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Analyse comparative des déterminants macro-économiques du risque financier: un essai d'investigation empirique

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par Didier Jol Kama N'GBESSO
Université d'Auvergne Clermont- Ferrand1, centre d'études et de recherches sur le développement international - Master 2 économie et développement international 2011
  

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2.4.1.2. L'accord de Bâle II : Le ratio Mc Donough

Le ratio McDonough succède au ratio Cooke suivant les accords de Bâle II. Le nouveau ratio de solvabilité a permis au comité de Bâle de connaître d'une manière tangible l'importance des risques opérationnels qui peuvent être couverts par le calcul des exigences de fonds propres (Roy, 2002). Le ratio Mc Donough est une méthode à la fois quantitative et qualitative, et il est plus sensible à la qualité intrinsèque des risques.

Formellement le ratio McDonough est le suivant :

Fonds propres réglementaires

(Risque de crédit + Risque de marché + Risque opérationnel) > = 8 %

L'accord de Bâle II repose sur trois piliers :

1' Pilier I : Exigence de fonds propres

Selon ce premier pilier, les établissements de crédit devront disposer d'un montant de fonds propres au moins égal à un niveau calculé selon un menu d'options. Le pilier I du ratio Mc Donough opte pour une évaluation plus fine du crédit, fondée sur les notations internes des établissements de crédit. Le ratio Mc Donough se distingue du ratio Cooke par l'ajout du risque opérationnel. Le risque opérationnel est « le risque de pertes directes ou indirectes d'une inadéquation ou d'une défaillance attribuable à des procédures, personnels, systèmes internes ou des événements extérieurs » (Barroin & Ben Salem, 2002).

1' Pilier II : Processus de surveillance prudentielle (approfondissement de la supervision bancaire)

Ce pilier stipule que les autorités, disposant de pouvoirs renforcés, peuvent augmenter les exigences de garantie. Le pilier II autorise le régulateur à effectuer un examen individualisé des établissements bancaires soit moyennant un contrôle de procédures et des méthodes internes d'affectation des fonds propres soit par la fixation des exigences individuelles supérieures au minimal réglementaire.

1' Pilier III : Discipline de marché (transparence)

Les établissements bancaires sont tenus de publier des informations complètes sur leurs risques, les méthodes de leur gestion, ainsi que l'adéquation de leurs fonds propres. Selon Vaillant (2004), ce pilier renforce la discipline de marché en matière de transparence.

Le ratio de Mc Donough a cependant une faiblesse : il est en mesure d'assurer la sécurité financière individuelle mais il est limité pour assurer la stabilité du système monétaire et financier, notamment les effets procycliques et systémiques. Comme le souligne Caruana J. (2010), améliorer la réglementation est primordial mais insuffisant. Favoriser la stabilité financière exige de mettre en place un cadre opérationnel général, dont la politique prudentielle n'est qu'une composante. Selon lui, la crise financière de 2008 a révélé un certain nombre d'insuffisances en matière de gouvernance, de gestion des risques, de procédures de vérification préalable et d'obligation de vigilance, etc., auxquelles le secteur privé lui-même va devoir remédier. La coopération internationale est ainsi, selon lui, le socle sur lequel tous ces éléments reposent.

Les limites du ratio Mc Donough et les leçons de la crise financière 2008 ont amené le comité de Bâle à établir de nouvelles normes de fonds propres.

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