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Impacts socio- économiques du projet Riz Centre sur les conditions de vie des paysans. Le cas des périmètres irrigués de Yamoussoukro

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par Danielle KOUADIO
Institut de formation à  la haute expertise de recherche (IFHER ) - Master 2 en économie de l'aménagement du territoire et du développement local 2010
  

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II-3) Les mécanismes de la mise en place

II-3-1- Approches socio-économiques

Les conditions politiques et naturelles étant favorables au projet, il restait tout de même à gagner l'adhésion des populations locales, compte tenu de certaines réticences sociales. Ainsi, les études d'appui à l'intéressement des populations à la riziculture irriguée ont consisté à la mise en place d'une politique d'approches sociales. Elle a porté sur la sensibilisation et le recensement des populations afin de constituer l'ossature des riziculteurs.

Les activités préliminaires de la mise en place du projet ont porté, d'abord sur la sensibilisation des autorités administratives et villageoises locales et les paysans, les principaux acteurs du projet.

Les discussions ont porté principalement sur les conditions de cession des terres à aménager, le transfert de la gestion des périmètres aux groupements à Vocation Coopératives (GVC) et surtout comment accorder le droit d'exploitation aux riziculteurs. Au niveau des paysans, la phase de sensibilisation a été complétée par une phase de formation à la riziculture irriguée.

Tableau 03 : Répartition des paysans candidats à la riziculture irriguée

Localités

Population

Effectif

(%)

Kpoussoussou

534

13

2,43

Nanan

1 032

22

2,13

Subiakro

769

42

5,46

Zatta

3 887

36

0,92

Total

6 222

113

100

Source : Rapport PRC, 1997-2003

Les efforts de motivation et de sensibilisation des autorités et des paysans ont permis de recenser 113 candidats à la riziculture irriguée à

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Yamoussoukro sur une population de 6 222 personnes. L'effectif de candidats fournis par chaque localité va de 13 (2,43%) à 42, soit 5,46% (Tableau 03).

Suite au recensement des paysans candidats à la riziculture, l'accent à été mis sur la formation et l'organisation de ces derniers. Ainsi, le projet a assuré l'éducation coopérative des riziculteurs en les organisant en mouvements coopératifs et en formant le personnel des coopératives. Une phase importante de la formation a porté sur la gestion des coopératives, en phytotechnie du riz irrigué et en gestion des ressources hydriques et surtout à l'application des thèmes techniques.

L'intérêt croissant des paysans pour l'activité de la riziculture a exhorté les pouvoirs publics à doter le `'Projet-riz centre» de moyens conséquents.

II-3-2- Approches techniques et financiers

La mise en place du projet a bénéficié des infrastructures hydro agricoles existantes. Ces infrastructures hydro-agricoles ont vu le jour du temps de la SATMACI et de la SODERIZ dans les années 1970.

Suite à la réalisation des études hydrologiques, topographiques et pédologiques, 23 barrages hydro agricoles ont été réfectionnés avec 1384 ha de rizières et une extension de 767 ha au niveau des 22 périmètres concernés par le projet. Sur les 1384 hectares de rizières réfectionnées et l'extension des 767, Yamoussoukro a bénéficié de 239 hectares repartis entre les périmètres consignés dans le tableau ci-dessous.

Tableau 04 ; Répartition des superficies couvertes par le projet

Sites

Superficie (ha)

 

Réhabilitation

Extension

Total

Nanan

25

8

33

Kpoussoussou/ N'dakonankro

38

11

49

Seman/Djamalabo

43

7

50

Subiakro

70

-

70

Zatta

37

-

37

Total

213

26

239

Source : MINAGRA, 2002

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Les résultats de l'enquête indiquent que le projet a permis de mettre en place 239 ha de parcelles de cultures dont 213 ha réhabilités et 26 nouvelles créations (Tableau 04). Les espaces aménagés concernent 22 périmètres dont 04 la sous-préfecture de Yamoussoukro qui sont les localités de Kpoussoussou, de Zatta, de Nanan et de Subiakro, cadres de l'étude. Les localités ont toutes bénéficiées de réfections de pistes villageoises. Ces travaux ont été réalisés dans le but d'améliorer les conditions de travail et d'agrandir l'espace cultivable.

Photo1 : Aménagement rizicole du périmètre de Nanan. Photo2: Aménagement du périmètre de

Subiakro.

Les travaux de réhabilitation ou de construction ont porté sur le bétonnage des canaux, le remplacement et/ou la protection des vannes au niveau des barrages ainsi que l'uniformisation des unités parcellaires par la création systématique de prises irrigables, appelé unités de production (Photos n°1 &2)..

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Photo 3 : Une vue du barrage hydro-agricole de Zatta. Photo 4 : Vue du barrage hydro-agricole de

Nanan.

D'importantes retenues d'eau ont été mises en place à Yamoussoukro pour permettre aux riziculteurs de bénéficier en permanence de l'eau suffisante en toute saison. (Photos 3 et 4). Outre la réhabilitation des barrages, le projet a reprofilé environ 88 km de pistes et a construit 5180 m2 de magasin de stockage. Le financement du « Projet Riz Centre » provient de plusieurs sources.

Tableau 05 : Répartition des sources de financement (millions de francs)

Source de
financement

Montant

%

Etat de Côte d'Ivoire

138

16,57

Union

Européenne

695

83,43

Total

833

100

Source : PRC : Programme d'action annuelle, 1997

Le « Projet Riz Centre » a été conjointement financé par l'Etat de Côte d'Ivoire et par l'Union Européenne. Le coût du financement du budget 1997 est estimé à 833 millions de francs CFA dont 138 millions pour l'Etat de Côte d'Ivoire, soit 16,57% et 695 millions pour l'Union Européenne, soit 83,43% (Tableau 05).

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Tableau 06 : Répartition des catégories de dépenses

Catégorie de
dépenses

Montant (en million)

%

Dépenses de fonctionnement

266, 28

31,96

Dépenses

d'investissement

504, 50

60,54

Imprévus

62, 22

7,47

Total

833, 00

100

Source : PRC : Programme d'action annuelle, 1997

Trois postes de dépenses ont été prévus sur le montant de financement du budget de l'exercice 1997. Il se répartit en dépenses de fonctionnement avec un montant de 266, 28 millions de fracs CFA, soit 31,96% du financement total, en dépenses d'investissement à hauteur de 504.50 millions de francs CFA, soit 60,54 et en dépenses imprévues de 62.22 millions de francs CFA, soit 7,47% (Tableau 06).

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