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L'audit de crédit bancaire: cas de la BSIC du Togo ( Banque Sahélo Saharienne pour l'Investissement et le Commerce )

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par Youssouf ADOUM BOURMA
Ecole libre africaine de technologies et des sciences appliquées - Master II  2012
  

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INTRODUCTION GENERALE

ETAT DE LA QUESTION

Une des conditions essentielles de la survie d'une entreprise ou plus généralement d'une organisation réside dans la capacité de ses membres à agir de manière cohérente et efficiente pour atteindre les objectifs poursuivis par l'organisation. Cette nécessaire coordination des comportements peut être obtenue par différents moyens.

Dans une très petite entreprise, le dirigeant peut vérifier directement que les tâches se déroulent de la manière qu'il juge appropriée. Mais la supervision du dirigeant et l'ajustement mutuel entre les divers acteurs deviennent rapidement inadaptés lorsque la taille de l'entreprise augmente. Certes on peut souhaiter maintenir ces pratiques, mais on ne peut guère les appliquer qu'à des parties de l'entreprise.

Il faut donc que la direction mette en place des dispositifs permettant de suppléer à l'impossibilité d'appliquer partout la supervision. Le choix de ces dispositifs vise à garantir la qualité de l'organisation à travers la performance.

La performance peut être exprimée en termes comptables et financiers, et dépend de la capacité à :

o se procurer des ressources au moindre coût,

o Les préserver ainsi que le patrimoine,

o Les utiliser de la manière la plus productive possible.

La performance peut également avoir un caractère plus général : c'est la capacité à déterminer et à mettre en oeuvre de bonnes stratégies dans le cadre des finalités poursuivies. Ces finalités sont variées : il peut s'agir de devenir la plus grande entreprise du monde, ou bien de rester une entreprise prospère dans une spécialité, ou même d'être la plus apte à atteindre les buts que l'entreprise s'est fixés. Une fois les finalités définies, le succès dépend de l'aptitude à définir les stratégies adaptées et à les mettre en oeuvre.

Les dispositifs organisationnels doivent donc garantir le niveau de laperformance dans ces deux domaines économique et stratégique.On appelle contrôle interne l'ensemble de tels dispositifs.

Il est souhaitable de tester périodiquement l'efficacité et la pertinence de tel ou tel aspect du contrôle interne. On appelle audit le processus consistant à étudier et à évaluer le contrôle interne ou certains de ses aspects, ainsi que les performances qu'on en attend. Le résultat qui en découle permettra à son tour de juger de l'efficacité de l'entreprise, car le défi de chaque entreprise de nos jours est d'être compétitive afin de ne pas être évincée du marché.

L'audit couvre un domaine de plus en plus vaste, dans lequel les cabinets indépendants et les salariés de l'entreprise interviennent de manière complémentaire. Dans l'histoire, l'activité d'audit a principalement concerné l'examen des comptes et l'audition des dirigeants qui en avaient la charge. L'apparition et le développement rapide des capitaux n'ont fait que renforcer la nécessité, pour les actionnaires et les bailleurs de fonds, puis pour les tiers de disposer de comptes vérifiés, révisés, certifiés par des professionnels indépendants.

C'est pour cette raison que ceux ci s'intéressent de plus en plus à la performance des entreprises pour lesquelles ils ont un quelconque intérêt.Ils s'intéresseront de ce fait à la performance financière de l'entreprise dans laquelle ils ont décidé d'investir, à la rentabilité des capitaux investis et donc au système de gestion des dirigeants. Le cas d'ENRON, géant dans le monde de l'énergie sur le plan international, où les nombreuses opérations risquées de spéculations des dirigeants ont conduit l'entreprise à sa faillite en est un exemple palpable. La chute d'ENRON a entrainé la débauche de 4 500 salariés qui ont perdu à la fois leur emploi et leur retraite. Les détenteurs de capitaux ont eux aussi perdu leur mise et ce à cause du fait que le cabinet Arthur Andersen, chargé de la certification des comptes l'a fait de manière laxiste et subjective.

Le Conseil d'Administration de l'Institut Français d'Audit et de Contrôle Interne (IFACI) a défini l'audit interne comme étant une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer, et contribue à créer de la valeur ajoutée. Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche systématique et méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle, et de gouvernement d'entreprise, et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité. L'audit interne est donc une activité de contrôle et de conseil qui permet d'améliorer le fonctionnement et la performance d'une organisation.

Notre étude sera donc axée sur de l'audit du crédit de la BSIC dans le cadre deses activités d'octroie de crédits bancaires. La question que l'on pourrait se poser de prime à bord est celle de savoir comment la fonction d'audit interne s'inscrit dans une dynamique d'amélioration de la performance, et ce dans le souci de pérenniser la rentabilité financière de la BSIC à travers la maîtrises des risques inhérents à l'octroi de crédits.

Dans une forte majorité des cas, l'audit interne consacre l'essentiel de ses activités à l'analyse des risques et des déficiences existants dans le but de donner des conseils, de faire des recommandations, de mettre en place des procédures ou encore de proposer de nouvelles stratégies, en un mot l'audit interne comprend toutes les missions qui ont pour but d'améliorer la performance de l'entreprise.

PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES DU TRAVAIL

Problématique

L'audit interne évalue des dispositifs organisationnels visant à :

· L'économie : se procurer les ressources au moindre coût,

· L'efficience : utiliser les ressources de la manière la plus productive,

· L'efficacité : se comporter de manière conforme aux objectifs,aux choix effectués dans l'entreprise à tous les niveaux et/ou l'évaluation des résultats obtenus de ces dispositifs.

C'est pourquoi le questionnement, que nous avons dégagé de cet objet est celui de savoir comment l'audit interne contribue à l'atteinte des objectifs que la BSIC s'est au préalable fixés en termes de gestion des risques induits par ses activités d'octroi de crédit et dont dépend sa performance financière?

Hypotheses

Une analyse approfondie de notre problématique nous a amené à nous poser les questions suivantes :

· Comment conduit-on l'audit au sein d'une entreprise?

· Comment l'audit interne contribue-t-il à la performance de l'entreprise?

A cet effet, nous avons émis les propositions de recherche suivantes :

· La performance d'une entreprise peut être évaluée à travers sa capacité à atteindre les objectifs qu'elle s'est fixés;

· L'audit interne peut contribuer à rendre l'entreprise davantage performante en évaluant les systèmes de management, de contrôle interne et de gestion financière de celle-ci, en donnant des recommandations et des conseils.

· La performance d'une entreprise peut être accrue grâce au respect scrupuleux des recommandations des auditeurs par les opérationnels, et aussi par un suivi permanent de l'application de celles-ci.

CHOIX ET INTERET DU SUJET

Choix du sujet

Loin d'être le fait du hasard, le choix de notre sujet a été motivé par le souci de savoir comment l'audit interne peut et doit satisfaire et s'adapter aux exigences de performance et de gestion des risquesau sein de la banque. Notre choix a porté sur le secteur bancaire par le fait que c'est ce secteur qui, de nature, est permanemment exposé à de nombreux risques multiformes. De par le domaine de notre formation (Gestion comptable et Financière), nous avons voulu déterminer la contribution de l'audit à la performance et à la gestion des risques tout en restant dans les normes de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

Intérêt du sujet

L'intérêt de ce travail est de fournir aux entreprises et plus précisément aux opérationnels des banques, des éléments qui leur permettront de comprendre le bien fondé de l'audit interne ; les amener à ne plus voir les auditeurs uniquement comme des « gendarmes de l'entreprise », mais plutôt comme des individus qui agissent dans l'intérêt de tous, et qui par leurs conseils et leurs recommandations, permettent àl'entreprise de créer davantage de valeur ajoutée, la menant ainsi vers une meilleure performance.

Par ailleurs, ce travail pourrait permettre aux dirigeants des banques de ne plus considérer l'audit interne comme une contrainte réglementaire établie par les autorités de contrôle bancaires, mais comme une fonction essentielle et nécessaire qui pourrait avec l'apport des autres fonctions de la banque, l'ériger de plus en plus haut. Le contexte économique actuel nécessite en effet que chaque établissement bancaire ait par devers lui un dispositif lui permettant d'évoluer vers une amélioration constante et continue de ses performances.

C'est donc pour appréhender la problématique de l'audit du crédit au sein de la BSIC que nous présenterons, dans le premier chapitre : le cadre conceptuel de l'audit ; dans le second : la Banque Sahélo Saharienne pour l'Investissement et le Commerce. En suite au troisième chapitre, nous aborderons le diagnostic et lesmodalités pratiques de l'audit de crédit à la BSIC, et enfin au quatrième chapitre, nous examinerons les limites de l'audit du crédit au sein de la BSIC. Nous terminerons cette dernière partie de notre travail en portant un regard critique sur la conduite de l'audit du crédit à la BSIC suivi de suggestions.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.