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Analyse comparative des déterminants macro-économiques du risque financier: un essai d'investigation empirique

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par Didier Jol Kama N'GBESSO
Université d'Auvergne Clermont- Ferrand1, centre d'études et de recherches sur le développement international - Master 2 économie et développement international 2011
  

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2.2. La liberalisation financière

Le paradigme de la libéralisation financière oppose deux courants : l'approche néoclassique (Mc Kinnon & Shaw, 1973) et l'approche néo-structuraliste inspirée des analyses keynésiennes5 (Taylor et Van Wijnbergen, 1983).

L'approche néoclassique défend la hausse des taux d'intérêt, l'ouverture du compte du capital, la dérégulation du système bancaire et financier et le retrait de l'intervention publique. Leur objectif est la mobilisation de l'épargne domestique et l'amélioration de son affectation dans des projets d'investissement plus rentables et par conséquent une augmentation de la croissance. Ainsi, ces auteurs considèrent la libéralisation financière comme une solution de sortir d'un régime de répression financière.

L'approche néo-structuraliste rappelle plutôt l'importance du maintien des taux d'intérêt à un niveau faible pour relancer l'investissement, défend la régulation interne pour éviter les placements spéculatifs des ressources collectées, s'oppose à une ouverture financière complète pour protéger l'économie des risques de change et défend le rôle actif et régulateur. Pour les néo-structuralistes, l'accroissement des taux d'intérêt nominaux suite à une politique de libéralisation financière ne peut qu'accroître l'inflation et donc ralentir la croissance.

5 L'analyse est tirée de Bouzid A. (2003).

2.3. La typologie de Timmermans (2000)

Timmermans T. (2000) propose une typologie théorique des déterminants des crises financières. Il distingue d'une part les approches traditionnelles (keynésienne et monétariste) du concept de crise financière basées essentiellement sur des travaux empiriques et d'autre part l'approche basée sur la théorie de l'asymétrie informationnelle qui focalise son attention sur la spécificité des institutions de crédit.

2.3.1 Les approches traditionnelles de la crise financière

Selon Kindleberger (1978)6, en l'absence de stricte définition du concept de crise financière, plusieurs analyses couvrant le phénomène ont adopté une approche essentiellement empirique basée sur des épisodes et des données circonstancielles. Pour Timmermans (2000), cette approche présente beaucoup d'insuffisances. Premièrement, en se concentrant sur des crises financières qui ont déjà eu lieu, elle ne tient pas compte de risques, qui bien que potentiellement déstabilisants, ont été confinés dans des actions de prévention. Deuxièmement, les études empiriques ont souvent conduit à l'attribution de volatilités excessives des marchés financiers pour un problème d'ordre systémique. Ce qui conduit à choisir parmi un trop large champ d'indicateurs. Inversement, ignorer la logique entre les divers éléments constitutifs d'une crise financière conduirait à ne pas tenir compte de phénomène, qui bien que non spectaculaires, jouent un rôle central dans le développement d'une crise financière.

Selon Timmermans T. (2000), les keynésiens et les monétaristes ont essayé de diminuer ces inconvénients dans leurs approches.

Pour les keynésiens, la crise financière est due à la baisse de la demande. Pour eux, l'évaluation des risques financiers tient principalement compte des composantes de la demande agrégée qui peut être mesurée soit directement soit à l'aide d'indicateurs facilement disponibles. Cependant, bien que la course au cycle des affaires exerce une influence sur la stabilité du système financier, toutes les périodes de récession ne sont pas accompagnées d'une crise systémique. De la même manière, une aggravation du risque systémique n'est pas toujours précédée d'un ralentissement de l'activité économique, mais peut au contraire déclencher un revirement du cycle.

Les monétaristes quant à eux analysent le risque financier sous l'angle du développement
monétaire. Ainsi, selon ces derniers, le déclenchement de la crise financière des années 30 est

6 Timmermans T. (2000)

dû à une hausse des taux d'intérêt par la Réserve fédérale à la fin de l'année 1928. Les monétaristes pensent que la crise bancaire est le principal élément du mécanisme de propagation de la crise des années 30, et elle se reflétait dans la décroissance cumulative du multiplicateur monétaire. Par conséquent, en l'absence de politique monétaire expansionniste suffisante, l'offre de monnaie a rapidement baissé, ce qui a conduit à la récession. Toutefois, Timmermans T. (2000) souligne que en réduisant les crises financières aux seuls éléments monétaires, les monétaristes rejettent l'existence du risque systémique qui s'applique exclusivement aux banques.

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