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Examen de l'attitude d'étudiants universitaires burundais à  l'égard de la promotion féminine

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par Mbawa MWENYEBATU
Université du Burundi - Licence en sciences de l'éducation 1978
  

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INTRODUCTION

Un peu partout dans le monde et à des époques différentes, la femme a toujours été considérée comme un être légèrement inférieur à l'homme.

Aussi, souvent, ne lui était-il pas accordé les mêmes droits qu'à l'homme.

Depuis quelque temps, celle-ci commence à exiger (parfois avec force manifestation) cette égalité. Les préjugés défavorables, les stéréotypes commencent à se lézarder et les « vieilles vérités » concernant la capacité de réflexion de la femme, son intelligence etc.... sont battues en brèche.

Au Burundi, la sagesse populaire véhiculait un tas de proverbes minimisant la femme: » Nta rindi ry'umukecuru »1(*) par exemple et tant d'autres de même valeur. La place de l'homme se trouvait ainsi rehaussée et il se créait chez lui un certain sentiment de supériorité qui l'auréolait.

Le rôle de la femme se limitait par conséquent à la procréation, à l'éducation des enfants en bas âge et aux autres travaux ménagers. Son rôle politique était fort ténu, même si, exceptionnellement, certaines (rares) Burundaises sont parvenues à se propulser à l'avant-scène politique du pays.

Enumérer tout ce qu'une femme ne devait pas faire serait sans doute intéressant mais nous éloignerait de notre propos.

Actuellement, « à tous les niveaux, depuis l'Etat jusqu'à la famille, elles (les femmes) ont montré qu'elles étaient aussi capables que les hommes d'assurer le bon fonctionnement de la machine sociale et que leur prétendues infériorité était affaire d'éducation »2(*).

Démonstration était ainsi faite que tous les interdits et préjugés qui les frappaient n'avaient pas de fondements sérieux.

Les partis politiques, pour aider la femme à atteindre sa plénitude, créent des sections féminines. Les barrières législatives, politiques, juridiques se pulvérisent de plus en plus, ouvrant ainsi la voie à la participation de la femme au progrès national, à côté de l'homme et à égalité avec lui.

Mais cette nouvelle de la femme que l'Etat veut créer ne s'imposera pas sans problèmes. On ne change pas de mentalités à coup d'ordonnances et de lois.

Le changement de mentalité est un processus lent qui dure longtemps, parfois toute une génération ou plus.

C'est dans ce cadre que nous avons décidé de mesurer l'attitude des étudiants burundais à l'égard de la promotion de la femme. Nous avons voulu savoir si la nouvelle génération est disposée à faire jouer à la femme un rôle beaucoup plus important dans pratiquement tous les domaines.

Nous sommes conscient que l'image traditionnelle de la femme s'est estompée en lui (l'étudiant) au contact de l'instruction et d'une autre culture. La nouvelle génération a, à la place, l'image de la femme moderne, urbaine, instruite, jouissant officiellement des mêmes droits que l'homme, posant ainsi un problème d'attitude.

L'actuelle génération voit la femme sous un autre canevas de valeurs. Aussi notre échelle ne peut-elle être appliquée aux masses rurales, de par la langue dans laquelle elle est composée et l'image de la femme qu'elle reflète. Il serait d'ailleurs passionnant d'en construire une applicable aux masses rurales.

Notre enquête a porté sur des étudiants burundais seulement parce que nous croyons qu'il nous était ainsi possible de trouver un échantillon représentatif et homogène.

Aussi notre échelle n'est applicable qu'aux seuls étudiants burundais de l'Université du Burundi. Nous rappelons que notre propos n'est pas de proposer des voies et moyens pour que la promotion de la femme soit effective, ni de tracer historiquement le rôle et la place de femme burundaise.

Notre ambition est plus modeste : mesurer l'attitude des étudiants burundais universitaires à l'égard de la promotion féminine.

Pour ce faire, nous avons été amené à construire une échelle d'attitude et notre travaille s'articule comme suit :

Le chapitre I est constitué de généralités sur les attitudes, les opinions et les préjugés..., étayées, chaque fois que la nécessité s'en fait sentir, par des exemples et explications. Au chapitre II sont exposées les quatre méthodes de construction d'échelles d'attitude les plus répandues. Le travail expérimental fait l'objet du chapitre III. Nous traitons du problème de la fidélité et de la validité au chapitre IV avant de tirer nos conclusions générales dans le Vè et dernier chapitre.

* 1 « La parole de la femme n'a pas de valeur », traduction de P. HARIMENSHI in « Au coeur de l'Afrique », T. XV, N°3, Mai-Juin 1975, Bujumbura, Les Presses Lavigerie, 1975, p. 154

* 2 GASPARD, (F) : « Ni émancipées, ni libérées : autonomes » in « Le Monde », N° 10369, du 2 juin 1978, p.2

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