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Quelles sont les dérives dont il faut se méfier dès lors qu'on utilise des incentives pour rémunérer la performance?

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par Nadia LAKHAL
Université Paris Dauphine - Master en finance contrôle de gestion 2009
  

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II.C. L'ETHIQUE

II.C.1. CHANGEMENT DE COMPORTEMENTS DES CADRES

D'après C. Prendergast, la rémunération à la performance entraîne un changement de comportements des cadres. Ils vont se focaliser sur les tâches récompensées et délaisser d'autres obligations. En effet, les cadres effectuent de nombreuses tâches et les mesures de performance ne peuvent pas prendre en compte tous les aspects de leur métier. La bonne mesure de la performance est primordiale pour que le système d'incentives soit efficace. Sinon les cadres vont agir pour leur propre intérêt, délaisser le travail d'équipe et ce comportement peut nuire à l'entreprise à long terme.

II.C.2. MANIPULATION DE L'INFORMATION

Les dirigeants produisent les résultats comptables et financiers remis aux actionnaires qui servent de base à leur évaluation dont dépend ensuite leur rémunération. Or il s'agit d'un instrument de pouvoir mis entre leurs mains. C. Alcouffe parle de « marge discrétionnaire des dirigeants ». Les dirigeants ont connaissance des données exactes et pourrait les dissimuler aux actionnaires afin de présenter par tous les moyens un état favorable de leur performance au détriment de la qualité de l'information. En d'autres termes, ils sont évalués sur la base d'indicateurs qu'ils influencent ou produisent eux-mêmes, ce qui n'est pas sain. Les actionnaires doivent donc avoir un regard pertinent sur les informations fournies et les connaissances nécessaires.

Le cas le plus emblématique est le scandale Enron qui a fait faillite en 2001, suite à des pertes occasionnées par des opérations spéculatives. Elles avaient étés dissimulées par des manipulations comptables.

Ces défaillances soulèvent la nécessité de contrôles réalisés par des autorités indépendantes représentant un contrôle fiable des données et qui n'auraient aucun intérêt à influencer les résultats à produire. Dans l'affaire Enron, l'auditeur des compteurs, l'entreprise Arthur Andersen a également fait faillite n'ayant pas révélée ses manipulations.

Mais, comme l'explique Edith Ginglinger, dans « L'actionnaire comme contrôleur », (Revue française de gestion, pp39), « plus l'actionnariat est dispersé moins le contrôle des dirigeants est effectif » puisque les coûts de contrôle sont élevés et supportés totalement par l'actionnaire qui le met en oeuvre alors qu'il n'en bénéficiera qu'à la hauteur de sa participation au capital. Au contraire, un actionnaire qui n'engage pas d'efforts de contrôle ne supportera pas de coûts, et bénéficiera des efforts des autres actionnaires. Ceci renvoie à la théorie du passager clandestin.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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