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Facteurs explicatifs de la fréquence de la malnutrition chez les enfants à¢gés de 0 à  5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr au Sénégal

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par Amadou Fall LO
Ecole nationale de développement sanitaire et social - Technicien supérieur de santé en enseignement administration 2011
  

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CHAPITRE III 

RÉSULTATS DE L'ENQUETE

I. RÉSULTATS ISSUS DE L'ENQUETE ANTHROPOMÉTRIQUE

Tableau N°1 : Etat nutritionnel des enfants selon le sexe

N=157

Enfants

Poids/âge

Poids/taille

Taille/âge

Effectif filles

25

15

27

% total filles(79)

31,65%

18,99%

34,18%

% total enfants(157)

15,92%

9,55%

17,20%

 

Effectif garçons

24

8

34

% total garçons(78)

30,77%

10,26%

43,59%

% total enfants(157)

15,29%

5,10%

21,66%

 

Total

49

23

61

Proportions

31,21%

14,65%

38,85%

Il ressort du tableau que 25 enfants de sexe féminin contre 24 enfants de sexe masculin souffrent d'insuffisance pondérale quand respectivement 15 contre 8 et 27 contre 34 enfants sont victimes d'une émaciation et d'un retard de croissance sur une population de 157 enfants.

Ce qui se traduit par une insuffisance pondérale chez 31,65% des filles contre 30,77% des garçons, une malnutrition aigüe chez 18,99% des filles contre 10,26% des garçons et dans ce même ordre une malnutrition chronique chez 34,18% des filles contre 43,59% des garçons.

Les taux de prévalence de la malnutrition sous ces trois formes sont bien supérieurs à ceux nationaux qui sont de :

Tableau N°2 : Etat nutritionnel des enfants selon l'âge

N=157

Enfants

Poids/âge

Poids/taille

Taille/âge

Effectif 0-6 mois

2

2

1

10

20,00%

20,00%

10,00%

157

1,27%

1,27%

0,64%

 

Effectif 0-9 mois

1

1

1

5

20,00%

20,00%

20,00%

157

0,64%

0,64%

0,64%

 

Effectif 9-12 mois

2

1

4

15

13,33%

6,67%

26,67%

157

1,27%

0,64%

2,55%

 

Effectif 12-24 mois

11

6

14

35

31,43%

17,14%

40,00%

157

7,01%

3,82%

8,92%

 

Effectif 24-36 mois

29

10

39

76

38,16%

13,16%

51,32%

157

18,47%

6,37%

24,84%

 

Effectif 36-59 mois

4

3

2

16

25,00%

18,75%

12,50%

157

2,55%

1,91%

1,27%

 

Total

49

23

61

Proportions

31,21%

14,65%

38,85%

D'après les données du tableau, 1 enfant sur 5 présente une insuffisance pondérale et une malnutrition aigüe avant les 6 premiers mois de la vie, elles donnent une idée sur les effets liés au respect de l'AME.

Entre 6 mois et 9 mois, 1 enfant sur 5 présente un poids insuffisant, une émaciation et un rabougrissement, c'est une période qui correspond à l'introduction du premier aliment.

Entre 9 et 12 mois, 26,67% des enfants de cette tranche d'âge présentent un rabougrissement, les problèmes liés à l'assimilation des repas complémentaires sont mis en exergue.

Entre 12 mois et 24 mois, 31,43%, 17,14% et 40% des enfants de cette tranche d'âge présente respectivement une insuffisance pondérale, une émaciation et un rabougrissement. Cette période renseigne sur l'adaptation de l'alimentation de l'enfant en général et les pratiques du sevrage en particulier.

Entre 24 et 36 mois, on note parmi les enfants de cette tranche d'âge une insuffisance de poids de 38,16% et une malnutrition chronique importante de 51,32%. C'est une période ou l'enfant est presque introduit au plat familial.

Entre 36 et 59 mois, les enfants de cette frange présentent principalement 25% d'insuffisance pondérale, les maladies de l'enfance sont très courantes durant cette période et si elles sont combinées à la pauvreté peuvent créer des déséquilibres nutritionnels notoires.

Au total, 31,21% des enfants âgés de 0 à 5 ans présentent une insuffisance pondérale, 14,65% une malnutrition aigüe dont 3,82% de façon sévère et 38,85% une malnutrition chronique dont 33,76% de façon sévère dans la communauté rurale de Nguène Sarr.

En effet sur 157 enfants enquêtés, 84 présentent au moins une des formeslatentes de malnutrition soit une prévalence de 53,50%.

II. RESULTATS ISSUS DU GUIDE D'ENTRETIEN DESTINÉ AUX MÈRES D'ENFANTS DE 0 À 5 ANS

2.2. RENSEIGNEMENTS GENERAUX

Tableau N°3:Répartition des mères d'enfants de 0 à 5 ans selon leur âge.

N=75

Age de la mère en années

Effectif

Proportions

cumul

15-20

20

26,60%

26,60%

21-25

20

26,70%

53,30%

26-30

15

20,00%

73,30%

31-35

8

10,70%

84,00%

36-40

8

10,60%

94,60%

41-45

3

4,00%

98,60%

46ans et plus

1

1,40%

100,00%

Total

75

100,00%

100,00%

Le tableau montre que les âges des mères varient de 15 à plus de 46 ans, 26,60% des mères sont adolescentes. La moitié (53,3%) a seulement entre 15 et 25 ans. Seules 16 % ont plus de 35 ans. La moyenne d'âge se situe à 27,24 ans. Ce qui atteste du caractère jeune de cette population par conséquent active et plus aptes à faire beaucoup d'enfants.

Le jeune âge pourrait être un facteur favorisant la malnutrition du fait de l'inexpérience des mères à prendre en charge correctement leur enfant sur le plan nutritionnel.

D'après AIDELF(2002), les enfants issus de mères adolescentes sont significativement plus nombreux à connaitre un retard de croissance que ceux issus d'autres femmes.

Tableau N°4: Répartition des mères d'enfants de 0 à 5 ans selon leur statut matrimonial.

N=75

Situation matrimoniale

Effectif

Pourcentage

Cumul

Mariées

Monogames

34

45,33%

45,33%

polygames

36

48,00%

93,33%

Célibataires

2

2,67%

96,00%

Veuves

1

1.33%

97,33%

Divorcées

2

2,67%

100%

Total

75

100%

 

Le tableau montre que la majorité, 93,33%, sont des femmes mariées. Le mariage étant un facteur de stabilité sociale, cet aspect pourrait être positif pour la prise en charge nutritionnelle des enfants. Cependant, 48,00% des femmes sont sous régime polygame.

Les familles polygames en milieu rural comportent habituellement beaucoup d'enfants et souvent à peu près du même âge.

A ce propos, TRAORÉ(2009) soutient que La polygamie expose les enfants à la malnutrition, elle est aussi un facteur de risque à ne pas négliger, elle entre dans le cadre de ces facteurs dont le soubassement demeure la pauvreté.

Donc, la prévalence élevée de la polygamie pourrait constituer un facteur explicatif de la malnutrition à Nguène Sarr.

Tableau N°5: Répartition des mères d'enfants de 0 à 5 ans selon l'occupation

N= 75

OCCUPATION

FREQUENCE

POURCENTAGE

CUMUL

Agriculture

7

9,30%

9,30%

Artisanat

2

2,70%

12,00%

Aucune

1

1,30%

13,30%

Commerce

12

16,00%

29,30%

Ménagère

53

70,70%

100,00%

Total

75

100,00%

 

Le tableau montre que 70,70% des mères sont des femmes au foyer et seraient suffisamment disponibles pour s'occuper de leur enfant sur le plan nutritionnel. Cependant, elles peuvent aussi manquer de ressources pour contribuer à l'amélioration de l'alimentation de leur famille sur le plan qualitatif et quantitatif.

L'absence d'occupation professionnelle des mères est certes une opportunité sur le plan disponibilité temporelle pour s'occuper de leur progéniture mais également un obstacle socio-économique pour la disponibilité alimentaire.

Donc, l'absence d'occupation professionnelle des mères pourrait sur le plan économique, influer négativement le taux élevé de malnutrition chez les enfants âgés de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr.

En effet l'exercice d'une activité professionnelle par la mère accroît les ressources familiales et devrait donc diminuer le risque de malnutrition. Mais cette activité a aussi une incidence négative parce que la mère ne peut pas s'occuper de son jeune enfant pendant la journée (OCDE, 2000).

Tableau N°6: Répartition des mères d'enfants de 0 à 5 ans selon le travail du mari.

N= 75

Profession du mari

Fréquence

Pourcentage

Cumul

Agriculteur

13

17,30%

17,30%

Artisan

15

20,00%

37,30%

Autre

1

1,30%

38,70%

Chauffeur

19

25,30%

64,00%

Commerçant

13

17,30%

81,30%

Emigré

6

8,00%

89,30%

Sans emploi

7

9,30%

98,70%

Instituteur

1

1,30%

100,00%

Total

75

100,00%

 

Les résultats de ce tableau nous montrent que les maris ont presque tous un emploi générateur de ressources. Cette situation devrait normalement militer en faveur d'une bonne prise en charge nutritionnelle des enfants. Cependant, la précarité de certains emplois pourrait ne pas garantir une stabilité économique de la famille.

La précarité socio-économique des ménages pourraitanisi être un facteur expliquant le taux élevé de malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr.

Tableau N°7: Répartition des mères d'enfants selon le nombre de grossesses et le nombre d'enfants vivants

N= 75

Nombre d'enfants vivants

Nombre de grossesses

1

2

3

4

5

6

7

9

TOTAL

1

16

0

0

0

0

0

0

0

16

% ligne

100

0

0

0

0

0

0

0

100

% Colonne

94,1

0

0

0

0

0

0

0

21,3

2

1

9

0

0

0

0

0

0

10

% ligne

10

90

0

0

0

0

0

0

100

% Colonne

5,9

69,2

0

0

0

0

0

0

13,3

3

0

3

12

0

0

0

0

0

15

% ligne

0

20

80

0

0

0

0

0

100

% Colonne

0

23,1

85,7

0

0

0

0

0

20

4

0

1

1

6

0

0

0

0

8

% ligne

0

12,5

12,5

75

0

0

0

0

100

% Colonne

0

7,7

7,1

46,2

0

0

0

0

10,7

5

0

0

0

7

5

0

0

0

12

% ligne

0

0

0

58,3

41,7

0

0

0

100

% Colonne

0

0

0

53,8

55,6

0

0

0

16

6

0

0

1

0

1

1

0

0

3

% ligne

0

0

33,3

0

33,3

33,3

0

0

100

% Colonne

0

0

7,1

0

11,1

33,3

0

0

4

7

0

0

0

0

2

2

3

0

7

% ligne

0

0

0

0

28,6

28,6

42,9

0

100

% Colonne

0

0

0

0

22,2

66,7

60

0

9,3

8

0

0

0

0

1

0

2

0

3

% ligne

0

0

0

0

33,3

0

66,7

0

100

% Colonne

0

0

0

0

11,1

0

40

0

4

10

0

0

0

0

0

0

0

1

1

% ligne

0

0

0

0

0

0

0

100

100

% Colonne

0

0

0

0

0

0

0

100

1,3

TOTAL

17

13

14

13

9

3

5

1

75

% ligne

22,7

17,3

18,7

17,3

12

4

6,7

1,3

100

% Colonne

100

100

100

100

100

100

100

100

100

L'analyse du tableau montre que 41,30% des femmes ont plus de 3 enfants vivants par ailleurs, 65,30% des femmes ont fait plus de 3 grossesses.

L'âge moyen se situant à 27,24 ans, la survenue de grossesses rapprochées qui influe sur le sevrage souvent précoce pourrait faire que les enfants ne bénéficient pas souvent de beaucoup d'attention de leurs mères.

Figure n°1: Répartition des enquêtées selon leur niveau d'instruction.

Les résultats de ce graphique permettent de dire que la majorité des mères (66,7%) sont soit analphabètes ou ont un faible niveau d'instruction. Cependant, 29,3% sont alphabétisées.

Donc le faible niveau d'instruction semble constituer un facteur influant négativement sur le phénomène étudié et pourrait ainsi contribuer à la fréquence de la malnutrition.

En effet, l'analphabétisme, la grande taille du ménage ainsi que les bas revenus conduisent tous à un déséquilibre nutritionnel, voire une malnutrition, Elhioui et al. (2007).

Selon leur religion et/ou croyances, les enquêtées sont ainsi reparties :

Chrétiennes = 2 sur 75 soit 2,70%

Musulmanes = 73 sur 75 soit 97,30%

La grande majorité des mères (97,30%) est musulmane, la dévotion des femmes musulmanes souvent en régime polygame favorise les compétitions dans les familles, les aliments riches en nutriments sont souvent réservés au chef de famille et les enfants sont laissés en rade, l'aliment typique de base est souvent dépourvu d'éléments nutritifs de grande qualité.

2.2. QUESTIONS

Question 2.2.1: Avez-vous déjà entendu parler de la malnutrition ?

Oui = 75 sur 75 soit 100%

Non = 0 sur 75 soit 0%

La totalité des enquêtées ont une idée de la malnutrition. Cette situation est une opportunité pour une bonne prise en charge nutritionnelle des enfants, car la sensibilisation serait plus aisée.

Question subsidiaire : si oui, quelles sont vos sources d'information ?

Figure n°2: Répartition des enquêtées selon leur source d'information sur la malnutrition.

La figure 2 montre que 81,36% des mères connaissent la malnutrition à travers le poste de santé, le personnel communautaire de santé et les médias. Ces sources souvent plus fiables devraient fournir un paquet d'informations utiles aux mères sur la malnutrition, et faciliter ainsi sa prévention.

Ceci nous renseigne également sur l'existence d'activités de sensibilisation mises en oeuvre dans la lutte contre la malnutrition. La sensibilisation des mères est un point focal pour faire reculer la malnutrition.

Donc, l'indisponibilité de sources d'information fiables sur la malnutrition pour les mères ne semble pas constituer ici un facteur favorisant. Toutefois, le renforcement des messages de sensibilisation pourrait être nécessaire.

Question 2.2.2: comment peut-on, selon vous, reconnaitre qu'un enfant est malnutri ?

Réponses des mères sur les signes de reconnaissance d'un enfant malnutri

Figure n°3: Répartition des réponses de mères selon le mode d'identification des enfants malnutris.

A travers ce graphique, nous constatons que la majorité des mères (92%) connaissent les signes de malnutrition.

La méconnaissance des signes de malnutrition par les mères ne semble pas ici être un facteur favorisant le phénomène.

Question 2.2.3: Existe-t-ils des dangers liés à la malnutrition ?

Oui= 72 sur 75 soit 96%

Non= 3 sur 75 soit 4%

Selon leurs réponses, 96% des enquêtées réalisent qu'il existe des dangers liés à la malnutrition. Ceci pourrait constituer un atout dans la réceptivité des mères par rapport à la réussite des activités de lutte contre la malnutrition dans la zone.

Question subsidiaire : si oui, lesquels

Figure n°4: Répartition des enquêtées selon leurs perceptions des dangers liés à la malnutrition.

La majorité des mères (90,67%) connaît les dangers liés à la malnutrition (décès, retard psychomoteur, tare).

Donc, la méconnaissance des dangers liés à la malnutrition ne semble pas être un facteur déterminant de la fréquence de la malnutrition.

La malnutrition constitue un réel danger qu'ont compris les mères sur leurs enfants. Les tares entrainent chez ces enfants des situations de maladies à répétition un retard psychomoteur.

QUESTION 2.2.4: Qu'est-ce qui contribue, selon vous, au maintien de la malnutrition dans votre localité ?

Tableau N°8: Fréquence des réponses des mères sur les facteurs qui contribuent au maintien de la malnutrition

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Alimentation insuffisante

22

17,89%

Aliments mal conditionnés

23

18,70%

Aliments pauvres

10

8,13%

Climat

5

4,07%

Destin

4

3,25%

Grossesses rapprochées

6

4,88%

Interdits alimentaires

1

0,81%

Maladies de l'enfance

7

5,69%

Manque d'hygiène collective et personnelle

24

19,51%

Mauvaise PEC médicale des enfants et des mères

8

6,50%

Non-respect de l'AME

5

4,07%

Pauvreté

4

3,25%

Sols pauvres

4

3,25%

D'après les données du tableau, les facteurs qui contribuent au maintien de la malnutrition,selon les mères, sont par ordre d'importance :

Le manque de respect des règles d'hygiène (aliments mal conditionnés, manque d'hygiène collective et personnelle, 38,21%).

Les facteurs socio-économiques (l'alimentation insuffisante, les aliments pauvres, le destin, la pauvreté, 32,52%)

Les facteurs sanitaires (les maladies de l'enfance, la mauvaise prise en charge médicale des enfants et des mères, 12,19%)

Les facteurs socioculturels (les grossesses rapprochées, les interdits alimentaires, le non-respect de l'AME, 9,76%)

Les facteurs climatiques et géographiques (climat, sols pauvres 7,32%).

En effet, le manque d'hygiène individuelle et collective source de maladies infectieuses et parasitaires serait un facteur déterminant de la malnutrition surtout la diarrhée.

Les facteurs socio-économiques à savoir la pauvreté matérialisée ici par le faible pouvoir d'achat des populations et l'insuffisance d'une disponibilité alimentaire constante au plan quantitatif et qualitatif, la recrudescence des maladies infantiles et leur mauvaise prise en charge médicale par manque d'accès aux soins de santé de qualité ; les facteurs socioculturels sont autant de facteurs favorisant grandement la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène SARR. Enfin, les facteurs climatiques et géographiquessemblent également influer faiblement sur le phénomène étudié.

Donc, tous les facteurs cités par les mères sont pertinents et méritent d'être pris en considération dans la recherche de stratégies correctrices en matière de la lutte contre la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr.

Question 2.2.5: Existent-ils des aliments interdits aux femmes enceintes ou allaitantes ?

Oui = 23 sur 75 soit 30,7%

Non = 52 sur 75 soit 69,3%

Près d'un tiers des mères (30,70%)déclarent que les interdits alimentaires existent chez les femmes enceintes et allaitantes. Ce qui représente une proportion assez importante qui pourrait influer négativement sur le phénomène étudié.

Question subsidiaire : Si oui, lesquels ?

Tableau N°9: fréquence des réponses des mères selon les aliments interdits aux femmes enceintes

Aliments interdits

Fréquence

Pourcentage

Aliments épicés

25

36,23%

Aliments dont la consommation est recommandée à la femme enceinte

18

26,09%

Aliments salés

26

37,68%

Les aliments salés (37,68%) constituent les plus interdits aux femmes enceintes suivis des aliments épicés.

Dans les familles traditionnelles, les grand-mères attribuent le sel comme aliment nocif à la grossesse car provoquant des oedèmes, et les épices comme aliment rendant difficile l'accouchement. Il faut noter que 26,09% des réponses des mères sont axées sur des aliments nécessaires au développement de la grossesse, ce sont des aliments énergétiques et constructeurs qui absents peuvent provoquer le petits poids à la naissance.

L'interdiction de la consommation d'aliments essentiels au développement de la grossesse et à la croissance de l'enfant serait un facteur favorisant le phénomène étudié.

Question 2.2.6: Existent-ils des aliments mauvais pour la croissance de l'enfant dans votre localité ?

Oui = 16 sur 75 soit 21,3%

Non = 59 sur 75 soit 78,7%

Selon la majorité des mères (78,7%) il n'existe pas des aliments interdits aux enfants, contrairement pour 21,3% parmi elles.

Question subsidiaire : si oui, lesquels ?

Tableau N°10: fréquence des réponses des mères selon les aliments mauvais pour la croissance des enfants.

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Aliments bons socialement inacceptables

7

11,86%

Aliments énergétiques essentiels pour la croissance de l'enfant

43

72,88%

Aliments sans apport énergétique

9

15,25%

Le tableau montre que parmi les aliments mauvais pour la croissance de l'enfant 72,88% des réponses des mères ont porté sur les aliments énergétiques essentiels pour la croissance de l'enfant. Ceci pourrait constituer un facteur de déséquilibre nutritionnel dans la mesure où ces aliments souvent interdits sont indispensables.

Plusieurs études dont celle menée par Baba et Al(1996) ont relevé que la dénutrition chez les enfants de moins de 05 ans due le plus souvent aux interdits alimentaires provoque une altération du développement intellectuel conduisant à un rendement scolaire faible.

Question 2.2.7: Pratiquez-vous les cultures vivrières dans votre famille?

Oui= 74 sur 75 soit 98,7%

Non = 1 sur 75 soit 1,3%

La presque totalité des mères (98,70%) déclare que les cultures vivrières sont pratiquées dans leur famille. Cette situation devrait être favorable à une bonne prise en charge nutritionnelle des enfants. Par contre si l'accord de priorité est dans la commercialisation cette tendance pourrait être compromise.

Question subsidiaire 2.7.1 : Si oui, de quel type de culture s'agit-il ?

Tableau N°11: fréquence des réponses des mères sur le type de cultures pratiquées.

Types de cultures pratiquées

Fréquence

Pourcentage

Arachide

70

35,71%

Bissap

31

15,82%

Mil

26

13,27%

Niébé

67

34,18%

Pastèque

2

1,02%

Les résultats de ce tableau nous montrent que les cultures vivrières pratiquées sont riches et nutritives surtout le niébé, l'arachide, le mil. La pastèque et le Bissap aussi sont très riches en vitamines. La disponibilité de ces cultures vivrières devrait constituer une opportunité pour fournir une alimentation riche aux enfants si les ambitions ne sont pas dévier vers d'autres priorités.

Question subsidiaire 2.7.2 : Si oui, vos récoltes vous permettent-elles de vivre pendant toute l'année ?

Oui = 15 sur 74 soit 20,3%

Non = 59 sur 74 soit 79.7%

La majorité des mères 79,7% ont estimé que les récoltes ne leur permettent pas de vivre pendant toute l'année. Les causes de ce manque d'autosuffisance alimentaire restent non élucidées et peuvent être attribuées soit à la faible quantité des récoltes ou à la commercialisation à outrance des produits issus des récoltes, soit à une faible pluviométrie. Cette insuffisancede disponibilité alimentaire provoquerait l'insuffisance voir l'insécurité alimentaire.

Ainsi l'absence d'autosuffisance et l'insécurité alimentaire semblent être des facteurs favorisants le phénomène étudié dans la communauté rurale de Nguène SARR.

Question 2.2.8: Combien de repas prenez-vous par jour dans votre famille ?

Figure n°5: Répartition des enquêtées selon le nombre de repas pris par jour dans leur famille.

La figure montre que la majorité des mères (85%) déclare prendre au moins 3 repas par jour dans leur famille. Cette situation semble être favorable parce que l'idéal se situe entre 3 et 4 repas par famille et par jour, surtout chez les enfants.

L'insuffisance du nombre de repas pris par jour au sein de la famille ne serait pas ici un facteur favorisant le phénomène étudié à Nguène Sarr.

Question 2.2.9: Quels types d'aliments donnez-vous à vos enfants ?

Tableau N°12: Matrice de relation des aliments administrés aux enfants à des périodes sélectionnées.

Age

Type d'Aliments

De la naissance à 6 mois

de 6 mois à 12 mois

de 1 an à 2 ans

2 ans à 5 ans

Ame

Colonne

46

40%

0

0% 

0

0% 

0

0% 

Bouillie

Colonne

10

8,70%

0

0% 

27

15,25%

0

0% 

Eau

Colonne

29

25,22%

0

0% 

0

0% 

0

0% 

Lait artificiel

Colonne

2

1,74%

0

0% 

0

0% 

2

2,56%

Lait maternel+ autre lait

Colonne

28

24,35%

74

37,00%

70

39,55%

0

0% 

Bouillie légère

Colonne

0

0% 

73

36,50%

0

0% 

0

0% 

Céréales

Colonne

0

0% 

31

15,50%

0

0% 

0

0% 

Légumes

Colonne

0

0% 

7

3,50%

0

0% 

0

0% 

Fruits

Colonne

0

0% 

15

7,50%

7

3,95%

0

0% 

Bol familial

Colonne

0

0% 

0

0% 

72

40,68%

0

0% 

Légumes

Colonne

0

0% 

0

0% 

1

0,56%

0

0% 

Aliments de renforcement

Colonne

0

0% 

0

0% 

0

0% 

2

2,56%

Repas des adultes

Colonne

0

0% 

0

0% 

0

0% 

74

94,87%

Selon les données du tableau, (40%) des enquêtés pratiquent l'allaitement au sein exclusivement de la naissance jusqu'à 6 mois, 25,22% y associent de l'eau et 25,22% pratiquent un allaitement mixte.

Chez 37% des enquêtés, les enfants âgés de 6 mois à 1 an sont nourris de lait maternel combiné avec du lait artificiel.

Entre 1 an et 2 ans, 40,68% des réponses ont relaté l'initiation de l'enfant au bol familial et 39,55% disent qu'ils continuent encore avec l'association des deux laits.

De 2 ans à 5 ans, à 97,87% répondantes, les enfants sont servis avec les adultes dans le même plat lors des repas.

L'association d'eau et de lait outre celui maternel comporterait plusieurs dangers. Une mauvaise manipulation de ces éléments combinée au fait que l'enfant n'est pas encore apte pour ce type de nourriture pourraient provoquer des diarrhées.

L'initiation de l'enfant au bol familial avant son deuxième anniversaire est souvent lié à la précocité du sevrage.L'enfant s'adapterait difficilement à ce mode d'alimentation des adultes ce qui pourrait lui provoquer des désordres nutritionnels importants.

Dans nos conceptions Africaines, les enfants ne doivent pas fréquenter le centre du bol, quand on sait que c'est là où se trouvent les éléments les plus nutritifs. Ceci combiné au désavantage de manger moins rapidement, constituerait un facteur déterminant de la malnutrition.

La mauvaise conduite alimentaire chez enfants âgés de 0 à 5 ans semble être un facteur favorisant de la malnutrition. Une bonne sensibilisation et éducation des mères sur l'alimentation de l'enfant de la naissance à 5 ans s'avère indispensable.

QUESTION 2.2.10: Combien de fois alimentez-vous les enfants âgés de 0 à 5 ans dans la journée ?

Tableau N°13: Répartition des mères selon le nombre de repas administrés et les intervalles d'âge de leurs enfants

N=75

Nombre de repas

0-6 mois

6-12 mois

1-2 ans

De 2 à 5 ans

A la demande

Colonne

54

72,00%

29

38,70%

7

9,30%

7

9,30%

De 1 à 3 fois

Colonne

1

1,30%

6

8,00%

21

28,00%

32

42,70%

De 4 à 6 fois

Colonne

15

20,00%

32

42,70%

45

60,00%

36

48,00%

6 et plus

Colonne

5

6,70%

8

10,70%

2

2,70%

 0

0%

 Total

Colonne

75

100,00%

75

100,00%

75

100%

75

100,00%

Le tableau montre que de la naissance à 6 mois, 72% des mères alimentent l'enfant à la demande et 21,30% l'alimentent moins de 6 fois par jour.

De 6 mois à 1 an, 38,70% des mères le font à la demande et 42,70% à travers 4 à 6 repas journaliers.

A partir de 1 an jusqu'à la deuxième année, 60% d'elles alimentent 4 à 6 fois l'enfant par jour pendant que 28% ne lui donnent qu'au plus 3 repas journaliers.

Et entre 2 ans et 5 ans, 48% des mères donnent 4 à 6 repas par jour à leur enfant quand 42,70% donnent au moins 3 repas par jour à leur enfant.

Ce nombre de repas administrés par jour aux enfants selon leur âge semble acceptable. Néanmoins, si les repas administrés ne sont qualitativement et quantitativement adaptés, le problème pourrait demeurer entier.

L'insuffisance du nombre d'aliments administrés aux enfants par jour ne semble pas influer grandement sur le taux élevé de malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans.

Question 2.2.11: donnez-vous des repas complémentaires aux enfants âgés de 6 mois à 5 ans ?

Oui = 55 sur 75 soit 73,30%

Non = 20 sur 75 soit 26,70%

La majorité des mères (73,30%)déclaredonner une alimentation complémentaire à leur enfant entre 6 mois et 5 ans contre 26,70% qui ont affirmé le contraire.

Les enfants devraient recevoir des repas complémentaires adaptés à partir de 6 mois, faute de quoi ils sont fragilisés et donc à la portée des déséquilibres nutritionnels (GSPR, 2008).

Question subsidiaire : si oui à quelle occasion de la journée ?

Figure n°6:Fréquence des réponses des mères selon les moments de la journée ou elles donnent un aliment complémentaire.

Près de la moitié des mères (47,30%) affirme donner les repas complémentaires en dehors des repas des adultes, 30,90% d'elles le font pendant les repas des adultes et 21,80% en association avec d'autres enfants.

Le moment idéal serait de prendre le temps nécessaire en dehors des repas des adultes et des autres enfants pour alimenter correctement son enfant à travers un prélèvement alimentaire équilibrée ou la préparation d'un autre aliment riche en nutriments.

Etant donné que plus de la moitié des mères ne s'adonnent pas à cette pratique, on pourrait déduire que la sous-alimentation par déficit d'apport sur le plan qualitatif et quantitatif serait un facteur favorisant la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr.

Les solutions préconisées vont dans le sens de sensibiliser les mères à faire un prélèvement alimentaire lors de la cuisson ou à la préparation d'un autre aliment riche en nutriments à administrer à leur enfant de 0 à 5 ans en dehors des repas.

L'alimentation inadéquate des enfants et de leurs mères contribuent à la charge de morbidité y compris à la malnutrition et ses conséquences. Il est scientifiquement prouvé qu'il est possible de réduire la morbidité et la mortalité des enfants de moins de 5 ans en améliorant l'état nutritionnel des femmes en âge de procréer, surtout pendant la grossesse, en assurant l'allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois de la vie et en apportant une alimentation complémentaire adéquate à partir de 6 mois tout en poursuivant l'allaitement jusqu'à l'âge de deux ans ou au-delà (EDS IV, 2005).

Question 2.2.12: Quel type de sevrage pratiquez-vous chez vos enfants ?

Sevrage brusque = 48 sur 75 soit 64,00%

Sevrage progressif = 27 sur 75 soit 36%

Les données montrent que 64% des mères pratiquent le sevrage brusque. Les enfants sevrés de manière brusque sont le plus souvent exposés à la malnutrition, parce que n'étant pas préparés ce changement.

Donc, la pratique du sevrage brutal est un facteur qui serait à l'origine de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène SARR. L'IEC des mères sur les principes d'un bon sevrage s'avère indispensable.

D'après TRAORÉ(2006) les mauvaises pratiques de l'allaitement et du sevrage sont en relation directe avec la malnutrition.

Question 2.2.13: Combien de personnes vivent sous votre toit ?

Tableau N°14: Répartition des mères selon le nombre de personnes vivant sous leur toit

N=75

Nombre de personnes par concession

Effectif

Pourcentage

Cumul

Moins de 10 personnes

12

16%

16%

De 10 à 20 personnes

53

71%

87%

Plus de 20 personnes

10

13%

100%

Total

75

100%

100%

Le tableau montre que 84% des mères déclare que le nombre de personnes vivant dans leur famille est d'au moins 10 personnes.

Le nombre élevé de personnes vivant dans la famille peut avoir un impact négatif sur la quantité et la qualité des aliments consommés par les enfants surtout quand il est conjugué avec d'autres facteurs comme la pauvreté.

Les familles nombreuses constitueraient donc un facteur pouvant être à l'origine de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène SARR.

Question 2.2.14: Quelles sont les principales sources de revenu de la famille ?

Tableau N°15: fréquence des réponses des mères selon les sources de revenu de leur famille

Sources de revenus

Fréquence

Pourcentage

Agriculture

47

40,87%

Artisanat

1

0,87%

Commerce

22

19,13%

Elevage

1

0,87%

Envoi d'argent

10

8,70%

Revenus du mari

34

29,57%

L'agriculture constitue la principale source de revenu des familles dans 40,87% des cas, suivent ensuite le revenu du mari (29,57%) et le commerce avec 19,13%.

Nous avons vu plus haut que les maris n'avaient pas des revenus substantiels par rapport à leur profession qui permettraient un équilibre nutritionnel de qualité surtout quand les familles sont plus ou moins nombreuses.

Il s'agit souvent de petits operateurs dont les gains ne sont pas stables.

Ainsi, la pauvreté pourrait être un facteur à l'origine de la fréquence de la malnutrition.

Cependant, la prédominance des activités agricoles dans la localité devrait constituer une opportunité sur le plan alimentaire pour approvisionner les ménages en nourriture suffisante.

Une sensibilisation et une conscientisation des populations s'avèrent indispensables pour une utilisation plus rationnelle des ressources issues de la production agricole au profit de l'alimentation surtout des enfants de 0 à 5 ans.

La mise en oeuvre d'un programme de lutte contre la pauvreté par les autorités serait également une action salutaire pour lutter contre la malnutrition.

Même en année de bonne pluviométrie, il n'est pas rare que les pays du Sahel aient à faire face, à des degrés divers, à des difficultés alimentaires et des disparités du fait de l'orientation de leur mode de production, de commerce et de consommation, de l'incapacité technique et économique de leur système de production ou de commerce à satisfaire équitablement leur demande. L'accessibilité des populations à la nourriture est aussi réduite par l'ampleur de la pauvreté, très aiguë en milieu rural (CILSS, 2008).

Question 2.2.15: Vos enfants sont-ils souvent malades ?

Oui = 70 sur 75 soit 93,30%

Non = 5 sur 75 soit 6,7%

La grande majorité des mères (93,30%) affirme que leurs enfants sont souvent malades.

La fréquence des maladies de l'enfance serait un déterminant de malnutrition chez cette population, quand elle est élevée, multiplie les possibilités de sa survenue ou de sa pérennisation.

Et, la fréquence de la malnutrition pourrait induire à la fréquence des maladies surtout infectieuses et parasitaires du fait de la baisse immunitaire.

La lutte contre les déterminants du cercle vicieux maladie/malnutrition serait de nature à prévenir la malnutrition dans la communauté rurale de Nguène Sarr.

Question subsidiaire : de quelles maladies ?

Tableau N°16: Fréquence des réponses des enquêtées selon les maladies atteignant les enfants.

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Diarrhées

30

26,09%

Douleurs abdominales

4

3,48%

Fièvre

30

26,09%

I.R.A.

44

38,26%

Paludisme

7

6,09%

Les I.R.A. (38,26%) constituent les maladies les plus fréquentes suivies des diarrhées et de la fièvre à proportions égales de 26,09%.

Toutes ces maladies citées par les mères ont comme toile de fond la malnutrition. Ce qui témoignerait de la gravité de ce fléau d'où nécessité de le combattre.

La malnutrition est directement ou indirectement associée à plus de 50% des cas de décès chez les enfants, de plus par ses effets induits sur le développement des enfants, elle crée et amplifie les problèmes de santé des enfants (MSAS, 2009).

Question 2.2.16: Où amenez-vous vos enfants lorsqu'ils sont malades ?

Tableau N°17: Répartition des enquêtées selon le lieu de consultation

N=75

Premier contact

Effectif

Pourcentage

cumul

Guérisseur traditionnel

5

6,70%

6,70%

Prise en charge à domicile

1

1,30%

8,00%

Poste de santé

69

92,00%

100,00%

Total

75

100,00%

100,00%

Les mères consultent à 92% le poste de santé en premier lieu et seul 6,70% fréquentent le guérisseur traditionnel. Cette situation est favorable à la lutte contre la malnutrition et ses déterminants.

Donc, le non recours aux soins de santé ne semble pas être ici un facteur aggravant le phénomène étudié.

Question 2.2.17: Vos enfants suivent-ils rigoureusement le calendrier vaccinal ?

Oui = 74 sur 75 soit 98,70%

Non = 1 sur 75 soit 1,30%

Les données montrent que 98,70% des mères ont suivi rigoureusement le calendrier vaccinal pour leurs enfants.

L'irrégularité à la vaccination et la faible immunisation aux maladies cibles du PEV ne semblent pas être ici un facteur favorisant la malnutrition chez les enfants.

Question subsidiaire : si non, donnez vos motifs.

Motif manque de temps

Seule 1 mère a évoqué le manque de temps comme raison du non-respect du calendrier vaccinal. La vaccination des enfants est un atout dans la lutte contre les maladies infectieuses.

Le renforcement de l'IEC sur l'importance de la vaccination devrait constituer une action pérenne pour maintenir une motivation constante de la cible primaire que constituent les mères.

Questions 2.2.18, 2.2.19, 2.2.20 : Quels moyens utilisez-vous pour éliminer les eaux usées, les ordures ménagères et les matières fécales ?

Tableau N°18:réponses des mères selon la nature des déchets domestiques et le mode d'élimination

Déchets domestiques

Eliminations

ordures ménagères

eaux usées

matières fécales

Balayage et incinération

Colonne

33

33,67%

0

0%

0

0%

Charette de collecte d'ordures

Colonne

22

22,45%

0

0%

0

0%

Trou dans ou aux alentours des concessions

Colonne

6

6,12%

24

31,58%

1

1,33%

Collecteurs ouverts

Colonne

0

0%

2

2,63%

0

0%

A l'air libre

Colonne

37

37,76%

50

65,79%

25

33,33%

Latrines

Colonne

0

0%

0

0%

49

65,33%

D'après les réponses des mères, 37,76% éliminentles ordures ménagères à l'air libre, 33,67% utilisent l'incinération aux environs des concessions et 22,45% font usage de charrettes pour les convoyer vers les dépôts.

Elles ont évoqué, à 65,79%, déverser les eaux usées à l'air libre, 31,58% dans un trou aux alentours ou dans les concessions.

Les latrines sont utilisées chez 65,33% d'après les réponses des mères et 33,33% juste à l'air libre.

Les déchets éliminés aux alentours des concessions représentent un danger d'infection et d'infestation et souvent à répétition quant à la diarrhée et les IRA pour les enfants de moins de 5 ans surtout caractérisés par leur vulnérabilité. Ces affections pourraient affaiblir les enfants et être à l'origine de la malnutrition et peut-être bien contribuer à sa chronicité.

Les problèmes d'Hygiène/Assainissement (mauvaise évacuation des ordures ménagères, des eaux usées, des matières fécales) entrainant la fréquence des maladies infectieuses et parasitaires constitueraient ainsi des facteurs de risque pouvant être à l'origine de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans.

Un Programme d'Hygiène/Assainissement du milieu et de sensibilisation des populations à l'adoption de comportements sains et hygiéniques serait de nature à réduire le phénomène et ses dégâts collatéraux.

Question 2.2.21: Quelles sont les sources d'approvisionnement en eau dans votre localité ?

Tableau N°19: fréquence des réponses des mères selon leurs sources d'approvisionnement en eau

Sources d'approvisionnement en eau

Fréquence

Pourcentage

Forage

29

31,87%

Puits

14

15,38%

Robinet

48

52,75%

Le tableau montre que 52,75% des réponses des enquêtées utilisent le robinet comme principal source d'approvisionnement en eau. Le reste (47,25%) utilise les puits et forages. Cette situation traduirait une bonne disponibilité en eau potable dans la communauté rurale.

L'inaccessibilité à l'eau potable ne semble pas, en effet, constituer un facteur favorisant le phénomène étudié.

Question 2.2.22: Selon vous, quelles sont les principales causes de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans votre localité ?

Tableau N°20: Réponses des mères sur les causes de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans leur localité.

Causes de malnutrition

Fréquence

Pourcentage

Fréquence des maladies de l'enfant

71

47,33%

Manque d'emploi

1

0,67%

Mauvaise alimentation

22

14,67%

Mauvaise P.E.C. médicale des enfants et des mères

8

5,33%

Pauvreté

31

20,67%

Volonté divine

17

11,33%

Selon les réponses des mères, le caractère fréquent des maladies de l'enfance émerge avec 47,33%, suit la pauvreté avec 20,67% puis la mauvaise alimentation avec 14,67%. La pauvreté qui sévit dans cette localitépourrait engendrer une mauvaise alimentation. Il y a souvent une relation directe entre ces éléments et la malnutrition car ils entrent en jeu à chacun niveau.

Toutes ces causes évoquées par les mères sont pertinentes et devraient être prises en compte dans les recherches de solutions

Question 2.2.23: Que suggérez-vous pour lutter contre la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans votre localité?

Tableau N°21: Fréquence des réponses des enquêtées selon leur suggestions pour lutter contre la malnutrition

Suggestions

Fréquence

Pourcentage

Activités génératrices de revenus

5

3,14%

Appui financier aux maris

11

6,92%

Bonne alimentation équilibrée

45

28,30%

Bon suivi médical

22

13,84%

Education sanitaire des populations

3

1,89%

Emploi

4

2,52%

Eviter les moustiques

2

1,26%

Améliorer les conditions d'hygiène

35

22,01%

Je ne sais pas

1

0,63%

Respecter le calendrier vaccinal

5

3,14%

Meilleure surveillance nutritionnelle

13

8,18%

Sevrage progressif

1

0,63%

Suivre les conseils des relais/matrones

12

7,55%

Les réponses apportées par les mères pour lutter contre la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans leur localité sont par ordre d'importance :

l'adoption de comportements favorables à une bonne nutrition (44,66%) (une alimentation équilibrée, le Respect des pesées, le sevrage progressif, le Suivi du conseil des relais/matrones),

la lutte contre les maladies favorisantes (42,14%) (Bon suivi médical, Education sanitaire, Eviter les moustiques, Hygiène, Respecter le calendrier du P.E.V),

la lutte contre la pauvreté (12,58%) à travers (la création d'activités génératrices de revenus, l'appui financier aux maris, la promotion de l'emploi).

Toutes ces suggestions formulées par les mères sont pertinentes et leur application pourrait aider à lutter contre la malnutrition.

III. RESULTATS ISSUS DU GUIDE D'ENTRETIEN DESTINÉ AU RELAIS ET PERSONNEL COMMUNAUTAIRE

3.1. RENSEIGNEMENTS GENERAUX

Tableau N°22:Répartition des enquêtées selon l'âge et le sexe

N=12

Age en année

fréquence

Pourcentage

Pourcentage Cumulé

Femmes

Hommes

30-34 ans

2

1

25%

25%

35-39 ans

3

0

25%

50%

40-44 ans

2

0

17%

67%

45 ans et plus

4

0

33%

100%

Total

91,70%

8,30%

100%

100%

12

Le tableau montre que les âges des enquêtés varient entre 30 et 45 anset plus. La moitié d'entre eux a 40 ans et plus. La moyenne d'âge est de 40 ans.

Nous sommes en présence de personnes d'âge mûr susceptibles de nous renseigner sur les facteurs et les activités développées dans le cadre de la lutte contre la malnutrition dans la zone.

Par ailleurs, 91,70% des relais sont des femmes. Cette forte présence féminine semble être favorable dans la mesure où les femmes sont susceptibles d'intervenir efficacement dans la lutte contre la malnutrition surtout pour ce qui concerne les démonstrations culinaires et aussi sur la réceptivité et l'application des messages transmis aux mères.

Répartition des enquêtés selon l'ethnie

Figure n°7: Répartition des enquêtés selon leur ethnie.

Les relais et personnel communautaire sont à 75% d'ethnie Ouolof. Cette situation pourrait être due à la forte prédominance de cette ethnie dans la zone.

Vu la grande utilisation de la langue de cette ethnie dans la zone par presque toutes les ethnies représentées, la prédominance de relais d'ethnie ouolof pourrait constituer une opportunité pour faciliter la réceptivité des messages éducatifs.

Néanmoins, les messages éducatifs devraient tenir compte de la variété de la population. Ceci serait de nature à contribuer à la lutte contre la malnutrition en s'adressant à chaque groupe dans sa langue maternelle.

Tableau N°23: Répartition des enquêtés selon le niveau de scolarisation et l'expérience professionnelle

N=12

Expérience profession-

-nelle

Niveau de scolarisation

2 ans

3 ans

4 ans

5 ans

Total

Alphabétisé

2

0

2

0

4

% Ligne

50

0

50

0

100

% Colonne

40

0

100

0

33,3

Primaire

2

3

0

1

6

% Ligne

33,3

50

0

16,7

100

% Colonne

40

100

0

50

50

Secondaire

1

0

0

1

2

% Ligne

50

0

0

50

100

% Colonne

20

0

0

50

16,7

TOTAL

5

3

2

2

12

% Ligne

41,7

25

16,7

16,7

100

% Colonne

100

100

100

100

100

Le tableau montre que 83,33% des enquêtés ont au moins le niveau primaire ou sont alphabétisés et que 66,70% ont au moins 3 ans d'expérience professionnelle. Le niveau de d'instruction des prestataires serait favorable à la transmission de messages éducatifs de qualité en relation avec la lutte contre la malnutrition dans la zone. Les enquêtés ont aussi assez d'expérience professionnelle pour mener à bien les activités qui leur sont confiées.

Le niveau d'instruction et le manque d'expérience des relais ne seraient pas ici des facteurs influant négativement sur la malnutrition dans la communauté rurale.

3.2. QUESTIONS

Question 3.2.1 : Avez-vous reçu une formation dans le cadre de la lutte contre la malnutrition ?

Oui = 12 sur 12 soit 100%

Tous les enquêtés ont reçu une formation sur la malnutrition, ce qui serait favorable à la lutte contre la malnutrition. Ils devraient détenir les compétences qui leur permettraient de mener à bien leurs activités.

Question subsidiaire 1 : Si oui, quels sont les thèmes abordés durant cette formation ?

Figure n°8: Répartition des enquêtées selon les thèmes de formation abordés.

Les thèmes de formation abordés sont par ordre d'importance :

les mesures anthropométriques (59,38%),

L'IEC pour lutter contre la malnutrition (31,25%)

Les démonstrations culinaires (9,38%)

Les thèmes abordés lors des formations sont importantes. La maitrise des techniques d'IEC pourrait contribuer à la lutte contre la malnutrition en aidant les populations à adopter des comportements favorables d'où la nécessité d'assurer la formation de tous les relais et personnel de santé communautaire.

Question subsidiaire 2 : Si oui, à quand remonte la formation ?

Tableau N°24: Répartition des enquêtés selon l'ancienneté et la durée de la formation.

N=12

Durée

Temps

De 0 à 7 jours

1 semaine

2 semaines

3 semaines

1 mois

2 mois

 

TOTAL

1 an

0

0

5

0

0

1

 

6

% Ligne

0

0

83,3

0

0

16,7

 

100

%Colonne

0

0

100

0

0

33,3

 

50

2 ans

1

1

0

0

0

2

 

4

% Ligne

25

25

0

0

0

50

 

100

%Colonne

100

100

0

0

0

66,7

 

33,3

2 mois

0

0

0

0

1

0

 

1

% Ligne

0

0

0

0

100

0

 

100

%Colonne

0

0

0

0

100

0

 

8,3

3 ans

0

0

0

1

0

0

 

1

% Ligne

0

0

0

100

0

0

 

100

%Colonne

0

0

0

100

0

0

 

8,3

TOTAL

1

1

5

1

1

3

 

12

% Ligne

8,3

8,3

41,7

8,3

8,3

25

 

100

%Colonne

100

100

100

100

100

100

 

100

D'après les données du tableau, 83,30% des enquêtés ont été formés dans les 2 dernières années et pour 41,70%, la formation a duré 2 semaines, pour 25%, elle a duré 2 mois.

Le contenu des formations devrait concerner toutes les activités menées par les relais en milieu communautaire avec une durée raisonnable pour les aider à assimiler les concepts.

Par ailleurs, des recyclages devraient être organisés à leur intention pour actualiser leurs connaissances et ainsi les rendre plus performants.

Question 3.2.2: Quelles activités menez-vous dans le cadre de la lutte contre la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans ?

Tableau N°25: Réponses des enquêtés sur les activités menées dans le cadre de la lutte contre la malnutrition.

N=12

Activités menées

Fréquence

Pourcentage

Entretiens/causeries

8

66,66%

Surveillance pondérale

12

100%

Préparation d'aliments de complément

9

75%

Récupération nutritionnelle

5

41,66%

Réunion

3

25%

Sensibilisation

10

83,33%

Set-sétal

4

33,33%

Les résultats nous montrent que la totalité des relais font des activités de dépistage à travers les pesées, plus de la moitié font des activités de récupération nutritionnelle. Les 3/4 font des activités d'IEC, des activités de réunion et de Set-sétal sont également effectués mais à des proportions plus faibles.

En somme, toutes les activités menées par les relais sont pertinentes et contribuent toutes à la lutte contre la malnutrition.

Questions 3.2.3: Etes-vous supervisés régulièrement dans le cadre de l'exécution de vos activités de lutte contre la malnutrition?

Oui = 12 sur 12 soit 100%

Tous les enquêtés affirment être supervisés régulièrement ce qui est l'idéal dans le cadre de l'accomplissement des activités.

Question subsidiaire : si oui par qui ?

ICP = 12 sur 12 soit 100%

Ils sont tous supervisés par le chef de poste, ce qui devrait constituer un point en faveur de la bonne marche des activités.

Ceci devrait se traduire par une meilleure mise en oeuvre des activités qui pourraient avoir comme conséquence un changement de comportement chez les mères dans le sens de la lutte contre la malnutrition.

Question 3.2.4: Effectuez-vous des activités de dépistage de la malnutrition au niveau communautaire chez les enfants de 0 à 5 ans ?

Oui = 12 soit 100%

Tous les enquêtés effectuent des activités de dépistage de la malnutrition comme signalé plus haut, ce sont les activités les plus développées, elles devraient permettre de déceler et de prendre en charge rapidement les enfants malnutris. Le manque d'activités de dépistage de la malnutrition par les relais ne serait donc pas à l'origine de la fréquence élevée de la malnutrition à Nguène Sarr.

Question subsidiaire : Si oui, comment procédez-vous pour faire le recrutement des enfants malnutris ?

Figure n°9: Répartition des enquêtés selon les méthodes utilisées pourle recrutement des enfants.

Les enfants malnutris sont recrutés au cours des pesées (31%) et des V.A.D (31%), et lors des causeries (25%). Une proportion infime lors des découvertes fortuites (8%) ou d'une consultation au niveau du poste pour une affection quelconque (5%).

Ceci nous renseigne sur la mise en place d'instances diverses et variées permettant de détecter la malnutrition en amont, ce qui constituerait un idéal dans la prise en charge de la malnutrition dans la zone.

Question 3.2.5:Etes-vous impliqués dans la prise en charge des enfants malnutris ?

Oui = 11 sur 12 soit 91,70%

Non = 1 sur 12 soit 8,30%

La quasi-totalité des relais (91,70%) déclare être impliqués dans la prise en charge des enfants malnutris. Ce qui atteste du degré d'association des relais et le personnel communautaire dans la prise en charge de la malnutrition.

Cetteforte implication communautaire serait unpoint favorable dans la lutte contre la malnutrition.

Question subsidiaire : Si oui, quels types d'intervention menez-vous dans ce cadre ?

Tableau N°26:Réponses des enquêtés selon les types d'intervention menés.

Types d'interventions

Fréquence

Pourcentage

Dépistage des cas de malnutrition

10

37,74%

Administration des soins

4

16,98%

Récupération Nutritionnelle

2

15,09%

Sensibilisation des mèresIEC

16

30,19%

Les types d'intervention effectués par les relais sont :

L'IEC (30,19%)

Le dépistage (37,74%)

Les soins (16,98%)

La récupération nutritionnelle (15,09%)

Toutes les interventions menées sont importantes et concourent toutes à la lutte contre la malnutrition.

Question 3.2.6:Effectuez-vous des activités de sensibilisation dans le cadre de la lutte contre la malnutrition?

Oui = 12 sur 12 soit 100%

Tous les enquêtés effectuent des activités de sensibilisation dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. Ce qui devrait être en faveur de la lutte contre ce fléau.

Question subsidiaire n°1:Si oui, à quelle fréquence ?

Figure n°10:Fréquence des activités de sensibilisation effectuées.

Seuls 16,7% des enquêtés effectuent des activités de sensibilisation tous les 15 jours, le reste le fait tous les 2 ou 3 mois. La fréquence de ces activités milite en faveur de la lutte contre la malnutrition. Ce qui devrait se traduire par une amélioration de l'état nutritionnel des enfants.

Question subsidiaire n°2:si oui, quelles sont les principales techniques de communication utilisées?

Figure n°11:Techniques de communication utilisées par les relais et personnel communautaire.

Les techniques les plus utilisées sont par ordre d'importance :

la causerie

les V.A.D.

les mobilisations sociales

les entretiens individuels

L'intégration de ces techniques devrait favoriser une meilleure diffusion des messages dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. La diversité des moyens de sensibilisation utilisés semble donc être favorable.

Question subsidiaire n°3: si oui, quels sont les thèmes abordés lors des séances de sensibilisation ?

Tableau N°27:Réponses des enquêtés selon les thèmes de sensibilisation abordés.

Thèmes abordés 

Fréquence

pourcentage

Avoir de bonnes habitudes alimentaires

4

6,35%

Impliquer les hommes dans la surveillance des enfants

4

6,35%

Lutter contre les interdits alimentaires avec impact négatif sur l'état nutritionnel

5

7,94%

Détecter les pratiques positives à encourager pour un bon état nutritionnel

5

7,94%

Prôner la propreté individuelle et collective

11

17,46%

Respecter le calendrier du P.E.V.

3

4,76%

Respecter les conseils des relais

6

9,52%

Respecter les CPN

1

1,59%

Respecter les pesées

7

11,11%

Savoir reconnaitre les signes de malnutrition chez un enfant de moins de 5 ans

12

19,05%

Veiller sur la santé des enfants

5

7,94%

Les thèmes abordés lors des séances d'IEC sont :

les conseils en santé et hygiène à respecter (52,38%) : (prôner la propreté individuelle et collective, respecter le PEV, respecter les conseils des relais, respecter les CPN, respecter les pesées, veiller sur la santé des enfants

la promotion de bonnes habitudes alimentaires et nutritionnelles (22,23%) :(avoir de bonnes habitudes alimentaires, lutter contre les interdits alimentaires avec impact négatif sur l'état nutritionnel, pratiques positives à encourager pour un bon état nutritionnel).

la reconnaissance des signes de malnutrition chez un enfant de moins de 5 ans (19,05%)

l'implication des hommes dans la surveillance des enfants (6,35%)

Les thèmes abordés sont tous importants et contribuent à la lutte contre la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans.

Le manque de pertinence des thèmes abordés lors des séances de sensibilisation ne semble pas être un facteur entretenant le phénomène étudié dans la CR de Nguène Sarr.

Question 3.2.9:Rencontrez-vous des difficultés dans le cadre de l'exécution des activités de lutte contre la malnutrition ?

Oui = 12 soit 100%

Tous les enquêtés déclarent rencontrer des difficultés dans le cadre de l'exécution des activités de lutte contre la malnutrition, ce qui pourrait gêner l'atteinte des objectifs visés.

Question subsidiaire : Si oui, lesquelles ?

Tableau n°28:Réponses des enquêtés sur les difficultés rencontrées

Difficultés rencontrées

Fréquence

Pourcentage

Financières et matérielles

8

16,00%

Ignorance des populations

5

10,00%

Incoordination des activités entre le poste de santé et les ONG

3

6,00%

Manque de collaboration de certains leaders

5

10,00%

Manque de motivation

10

20,00%

Négligence des pesées

7

14,00%

pas de réponses

12

24,00%

Les difficultés rencontrées par les relais dans le cadre de la lutte contre la malnutrition sont d'ordre :

organisationnel (52%) : (difficultés financières et matérielles, incoordination des activités entre le poste de santé et les ONG, manque de collaboration de certains leaders, manque de motivation).

comportemental 24% (ignorance des populations, négligence des pesées).

Ces problèmes évoqués par les relais ne militent pas en faveur de la lutte contre la malnutrition.

Des solutions appropriées dans le sens d'asseoir une bonne politique de management à travers la dotation de moyens matériels et financiers, une meilleure coordination des activités, la fusion des efforts des partenaires, la motivation des intervenants communautaires mais également la promotion d'un changement de comportement durable par l'intensification des activités d'IEC méritent d'être envisagées.

Question 3.2.10: Selon vous, qu'est-ce qui explique la fréquence de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr?

Tableau N°29:Réponses des enquêtés sur les facteurs expliquant la fréquence de la malnutrition

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Analphabétisme

2

5,26%

aliments pauvres

2

5,26%

Chômage

3

7,89%

croyances et tabous alimentaires

5

13,16%

diminution de la fréquence des pluies

4

10,53%

Fréquence élevée des maladies de l'enfant

3

7,89%

Insalubrité

4

10,53%

Non-respect de l'AME

5

13,16%

Pauvreté

1

2,63%

Problèmes liés la disponibilité alimentaire

5

13,16%

Problèmes d'approvisionnement en eau potable

4

10,53%

Selon les relais, Les facteurs à l'origine de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr sont:

l'insécurité alimentaire23,69% : (problèmes liés la disponibilité alimentaire, la diminution de la fréquence des pluies)

les problèmes d'Hygiène /Assainissement :(21,06%) (insalubrité, problèmes d'approvisionnement en eau potable)

les mauvaises habitudes alimentaires (18,42%) :(aliments pauvres, non-respect de l'AME)

les croyances et tabous alimentaires (13,16%)

la pauvreté (10,52%) :(le chômage, la pauvreté)

la fréquence élevée des maladies infantiles (7,89%)

l'ignorance (5,26%) : (analphabétisme)

Ces facteurs pertinemmentévoqués contribuent tous à la prévalence élevée de la malnutrition.

Des stratégies correctrices devraient donc être proposées à cet égard pour favoriser la réduction considérable du fléau.

Question 3.2.11: Que suggérez-vous pour diminuer la fréquence de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr ?

Tableau N°30:Suggestions des enquêtés pour la lutte contre la fréquence de la malnutrition

Suggestions

Fréquence

Pourcentage

Accès à la nourriture suffisante et de bonne qualité

2

2,86%

Accessibilité aux médicaments

3

4,29%

Activités génératrices de revenus pour les femmes

6

8,57%

Bonne alimentation des enfants

5

7,14%

Bonne prise en charge médicale de la population

2

2,86%

Emploi pour les hommes

6

8,57%

Meilleure formation

5

7,14%

Meilleure sensibilisation des populations

9

12,86%

meilleure survie de l'enfant

6

8,57%

Plus de motivation

10

14,29%

Plus de pouvoir de décision pour les femmes

3

4,29%

Prôner l'hygiène personnelle et collective

3

4,29%

Régularité dans les pesées

10

14,29%

Les suggestions proposées par les relais pour lutter contre la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans sont :

- Assurer une meilleure qualité des services (52,87%) (bonne prise en charge médicale des populations, (accessibilité aux médicaments, régularité dans les pesées, meilleure formation, meilleure sensibilisation des populations, plus de motivation)

- Asseoir des programmes de lutte contre la pauvreté (17,14%) : (activités génératrices de revenus pour les femmes, emploi pour les hommes)

- Promouvoir une meilleure survie de l'enfant (15,71%) (bonne alimentation des enfants, meilleure survie de l'enfant

- Améliorer le pouvoir de décision des femmes (4,29%)

- Promouvoir l'hygiène individuelle et collective (4,29%)

- Promouvoir l'autosuffisance alimentaire sur le plan quantitatif et qualitatif (2,86%) : (accès à la nourriture suffisante et de bonne qualité

Ces suggestions, quel que soit leur degré d'importance selon les résultats obtenus, sont toutes pertinentes et devraient être incorporées dans l'élaboration des stratégies correctrices pour lutter contre la malnutrition à Nguène Sarr.

IV. RESULTATS ISSUS DU GUIDE D'ENTRETIEN DESTINÉ AUX RESPONSABLES ADMINISTRATIFS DE LA COMMUNAUTÉ RURALE.

4.1. RENSEIGNEMENTS GÉNÈRAUX

Tableau N°31:Répartition des enquêtés selon la fonctionetl'ancienneté au poste.

N=6

Fonction occupée

Effectif

Ancienneté professionnelle

Proportions

Président du conseil rural

1

4 ans

16,66%

Conseiller

4

7 ans

66,66%

Secrétaire communautaire

1

8 ans

16,66%

Total

6

 

100%

A travers ce tableau, nous constatons que les responsables administratifs sont constitués de 1 président du conseil rural, de 4 conseillers et d'1 secrétaire communautaire. La majorité soit 83,32% ont fait au moins 7ans de service. L'ancienneté professionnelle minimale est de 4 ans.

Nous sommes en présence de responsabilités qui de par leur fonction et leur ancienneté professionnelle, devraient être suffisamment imprégnés des réalités de la zone et donc susceptibles de nous renseigner sur le phénomène à l'étude.

4.2. QUESTIONS

Question 4.2.1 : Quelles sont les disponibilités alimentaires  dans la communauté rurale de Nguène Sarr ? 

Figure n°12:Réponses des enquêtés selon les disponibilités alimentaires de la zone.

D'après les données du tableau, les disponibilités alimentaires de la zone concernent essentiellement les céréales riches en nutriments ce qui devrait militer en faveur d'un bon état nutritionnel des enfants de la zone.

Question 4.2.2: Selon vous, les disponibilités sont-elles en mesure de couvrir les besoins alimentaires de la zone ?

Oui = 2 sur 6 soit 33,30%

Non = 4 sur 6 soit 66,70%

La majorité (66,70%) des enquêtés pensent que les disponibilités alimentaires de la zone ne seraient pas en mesure de couvrir les besoins alimentaires. Ce qui pourrait constituer un facteur favorisant de la malnutrition, surtout chez les plus jeunes.

Question subsidiaire : justifier votre réponse

Figure n°13:Répartition des enquêtés selon les facteurs influençant les disponibilités alimentaire.

Pour 45% des enquêtés, une production agricole insuffisanteserait à la base de la non-disponibilité alimentaire dans la zone. Les mauvaises saisons de pluies et la pauvreté des sols pourraient être à l' origine de cette insuffisance de la production, ce qui pourrait être un facteur déterminant de la malnutrition.

Question 4.2.3: Développez-vous des stratégies pour lutter contre l'insécurité alimentaire dans la communauté rurale de Nguène Sarr? 

Oui = 4 sur 6 soit 66,7%

Non = 2 sur 6 soit 33,3%

La plupart des enquêtés (66,7%) développent des stratégies de lutte contre l'insécurité alimentaire. Ce qui devrait permettre d'atteindre l'autosuffisance alimentaire.

Question subsidiaire : Si oui lesquelles ?

Figure n°14:Fréquence des réponses des enquêtés selon les stratégies de lutte développées.

Toutes les stratégies visent une bonne gestion des denrées alimentaires. La pertinence de ces stratégies développées serait de nature à favoriser une autosuffisance alimentaire dans la zone.

Question 4.2.4: Selon vous qu'est-ce qui peut expliquer la fréquence de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr ?

Tableau N°32:Réponses des enquêtés selon les facteurs expliquant la fréquence de la malnutrition 

Réponses

Fréquence

Pourcentage

Sous-utilisation d'aliments locaux riches en nutriments

2

11,11%

Surcharge de travail des femmes

2

11,11%

Insuffisance de diversification dans l'alimentation

1

5,56%

Insuffisance de moyens financiers des familles

2

11,11%

Insuffisance de la sensibilisation des parents sur le suivi des enfants

3

16,67%

Manque d'information des femmes sur les valeurs nutritives des aliments locaux

4

22,22%

Manque d'informations des femmes sur la conduite de l'alimentation des enfants de 0 à 5 ans

2

11,11%

Sevrage précoce

2

11,11%

Il ressort principalement des données de ce tableau que les facteurs expliquant la malnutrition sont liés à :

un manque d'IEC sur le suivi des enfants avec 50%,

une mauvaise alimentation avec 27,78%,

les facteurs socio-économiques avec 22,22%.

Ce sont autant de facteurs susceptibles d'être à l'origine de la fréquence de la malnutrition.

Question 4.2.5 : Que suggérez-vous pour lutter contre la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène ?

Tableau N°33:Réponses des enquêtés selon leurs suggestions dans la lutte contre la malnutrition.

 Suggestions

Fréquence

Pourcentage

Appuyer les relais PNR dans leurs activités de sensibilisation

1

3,23%

Déparasiter les enfants

1

3,23%

Donner de la nourriture adéquate aux enfants

5

16,13%

Faire des causeries sur la malnutrition

3

9,68%

Favoriser l'implication des groupements de femmes dans la gestion des stocks de vivres

1

3,23%

Pérenniser les projets de récupération nutritionnelle en action dans la communauté rurale

2

6,45%

Redynamiser les marchés dans la communauté rurale

1

3,23%

Respecter les CPN

1

3,23%

Respecter les pesées des enfants de moins de 5 ans

5

16,13%

Sensibiliser des femmes sur leur santé et celle de leurs enfants

6

19,35%

Suivre le calendrier vaccinal

2

6,45%

Donner une supplémentation en vitamine A

3

9,68%

La sensibilisation des femmes(19,35), en respectant les pesées (16,13%) tout en donnant une nourriture adéquate aux enfants (16,13%) constitueraient les points essentiels. Toutefois, le non-respect des règles d'hygiène combiné à des insuffisances sur la prise en charge des maladies de l'enfance pourraient être autant de facteurs à l'origine de la fréquence la malnutrition dans la zone.

Les suggestions formulées nous semblent pertinentes, leur mise en oeuvre pourrait aider à lutter contre la malnutrition dans la zone.

V. RESULTATS ISSUS DU QUESTIONNAIRE DESTINÉ AU PERSONNEL QUALIFIÉ IMPLIQUÉ DANS LA LUTTE CONTRE LA MALNUTRITION

5.1. RENSEIGNEMENTS GENERAUX

Tableau N°34: Répartition des enquêtés selon l'âge et le sexe.

N=7

Sexe

Age

Féminin

Masculin

Total

Effectif

Pourcentage

< à 30 ans

1

0

1

14,29%

30-39 ans

3

0

3

42,86%

40 ans et plus

0

3

3

42,86%

Total

Effectif

4

3

7

100%

Pourcentage

57,14%

42,86%

La majorité soit 85,72% à 30 ans et plus,seuls 14% des enquêtés ont moins de 30 ans, la moyenne d'âge est de 38,14 ans. Nous pourrons déduire ici que le personnel de santé est assez mature pour inciter les populations à un changement de comportement favorable à la lutte contre la malnutrition.

Par ailleurs, 4 enquêtés sur 7 sont de sexe féminin et 3 de sexe masculin. La légère prédominance du sexe féminin chez le personnel qualifié pourrait constituer une situation favorable à la lutte contre la malnutrition du fait que les femmes en tant que mères sont plus prédisposées à combattre le fléau.

Figure n°15: Répartition des enquêtés selon la qualification professionnelle.

Les résultats du tableau nous montrent que le personnel qualifié est constitué de 57,1% d'infirmiers, de 28,6% de médecins et de 14,3% de sages-femmes.

D'après leur qualification, le personnel de santé disposerait de compétences requises pour prendre en charge les problèmes de malnutrition dans la zone.

Tableau N°35: Répartition des enquêtés selon l'ancienneté professionnelle

N=7

Ancienneté professionnelle

Effectif

Pourcentage

cumul

0-1 an

2

28,57%

28,57%

2-5 ans

2

28,57%

57,14%

6-9 ans

0

0,00%

57,14%

10 ans et +

3

42,86%

100,00%

Total

7

100,00%

 

Le tableau montre que plus de la moitié des enquêtés (57,14%) ont entre 1 et 6 ans d'expérience professionnelle par rapport à la moyenne qui est de 9,43 ans. Le personnel qualifie dispose donc d'assez d'expérience professionnelle pour mener à bien les politiques de lutte contre la malnutrition.

Tableau N°36: Répartition du personnel qualifié selon l'ancienneté dans le poste

N=7

Ancienneté au poste

Effectif

Pourcentage

cumul

0-1 an

3

42,86%

42,86%

2-4 ans

1

14,29%

57,14%

5-9 ans

1

14,29%

71,43%

10 -14 ans

0

0,00%

71,43%

15 -19 ans

1

14,29%

85,71%

20 et +

1

14,29%

100,00%

Total

7

100,00%

 

L'analyse du tableau montre que 57,14% des enquêtés ont une ancienneté dans leur poste de plus d'un an.L'ancienneté moyenne est de 9,57 ans. Ceci devrait leur donner assez d'expérience par rapport à la prise en charge de la malnutrition dans la zone.

5.2. QUESTIONS

Question 5.2.1. Avez-vous reçu une formation dans le cadre de la lutte contre la malnutrition ?

Oui = 7 soit 100%

L'ensemble des enquêtés a déclaré avoir reçu une formation dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. Cette situation milite en faveur de la lutte contre la malnutrition.

Question subsidiaire : Si oui quels ont été les thèmes abordés durant cette formation ?

Figure n°16: Répartition des enquêtés selon les thèmes de formation abordés.

Les thèmes abordés concernent la prise en charge des différents types de malnutrition. Le problème de la malnutrition ne concerne pas seulement la prise en charge mais bien en amont dans la prévention en amont. C'est un problème global qui devrait prendre en compte aussi bien les aspects curatifs que préventifs.

Question subsidiaire 1: A quand remonte la dernière formation ?

Tableau N°37: Répartition des enquêtés selon le temps depuis la dernière formation.

N=7

Temps depuis la dernière formation

Effectif

Pourcentage

Cumul

< 1 an

5

71,43%

71,43%

1 à 2 ans

1

14,29%

85,71%

plus de 2 ans

1

14,29%

100,00%

Total

7

100,00%

 

La majorité des enquêtes (71,43%) ont reçu une formation dans l'année. Cette actualisation des connaissances devrait militer en faveur de la lutte contre la malnutrition.

Question subsidiaire 2:Quelle a été la durée de la dernière formation ?

Tableau N°38: Répartition des enquêtés selon la durée de la dernière formation.

N=7

Durée de la formation

Effectif

Pourcentage

Cumul

2 jours

1

14,30%

14,30%

5 jours

5

71,40%

85,70%

15 jours

1

14,30%

100,00%

Total

7

100,00%

100,00%

Le tableau montre que 85,70% des enquêtésont été formé pendant 5 jours. La durée des formations devraient permettre de véhiculer assez de connaissances pour le personnel qualifié sur la prise en charge de la malnutrition en vued'améliorer la qualité des services offerts et réduire par conséquent la gravité de la malnutrition.

Question 5.2.2: Quelles activités menez-vous dans le cadre de la lutte contre la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans ?

Tableau N°39:Réponses des enquêtés selon les activités menées dans le cadre de la lutte contre la malnutrition

Activités menées 

Fréquence

Pourcentage

Démonstrationsculinaires

2

7,14%

Hospitalisation et récupération pondérale en UROCREN

4

14,29%

Activités d'IEC

5

17,86%

Préparation des bouillies

1

3,57%

Promotion de l'AME

4

14,29%

Promotion de l'hygiène alimentaire et du milieu

3

10,71%

Surveillance du pondérale

7

25,00%

Surveillance du traitement

2

7,14%

A travers ce tableau, nous constatons que les activités menées par le personnel qualifié sont importantes et pertinentes, elles concourent toutes à la lutte contre la malnutrition.

Question 5.2.3 : Etes-vous supervisés régulièrement dans le cadre de l'exécution de vos activités de lutte contre la malnutrition?

Oui = 3 sur 7 soit 42,9%

Non = 4 sur 7 soit 57,1%

La majorité,4 agents sur 7n'est pas régulièrement supervisée dans le cadre de l'exécution des activités de lutte contre la malnutrition. Cette situation ne milite pas en faveur d'une bonne qualité des services.

Question subsidiaire 1: Si oui par qui ?

Médecin = 2 sur 3 soit 66,7%

Superviseur SSP = 1 sur 3 soit 33,3%

Les résultats nous montrent que le personnel qui supervise les activités est habilité à le faire.

Question subsidiaire 2 : Si oui, quelle est la périodicité des activités de supervision ?

Tableau N°40: Réponses du personnel qualifie sur la périodicité des activités de supervision

N=3

Périodicité

Effectif

Pourcentage

Cumul

Tous les 3 mois

1

33,30%

33,30%

Quotidiennement

2

66,70%

100,00%

Total

3

100,00%

100,00%

Deux tiers du personnel sont supervisés tous les jours quand le reste tous les 3 mois. Ce rythme de supervision est acceptable et devrait être généralisé au niveau de tout le personnel pour une meilleure efficacité des services. La généralisation de la supervision et à un rythme régulier serait à promouvoir.

Question 5.2.4: Effectuez-vous des activités de dépistage de la malnutrition au niveau communautaire chez les enfants de 0 à 5 ans ?

Oui = 3 sur 7 soit 42,9%

Non = 4 sur 7 soit 57,1%

Un peu plus de la moitié des enquêtés (4/7) déclare ne pas effectuer d'activités de dépistage de la malnutrition au niveau communautaire contre (42,9%). Ceci pourrait réduire le nombre d'enfants reconnu malnutri. Ce facteur influerait négativement sur le taux de dépistage de la malnutrition.

Un faible taux de dépistage de la malnutrition au niveau communautaire serait un facteur aggravant le phénomène étudié. Le dépistage de la malnutrition par le personnel qualifié serait nécessaire pour réduire la fréquence de ce problème.

Question 5.2.5:Avez-vous des possibilités pour prendre en charge les enfants malnutris ?

Oui = 1 sur 7 soit 14,3%

Non = 6 sur 7 soit 85,7%

La grande majorité des enquêtés (6/7) déclare n'avoir pas les possibilités pour prendre en charge les enfants malnutris. Ceci serait un facteur déterminant dans l'aggravation de la malnutrition sur le plan de la fréquence et de la gravité.

En effet, l'endémicité de ce fléau résiderait entre autres en son défaut de prise en charge correcte.

Question subsidiaire: Si oui quels types d'intervention menez-vous dans ce cadre ?

Figure n°17: Fréquence des réponses des enquêtés selon les types d'intervention menés.

Conformément aux thèmes de formation, la prise en charge de la malnutrition et celle de la maladie prédominent dans les types d'intervention effectués par l'enquêté.

Question subsidiaire 2 : Si non pourquoi ?

N=6

Figure n°18: Réponses du personnel de santé sur les difficultés liées à la prise en charge de la malnutrition. 

Le manque de ressources humaines et matérielles et l'insuffisance des produits consommables constituent les principaux obstacles à la prise en charge adéquate de la malnutrition par le personnel qualifié.  

Le renforcement des structures qui prennent en charge les cas de malnutrition en ressources humaines, matérielles et en produits spécifiques serait de nature à améliorer les stratégies de lutte contre la malnutrition.

Des actions de plaidoyer auprès des partenaires de développement et des autorités administratives et sanitaires mériteraient d'être entreprises.

Question 5.2.6: Effectuez-vous des activités de sensibilisation dans le cadre de la lutte contre la malnutrition?

Oui = 5 sur 7 soit 71,4%

Non = 2 sur 7 soit 28,6%

La majorité des enquêtés (5/7) déclare effectuer des activités de sensibilisation dans le cadre de la lutte contre la malnutrition. Cette situation semble être favorable à la lutte contre la malnutrition.

Question subsidiaire 1: Si oui, quelle est la périodicité des activités de sensibilisation ?

N=5

Figure n°19: Répartition des enquêtés selon la périodicité des activités de sensibilisation menées.

Les enquêtés ont évoqué (3/5) faire des activités de sensibilisation toutes les semaines et (1/5) une fois par mois.

Cette situation pourrait être favorable à la lutte contre la malnutrition si les activités menées concernentl'IEC de proximité qui couvrent les principales cibles communautaires concernées.

Question subsidiaire 2: Si oui, quelles sont les principales techniques de communication utilisées lors de ces activités de sensibilisation ?

N=5

Figure n°20: Réponses des enquêtés sur les principales techniques de communication utilisées.

Les principales techniques de communication utilisées sont par ordre d'importance:

les entretiens individuels

les causeries

la mobilisation sociale

les V.A.D.

Ces techniques de communication utilisées ont prouvé leur efficacité dans les changements de comportement et surtout si elles sont alternées.

Question subsidiaire 3: Si oui, quels sont les thèmes abordés lors de ces séances de sensibilisation ?

N=5

Figure n°21: Fréquence des réponses des enquêtés selon les thèmes de sensibilisation abordés.

Les différents thèmes abordés lors des séances de sensibilisation sont:

l'alimentation de l'enfant malade

l'AME

les différents types de nutriments

la détection des signes de dangers de malnutrition

la prise en charge de la malnutrition à domicile

la reconnaissance des principaux signes de malnutrition

Ces thèmes abordés sont tous pertinents et pourraient favoriser l'adoption de comportements favorables à la lutte contre la malnutrition.

Question 5.2.7: Rencontrez-vous des difficultés dans le cadre de l'exécution des activités de lutte contre la malnutrition ?

Oui = 6 sur 7 soit 85,7%

Non = 1 sur 7 soit 14,3%

La grande majorité des enquêtés(6/7) rencontrent des difficultés dans l'exécution des activités de lutte.

Question subsidiaire: si oui, lesquels ?

Figure n°22: Fréquence des réponses des enquêtés selon les difficultés rencontrées.

Les difficultés rencontrées par le personnel de santé qualifié dans le cadre de l'exécution des activités de lutte contre la malnutrition sont multiples et sont principalement: 

d'ordre organisationnel (64%): la mauvaise organisation des services le manque de formation continue, de coordination des activités, de motivation du personnel, de matériel didactique pour les démonstrations culinaires, de produits consommables pour les démonstrations culinaires, de moyens financiers pour l'achat des denrées alimentaires et des produits de récupération nutritionnelle

d'ordre communautaire (36%): le retard dans le recours aux soins, l'incompréhension des mères

Une amélioration de la qualité des services de nutrition par la formation continue du personnel, une meilleure coordination des activités, une augmentation de la motivation du personnel, une dotation des structures de prise en charge nutritionnelle en moyens matériels et financiers et de l'IEC des communautés sur leurs rôles et responsabilités dans la lutte contre la malnutrition s'avèrent indispensables.

Question 5.2.8: Selon vous qu'est-ce qui explique la fréquence de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr?

Figure n°23: Réponses des enquêtés sur les facteurs expliquant la fréquence de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr.

Les réponses des mères sur les facteurs qui expliquent la fréquence de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr sont variées :

la pauvreté

l'ignorance

la mauvaise alimentation

les problèmes liés au sevrage

les maladies fréquentes de l'enfant

le manque d'hygiène alimentaire

Tous ces facteurs considérés seraient à favoriser la malnutrition notamment s'ils sont combinés.

Leur prise en compte dans la recherche de stratégies correctrices pourrait réduire de manière considérable la fréquence de la malnutrition chez les enfants de 0 à 5 ans dans la communauté rurale de Nguène Sarr.

Question 5.2.9 : Que suggérez-vous pour diminuer la fréquence de la malnutrition dans la communauté rurale de Nguène Sarr ?

Figure n°24: Suggestions pour diminuer la fréquence de la malnutrition dans la communauté rurale de Nguène Sarr. 

Les suggestions formulées par le personnel qualifié sont toutes pertinentes et méritent d'être prises en compte dans les recommandations pour diminuer la fréquence de la malnutrition dans la communauté rurale de Nguène Sarr.

VI. SYNTHESE GENERALE DES RESULTATS DE L'ENQUETE

L'analyse des données permettent de constater que sur un total de 157 enfants enquêtés, 84 présentent au moins une des formes latentes de malnutrition soit une prévalence de 53,50%.

6.1. Les facteurs expliquant la fréquence de la malnutrition

6.1.1. Les facteurs liés à la communauté

La population enquêtée présente les caractéristiques suivantes :

Les enfants de 0 à 5 ans présentent une prévalence élevée de malnutrition.

Les mères d'enfants ont une moyenne d'âge de 27,24 ans. La majorité est mariée et vit en régime polygame avec une moyenne de 3 enfants.

Les relais et personnel de santé communautaire ont une moyenne d'âge de 40ans, ce sont majoritairement des femmes et d'ethnie Ouolof. La majeure partie est scolarisée ou alphabétisée et a au moins 3 ans d'expérience professionnelle.

Les responsables administratifs ont une ancienneté professionnelle minimale de 4 ans.

Le personnel qualifié est constitué de médecins, d'infirmiers et de sages-femmes, la majorité est de sexe féminin et a plus de 30 ans.

6.1.2. Facteurs liés à l'alimentation

L'insuffisance des aliments, leur caractère pauvre en nutriments et les interdits alimentaires aux enfants et femmes enceintes constituent un facteur favorisant la malnutrition dans la zone.

La majorité des mères (60%) ne pratiquent pas l'AME et ne donne pas de repas complémentaires à leurs enfants de 6 mois à 5 ans.

6.1.3. Facteurs socio-économiques

Les cultures ne permettent pas de vivre pendant toute l'année et les disponibilités alimentaires ne couvrent pas les besoins de la population. Les maris ont tous un emploi mais avec des revenus bas.

6.1.4. Les facteurs socio-culturels

La majorité des mères (64%) pratique le sevrage brusque, Elles sont des femmes au foyer avec une surcharge de travail du fait des familles élargies.

6.1.5. Les facteurs sanitaires

La fréquence élevée des maladies de l'enfance combinée avec les difficultés dans l'organisation des soins et services offerts aux populations constituent un facteur favorisant la fréquence de la malnutrition dans la zone.

6.1.6. Les facteurs environnementaux et climatiques

Le manque de respect des règles d'hygiène et d'assainissement du milieu sont avec le problème d'approvisionnement en eau potable autant de facteurs contribuant à la fréquence élevée de la malnutrition.

6.1.7. Les facteurs comportementaux

L'ignorance des mères liée aux méthodes d'alimentation de qualité de leur enfant pourrait être accentuée quand les prestataires de soins n'ont pas une bonne formation en PEC nutritionnelle. Elles doivent être sensibilisées pour rompre avec les mauvaises habitudes alimentaires maintenant fréquente la malnutrition dans la zone.

6.2. Les suggestions des enquêtés

L'adoption de comportements favorables à une bonne nutrition doit passer par une dotation des populations de moyens en vue d'une autosuffisance alimentaire.

La lutte contre les maladies de l'enfant, contre la pauvreté doit être prônée de par de meilleures conditions de vie et le renforcement de la sensibilisation pour une bonne pérennisation.

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry