WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Impact du risque politique sur les investissements directs étrangers en Afrique subsaharienne

( Télécharger le fichier original )
par Didier Jol Kama N'GBESSO
Université d'Auvergne Clermont- Ferrand1, centre d'études et de recherches sur le développement international - Master 2 2010
  

précédent sommaire suivant

I.4.5 modeles theoriques des investissements de la firme 

(a) Modèle de Biswas R. (2002)

La théorie néoclassique traditionnelle de la firme postule la maximisation du profit de la firme comme son objectif final, avec investissement, travail, et d'autres facteurs de production comme les variables de décision majeures (Biswas R., 2002). Cet auteur développa un modèle théorique des investissements de la firme sur la base de la théorie néoclassique traditionnelle. Après avoir établi le programme néoclassique de maximisation du profit de la firme avec les facteurs traditionnels, l'auteur étend le modèle en incorporant les facteurs non traditionnels18(*). Son objectif principal a été d'introduire les variables politiques dans le programme de maximisation du profit de la firme et d'en capturer les effets sur le profit de celle-ci19(*). Il utilisa deux moyens pour capturer les effets de la variable politique : soit le changement dans une variable politique représenté par le changement dans une seule variable, telle que le taux de taxe, à l'intérieur d'une seule expression pour les profits de la firme, soit le changement dans une variable politique qui signale le changement d'une fonction de profit à une autre, probablement causé par les effets multi-périodes. Son analyse aboutit à deux résultats. Le 1er résultat est la situation simple et extrême dans laquelle l'entreprise dépose son bilan et réalise des pertes. Le 2nd cas est la situation où l'entreprise réalise des pertes mais ne ferme pas. Dans un tel cas, la firme continue son plan d'investissement optimal pendant la phase d'interruption des opérations de production. Selon l'auteur, comme il n'est habituellement pas possible pour une firme de savoir, ex-anté, et avec une certitude absolue qu'un évènement aura lieu et engendrera une interruption des opérations de la production normale à une période particulière, on a besoin de la probabilité d'occurrence de chaque état (ce sont l'interruption des opérations normales de production et la non interruption de ces opérations. Il aboutit aux résultats suivants : (a) le profit espéré d'une filiale étrangère à une date donnée est la somme des profits espérés aux deux différents états du monde pondérés par leur probabilité respectives ; (b) étant donné que les deux états du monde contiennent des termes identiques pour les coûts liés aux investissements et les coûts fixes, l'entreprise intègre la possibilité d'interruption périodique de sa production dans sa fonction des profits espérées.

(b) Modèle de Boujedra F. (2007) 

Boujedra F. (2007) a proposé une analyse théorique de la prise en compte du risque pays dans le choix d'implantation des IDE. Son étude met en évidence deux modes alternatifs de pénétration des marchés étrangers, la firme exporte ou produit directement à l'étranger. Cet arbitrage ne dépend pas seulement des coûts à l'échange et des coûts de production, mais aussi du risque que présente le marché étranger.

Boujedra traita d'une part le cas où le risque est considéré comme une variable certaine. Dans son modèle, l'IDE et les exportations sont substituables et non complémentaires en présence du risque pays. Plus l'incertitude devient élevée, plus la propension à l'investissement diminue20(*). Dans un tel cas, « l'investisseme nt est possible que si et seulement si les bénéfices excèdent les dépenses d'investissement d'une certaine quantité positive » (McDonald et Siegel, 1986 in Boujedra (2007). Ainsi les investisseurs pourraient investir même dans un environnement risqué.

D'autre part, il développa une approche intertemporelle dans laquelle le risque est traité comme une variable incertaine. Dans un tel cas (cas qu'il considère d'ailleurs comme le plus probable, à l'instar de Biswas (2002)), la firme reporte à travers le temps la décision de délocalisation surtout si les perspectives de long terme sont attractives. L'entreprise observe donc le marché de près afin d'acquérir de l'information nécessaire pour s'implanter. Les résultats de son explication théorique suggèrent ainsi qu'il existe un effet seuil reflétant le niveau d'information (le seuil de rentabilité) que devrait acquérir la firme pour investir. Son modèle théorique traduit ainsi la condition d'investissement. L'instabilité du climat d'affaires (le risque pays) détermine alors celle des flux d'IDE en direction des pays en développement.

* 18 Les facteurs traditionnels sont le travail, le capital et l'investissement. Les facteurs non traditionnels sont les variables politiques et certaines variables économiques, telles que la possibilité d'imposition du contrôle des échanges, les restrictions sur les rapatriements du profit, la menace d'expropriation des investissements privés, la corruption dans le gouvernement, l'application inadéquate des contrats légaux et la perturbation dans la production à cause des grèves et des guerres. Pour plus de détails, voir Biswas R. (2002).

* 19 L'auteur considère que les facteurs politiques peuvent affecter les profits présents et futures de l'entreprise.

* 20 Increased uncertainty reduces the propensity to make divisible irreversible investments (Bernanke, 1983).

précédent sommaire suivant









Aidez l'hopital de Montfermeil

Moins de 5 interactions sociales par jour