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Les ONG locales de développement et la question de pérennisation de leurs acquis dans la préfecture de Kankan ( Guinée).

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par Mamadou Sounoussy DIALLO
Université de Kankan ( Guinée) - Master II recherche en sociologie 2012
  

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2.3. Théorie de la régulation et développement durable

L'auteur tente de montrer l'intérêt d'un rapprochement entre la Théorie de la Régulation et le référentiel, analytique et normatif, du développement durable. Si ce rapprochement ne se conçoit pas sans précautions, les deux constructions ne se situant pas sur le même plan épistémologique, chacune aide cependant à éclairer les zones d'ombre laissées par l'autre. La mise en rapport est notamment féconde pour les entrées suivantes : conceptualisation du système économique, rapport aux institutions, prise en compte de l'environnement, rapport au temps, analyse des ruptures, et cadre spatial.

À titre de première illustration, il mobilise les catégories régulationnistes pour questionner les dynamiques fordistes et postfordistes au crible de la durabilité. La mise en évidence d'antagonismes forts entre ces modes de développement particuliers et les enjeux de durabilité invite à se demander si, plus fondamentalement, certaines caractéristiques essentielles du capitalisme ne seraient pas en cause (Sandrine Rousseau et Bertrand Zuindeau 2001)

On relie généralement l'apparition de la notion de développement durable (ou soutenable) à la parution, en 1987, du rapport élaboré par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement, Our common future, plus connu sous le nom de sa présidente, Gro Harlem Brundtland Il est clair, cependant, que la notion dispose d'antécédents intellectuels, parfois anciens, s'inscrivant dans la pensée écologique et dans l'économie politique (CMED, 1987).

La définition la plus célèbre du DD résulte également du rapport Brundtland. Elle voit ce mode de développement comme « répondant aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». Cependant, sans que cela soit contradictoire avec la définition qui précède, le DD est très souvent appréhendé comme l'articulation des trois composantes suivantes : équité sociale, efficacité économique et préservation durable des acquis, voire une quatrième, la gouvernance (CMED, 1987, p. 51).

La problématique du DD a suscité une importante littérature, provenant de milieux d'acteurs divers et marquée de différences parfois très contrastées, notamment avec, d'un côté, des approches plutôt « modérées » (ayant pour source les entreprises et leurs représentants ou certaines institutions internationales telles que la Banque mondiale ou l'OCDE) et de l'autre, des approches davantage « radicales » (généralement issues de certaines ONG), considérant le DD comme un mode de développement alternatif au mode de développement économique actuel.

Sur un plan heuristique, divers corpus théoriques tels que l'institutionnalisme ou le courant néo-classique ont cherché à intégrer, avec plus ou moins de réussite, cette référence nouvelle. Des approches plus originales telles que l'économie écologique se sont, par ailleurs, constituées pour tenter d'apporter d'autres lectures (Costanza, 1991 ; Krishnan et al.1995).

Face à ce foisonnement théorique, il est possible d'opérer une partition entre les approches dites de la « durabilité faible » (issues en particulier du courant néoclassique) et celles relevant de la « durabilité forte » (économie écologique, approche institutionnaliste, notamment). Les premières retiennent généralement l'hypothèse d'une possible substituabilité entre les différents facteurs de production (capital naturel, capital physique, travail), voire entre les différents types de biens (l'environnement étant alors envisagé comme un bien économique parmi d'autres).

À l'inverse, les tenants de la durabilité forte, se montrent critiques d'une telle hypothèse et appréhendent l'environnement comme une variable tout à fait spécifique. De tels fondements théoriques différents, il résulte des analyses et des préconisations politiques elles-mêmes très différenciées. Ici on ne cherche pas à se positionner vis-à-vis de ces différentes contributions, qu'elles soient empiriques ou théoriques, mais aimerait apprécier la pertinence d'un autre courant théorique qui, jusqu'à présent, n'a pas paru s'intéresser au DD : la Théorie de la Régulation.

Le rapprochement entre DD et TR n'est pas artificiel. Il nous semble que l'un et l'autre sont à même de dépasser leurs « zones d'ombre » respectives. Surtout, la TR est susceptible d'offrir une caractérisation du capitalisme et de ses différents modes de développement à même d'éprouver la compatibilité entre la logique de ce système économique et social particulier et la logique inhérente au DD.

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