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Impact du risque politique sur les investissements directs étrangers en Afrique subsaharienne

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par Didier Jol Kama N'GBESSO
Université d'Auvergne Clermont- Ferrand1, centre d'études et de recherches sur le développement international - Master 2 2010
  

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CHAPITRE II. ANALYSE EMPIRIQUE DE L'impact du risque politique sur les investissements directs etrangers en Afrique subsaharienne

II.1 Etats des lieux ET CONTRAINTES SUR LES investissements directs etrangers en Afrique subsaharienne

II.1.1 etat des lieux des investissements etrangers en Afrique subsaharienne

Les flux nets entrants d'IDE en Afrique subsaharienne sont très faibles relativement à l'ensemble des économies développées ou même à l'ensemble des économies en développement depuis les années 1970 (figure 1 ci-dessous).

Figure 1. Flux entrants d'investissements directs étrangers en millions de dollars US aux prix courants, 1970-2008. Source : UNCTAD FDI Statistics et calculs de l'auteur.

On remarque néanmoins une augmentation de ces flux en direction des pays d'Afrique subsaharienne (figure 2). Leur progression a quand même été relativement constante pendant les 20 premières années. Cependant, à partir des années 1990, on a constaté une véritable progression des IDE en Afrique Subsaharienne allant de 1658 millions de dollars US en 1990 à 50681 millions de dollars US soit une progression de 2956%, pour ensuite connaitre une légère baisse tombant à 43313 millions de dollars US. Leur progression est similaire à celle des pays en développement comme l'ont évoqué Busse & Hefeker (2007). La part des IDE dans le PIB des pays d'Afrique subsaharienne a globalement connu la même évolution mais il est important de signaler que cette part reste cependant très faible (moins d'1% pendant ces 4 dernières années).

Figure 2. Investissements directs étrangers en Afrique Subsaharienne, 1984-2009. Source : UNCTAD FDI Statistics Online

Comme le souligne le rapport WIR (2008), les entrées d'IDE en Afrique sont géographiquement concentrées. Les 10 pays d'accueil les mieux classés en 2006 et 2007 détiennent plus de 82% des flux d'IDE entrants. Dans l'ordre croissant, on a le Nigéria, l'Egypte, l'Afrique du Sud, le Maroc, la Lybie, le Soudan, la Guinée Equatoriale, l'Algérie, la Tunisie et Madagascar. En termes de flux moyens nets d'entrées d'IDE depuis l'année 2000, le Nigéria reste leader avec 16% des stocks. Pendant la décennie 2000, l'Afrique du Nord a attiré le plus grand nombre de flux nets d'entrées d'IDE, tandis que l'Afrique Orientale est celle qui en a enregistré le moins (Figure 3). En plus l'Afrique Orientale est la région qui a enregistré les niveaux de flux d'IDE les plus bas au cours de ces 4 dernières décennies passées.

Figure 3. Flux d'IDE moyens nets entrants dans les régions d'Afrique, en millions de dollars. Source : UNCTAD FDI Statistics On-line et calcul de l'auteur

Bien que la part des flux d'IDE en Afrique soit en constante augmentation, elle reste encore très inférieure à celle de l'Asie qui domine les flux d'IDE dans les régions en développement (figure 4). Selon le rapport sur l'investissement dans le monde (2006), la majeure partie des flux d'IDE en Afrique est allée dans les services mais la plus forte hausse de l'IDE s'est produite dans le secteur des ressources naturelles, surtout le pétrole et le gaz. Par contre, le rapport note que le faible niveau de qualification, la fragmentation des marchés et le manque de diversification a inhibé les flux d'IDE dans le secteur manufacturier. Ce rapport montre également que les IDE en provenance de la Chine et des autres pays asiatiques ont augmenté ces dernières années. L'Inde et la Malaisie sont les plus gros investisseurs en Afrique sur la période 1990-2004. L'Afrique du Sud est le pays d'Afrique Subsaharienne qui a enregistré la plus grande part des flux entrants d'IDE en 2006.

Selon le WIR (2006), la majeure partie des flux d'IDE en Afrique est allée dans les services mais la plus forte hausse de l'IDE s'est produite dans le secteur des ressources naturelles, surtout le pétrole et le gaz. Par contre, le rapport note que le faible niveau de qualification, la fragmentation des marchés et le manque de diversification a inhibé les flux d'IDE dans le secteur manufacturier. Ce rapport montre aussi que les IDE en provenance de la Chine et des autres pays asiatiques ont augmenté ces dernières années. L'Inde et la Malaisie sont les plus gros investisseurs en Afrique sur la période 1990-2004. L'Afrique du Sud a enregistré la plus grande part des flux entrants d'IDE en 2006.

Le rapport WIR (2008) souligne qu'en dépit des niveaux élevés d'entrées d'IDE dans la région, la part de l'Afrique reste à 3%. Les USA et l'Europe sont les premiers investisseurs dans la région, suivent investisseurs africains en particulier l'Afrique du Sud. Le rapport souligne que les pays africains ont donc fait beaucoup d'efforts ces dernières années pour améliorer le climat d'investissement. A titre d'illustration, 10 pays africains ont introduit en 2007 de nouvelles mesures visant à rendre leurs structures de régulation plus favorable aux IDE. Le Soudan, par exemple, permet désormais aux investisseurs étrangers de détenir 100% du capital dans leurs entreprises.

Comme le souligne le rapport WIR (2008), les entrées d'IDE en Afrique sont géographiquement concentrées. Les 10 pays d'accueil les mieux classés en 2006 et 2007 détiennent plus de 82% des flux d'IDE entrants. Dans l'ordre croissant, on a le Nigéria, l'Egypte, l'Afrique du Sud, le Maroc, la Lybie, le Soudan, la Guinée Equatoriale, l'Algérie, la Tunisie et Madagascar. En termes de flux moyens nets d'entrées d'IDE depuis l'année 2000, le Nigéria reste leader avec 16% des stocks. Pendant la décennie 2000, l'Afrique du Nord a attiré le plus grand nombre de flux nets d'entrées d'IDE, tandis que l'Afrique Orientale est celle qui en a enregistré le moins (Figure ). En plus l'Afrique Orientale est la région qui a enregistré les niveaux de flux d'IDE les plus bas au cours de ces 4 dernières décennies passées.

Figure 4. Graphique des flux moyens nets d'entrées d'IDE en Afrique Subsaharienne et dans les régions en développement. Source. UNCTAD FDI Statistics On-line et calculs de l'auteur.

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