède plus de dettes sensibles aux taux d'intérêt que d'actifs de même nature, une hausse des taux d'intérêt réduit son profit alors qu'une hausse des taux l'augmente. Une forte hausse des taux d'intérêt, si elle est inattendue, peut mettre en difficulté les banques trop exposées à ce risque. Bien que ce risque résulte normalement de l'activité bancaire, il peut, s'il est excessif, constituer une menace importante pour les bénéfices et les fonds propres d'une banque. Sa gestion tient une place de plus en plus importante sur les marchés des capitaux à haute technicité, oil la clientèle gère activement son risque de taux d'intérêt. Une attention particulière devrait lui être accordée dans les pays oil les taux d'intérêt sont déréglementés.

Dans quel cas les risques bancaires changent-ils de nature et deviennent-ils « systémiques » ? Le risque systémique :

Olivier De Bandt et Phillip Hartman (2002) in Bordes C. () distingue 2 catégories de risques systémiques :

(a) le risque systémique au sens étroit correspondant à la probabilité d'un choc idiosyncrasique - publication de « mauvaises nouvelles » sur une institution financière, voire même l'annonce de sa faillite ; chute des cours sur un marché financier - à l'origine d'un phénomène de contagion avec des effets négatifs sur une ou plusieurs autres institutions financières ou marchés ;

(b) le risque systémique au sens large correspondant à la probabilité d'un choc macroéconomique - publication d'informations déclenchant un effet sur l'ensemble de l'économie - ayant des effets sur un nombre important d'institutions financières et de marchés. Anna S. Schwartz (1986) fait une distinction entre « le véritable risque systémique » et « le pseudo risque systémique ». Selon elle, le risque systémique correspond au cas oil une panique bancaire ou un krach boursier font craindre aux déposants de ne pas pouvoir se procurer de liquidités. Cela peut arriver uniquement dans l'une ou l'autre des éventualités suivantes : absence d'institution pouvant créer de la liquidité; autorités peu familiarisées avec les pratiques permettant de faire face à ce type de situations ; doutes du public quant à l'efficacité des mécanismes prévus pour le faire. Par contre les évènements tels que déflation ou désinflation, faillite d'une grande institution non financière, chute brutale des prix de certains actifs ou de certaines matières premières ne sont pas réellement des risques systémiques car bien qu'étant à l'origine de pertes importantes dans certains secteurs de l'économie, ces évènements ne provoquent pas une ruée sur la monnaie centrale.

Une crise prend un caractère systémique quand elle touche le secteur réel de l'économie. La transmission se fait par plusieurs canaux principaux. (i) Des perturbations dans le système des paiements peuvent provoquer des faillites de firmes solvables mais illiquides. (ii) L'effondrement du prix des actifs résultant d'une pénurie de liquidités sur les marchés peut être à l'origine de difficultés financières sérieuses de ménages ou d'entreprises et d'un ralentissement de l'activité économique provoqué par une diminution de la richesse et une plus grande incertitude. (iii) Cet effondrement est à l'origine de perturbations sur le marché du crédit oil les problèmes d'anti-sélection et d'aléa de moralité se posent avec plus d'acuité ce qui se traduit par forte contraction des fonds disponibles pour financer des projets d'investissement rentables. Les liens de longue date créés entre les banques et leurs clients sont coupés. Les banques sont réticentes à offrir de nouveaux crédits. Les emprunteurs, privés de financement, sont alors eux mêmes en difficulté. Il y a recul de la croissance et l'économie plonge dans un cercle vicieux.

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