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Dynamique des réseaux et des systèmes de communication des migrants sénégalais en France

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par Moda GUEYE
Université Michel de Montaigne Bordeaux 3 - Doctorat de géographie 2010
  

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8.2 Des usages en faveur de la promotion de quelques facettes

de la culture d'origine

En lui donnant la possibilité d'avoir plus de visibilité, Internet participe, d'une certaine façon, à la vulgarisation de la culture sénégalaise en France en particulier et dans

156 Dewitte, P., Homo cybernatus, in Hommes et migrations, n° 1240, novembre-décembre 2002.

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le reste du monde en général. Cette technologie est utilisée comme support permettant d'informer et de diffuser les évènements culturels. Aujourd'hui, toutes les informations relatives aux activités culturelles organisées par les associations de migrants sénégalais présentes dans les différentes villes de l'Hexagone sont accessibles sur leurs sites web. Ces associations se servent de leur site web surtout pour informer et communiquer notamment sur l'édition de la semaine culturelle organisée chaque année. Sur chacun de ces sites web, une rubrique entière est généralement consacrée uniquement aux programmes établis dans le cadre de l'organisation de ces évènements culturels. Par conséquent, tous ceux qui veulent découvrir la culture sénégalaise peuvent le faire en se rendant d'abord sur ces sites pour connaître les dates et les lieux. Internet offre ainsi une plus grande ouverture des activités culturelles sur les populations locales et sur les autres communautés. Il permet donc à toutes ces personnes l'accès instantané des programmes culturels à partir de leur domicile. En effet, une personne qui n'a pas le temps de se déplacer peut se connecter sur Internet et obtenir des informations sur le déroulement des programmes culturels. La mise en ligne des activités culturelles peut s'analyser comme un complément au support papier, jadis principal moyen de diffusion ou encore de publicité. Internet contribue de ce fait à démocratiser davantage l'accès aux informations ayant trait aux évènements culturels.

La plupart des sites web proposent en outre une galerie photos dans laquelle les internautes peuvent consulter les photos prises parfois lors des séances de tam-tam ou de défilés de tenues vestimentaires traditionnelles sénégalaises. La participation à la vie culturelle dans le pays de résidence se manifeste aussi à travers les conférences et débats, mais aussi à travers la promotion de l'art, des savoirs et savoirs-faire développés au Sénégal.

On constate donc que diverses activités sont initiées par les associations de Sénégalais en France en faveur de la promotion de la culture sénégalaise dans l'Hexagone. Ces manifestations constituent un des aspects de la participation de la communauté sénégalaise à l'animation socioculturelle dans les différentes villes françaises. Ainsi pour mieux remplir leur mission d'ambassadrice de la culture sénégalaise dans les régions françaises, les associations ont investi le cyberespace. Internet permet non seulement de mieux faire connaître la culture sénégalaise auprès des français et des autres communautés vivant en France, mais aussi il permet aux associations de migrants

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d'acquérir une plus grande audience et une plus grande visibilité dans le paysage associatif français. Internet représente donc un outil puissant pour impulser et donner plus de dynamisme aux manifestations culturelles. Il est utilisé pour affirmer et promouvoir la culture sénégalaise. Internet peut favoriser la diffusion des activités culturelles auprès d'un public plus large afin de lui donner plus de retentissement et aussi favoriser des échanges interculturels. Les associations développent de plus en plus leurs sites sur Internet. Ce qui montre qu'Internet est devenu un canal de diffusion qui complète et renforce les canaux de diffusion traditionnels. Les internautes disposent d'un accès plus facile et d'une meilleure information. Tout ce que l'on mettait avant sur support papier peur être maintenant diffusé sur Internet. Ce qu'Internet offre pour le moment de manière incontestable à toutes ces associations présentes en ligne c'est une vitrine. Il serait aujourd'hui bien difficile de nier le rôle de ces associations dans la vulgarisation de la culture sénégalaise. Non seulement Internet améliore ou augmente la visibilité des activités menées par ces associations, mais il leur permet en outre de communiquer de manière plus efficace avec les différents partenaires locaux.

Par ailleurs, Internet constitue une vitrine essentielle pour découvrir certaines pratiques de la communauté mouride. On observe une propension des sites web mourides à communiquer sur les activités des différentes associations mourides implantées en France. De ce fait, ils ont surtout vocation à servir d'espace d'information sur l'enseignement et l'oeuvre de Cheikh Ahmadou Bamba et aussi sur les manifestations organisées par les nombreux dahiras répartis sur l'espace français. Certains sites web disposent d'une médiathèque où les internautes peuvent visualiser des enregistrements vidéo ou écouter des enregistrements audio de certains évènements mourides célébrés au Sénégal ou en France.

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Image 5 : Différentes manifestations culturelles organisées en France

Cérémonies de faux lions sur la Des Sénégalaises arborant leurs tenues Exposition de produits artisanaux

place Grenette à Grenoble traditionnelles lors du « Grand Sud » à Perpignan sénégalais à Nice

8.2.1 Transferts d'informations, de savoirs et de compétences

La question du transfert des connaissances et compétences des migrants vers leur pays d'origine a connu un regain d'activité à l'ère des technologies de l'information et de la communication. Les pays pauvres qui ont vu au cours de ces dernières années une partie importante de leurs ressources humaines hautement qualifiées partir vers les pays développés, considérés comme des cieux plus favorables à leur épanouissement professionnel, peuvent trouver dans les TIC un atout en faveur de la mobilisation de ce capital humain qui arrive à un point nommé. Sachant que le potentiel de connaissances et de compétences au sein des migrants hautement qualifiés peut aujourd'hui s'avérer, dans bien des cas, un élément essentiel pour le développement des pays d'origine, mais aussi un facteur non négligeable en vue de mieux les connecter au système global de partage des connaissances. C'est d'ailleurs une des idées phares qui sont à la base du projet « Diaspora Knowledge Networks » (DKN).

Ce projet, initié par l'UNESCO au cours de l'été 2005 et coordonné par le sociologue William Turner157, consiste tout d'abord à mettre en place des mécanismes (outils conceptuels et méthodologiques) qui permettront aux migrants hautement qualifiés, d'une part, d'utiliser toute technologie de communication susceptible de les maintenir en contact avec leur pays d'origine et, d'autre part, de se servir d'Internet pour tisser de solides liens sociaux entre eux. Il s'agit ensuite de localiser des compétences diverses au

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sein de ces diasporas, à travers par exemple la mise en place d'un système de communication destiné à cerner et gérer de façon adéquate les savoirs et savoirs-faire en leur sein, et aussi d'identifier les ressources, les contraintes et les priorités dans les pays d'origine, sans laquelle aucune action efficace n'est possible. Il s'agira enfin dans le cadre de la coopération bilatérale de faire participer les migrants dans les projets de développement en faveur des pays d'origine. Jean-Baptiste Meyer considère à ce propos que les diasporas de la connaissance constituent un atout inédit pour la compétitivité des pays du sud158. Dans ses travaux sur les diasporas scientifiques, J-B. Meyer s'interroge sur le rôle des migrants chercheurs comme porteurs de dynamisme et comme atouts pour le développement durable des pays d'origine.

Aujourd'hui, les progrès fulgurants enregistrés dans le domaine des technologies de l'information et de la communication sont incontestablement en train de révolutionner, de façon extraordinaire, la manière dont les migrants parviennent à maintenir et renforcer les relations avec leur pays d'origine. Ainsi, les migrants hautement qualifiés au sein de la diaspora sénégalaise en France peuvent non seulement communiquer au quotidien plus facilement entre eux ou avec la fraction qui vit ailleurs dans d'autres pays de migration, mais également ils peuvent accéder en temps réel à certaines informations relatives au pays d'origine, informations parfois déterminantes dans leurs choix présents ou futurs. Il semble donc que les TIC contribuent à élargir les perspectives d'emploi à l'échelle mondiale, par conséquent à plus de mobilité internationale, tout en accentuant l'idée de coprésence avec le pays d'origine malgré la distance. En France, les migrants sénégalais hautement qualifiés regroupent des enseignants, des ingénieurs, des médecins, des juristes, des consultants, des informaticiens, des entrepreneurs, des financiers... Or, la plupart d'entre eux sont des porteurs de projets, des vecteurs d'investissement. C'est donc surtout pour se rencontrer afin de mieux se connaître et aussi pour échanger et initier des collaborations professionnelles que ces cadres Sénégalais ont décidé de se réunir au sein du réseau « Espace Jappo ». De même que les étudiants et anciens étudiants sénégalais dans les grandes écoles françaises comme l'Ecole Polytechnique, Ponts et chaussées, HEC... se sont rassemblés autour de l'Association des étudiants Sénégalais des grandes écoles (AESGE), dans le but de tisser de solides liens de fraternité et de promouvoir leurs

157 William ou Bill Turner est chercheur au LIMSI (laboratoire d'informatique pour la mécanique et les sciences de l'ingénieur), une unité de recherche du CNRS, associée aux universités Paris 6 et Paris 11. Il est membre de l'équipe PCD, Groupe Architectures et Modèles pour l'Interaction (AMI).

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connaissances et compétences auprès des entreprises sénégalaises et multinationales. Les membres de l'AESGE ont mis en place un réseau de parrainage pour permettre à des lycéens ou des étudiants de prendre sous leur tutelle des enfants déshérités des zones rurales sénégalaises.

Au Canada, les ingénieurs et scientifiques sénégalais, regroupés au sein de la Société Sénégalaise des Scientifiques et Ingénieurs au Canada (S3IC), déploient un certain nombre d'initiatives en direction de leur pays d'origine. C'est ainsi qu'ils ont mis en place un important projet de transformation de plantes aquatiques envahissantes au niveau de la région du fleuve et plus précisément à Ross Béthio dans la région de Saint-Louis. Il s'agit du projet Jade, un projet financé par la Banque Mondiale à hauteur de $US 100.000 et consistant à transformer des herbes envahissantes en granules combustibles que les populations locales pourront utiliser dans les cuissons domestiques. Il y a aussi un projet pilote visant à informatiser les services sénégalais chargés d'émettre des pièces d'état civil afin de permettre à leurs compatriotes de pouvoir effectuer en ligne des demandes d'extrait de naissance, de certificat de mariage, de décès... Un autre projet consiste à utiliser la biomasse pour produire de l'énergie dans certaines zones démunies du Sahel rural, en partenariat avec une entreprise canadienne, Canada Composting Inc (CCI). Ce projet, décomposé en trois phases, vise d'abord dans une première étape à produire de l'énergie à partir de la valorisation énergétique des résidus et déchets agricoles, ensuite une seconde étape consiste à traiter des déchets urbains et enfin une troisième étape assure la production d'énergie à partir des cultures énergétiques (référence : www.s3ic.ca). Par ailleurs, les membres de la S3IC apportent également leurs contributions au bon fonctionnement de certains services administratifs sénégalais en faisant par exemple des propositions de structures organisationnelles. C'est dans ce sens qu'une proposition a été adressée par lettre au Directeur de l'ARTP de l'époque, Monsieur Malick Guèye, en mars 2006.

Les TIC, en particulier Internet, offrent aux expatriés qualifiés des possibilités de relations et d'échanges. De nouveaux réseaux se développent dans lesquels les membres, dotés de compétences diverses, sont liés par des liens de solidarité, mais en même temps par le besoin de s'organiser afin aussi d'être plus utiles au pays d'origine. A cet effet, des sites web sont développés pour servir de plateformes de rencontres, d'échanges d'idées et

158 MEYER, J-B. Les diasporas de la connaissance : un atout inédit de la compétitivité du sud. La Revue

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d'informations sur les missions, les activités et les projets initiés. Ces sites fonctionnent en fait comme des lieux de contact ou des lieux stratégiques susceptibles de procurer des compétences qui pourraient éventuellement se révéler productives dans des activités essentielles pour le pays d'origine.

Aujourd'hui, les médecins sénégalais installés à l'étranger peuvent trouver, à travers la vidéoconférence, un moyen de travailler en synergie avec leurs collègues médecins au Sénégal. Comme cela a d'ailleurs commencé à se faire entre le Sénégal et quelques uns de ses partenaires européens. Depuis juin 2001, une unité de chirurgie assistée par vidéo existe et fonctionne au CHU de l'hôpital Aristide Le Dantec à Dakar. Cette chirurgie en vidéo-assistée permet aux étudiants sénégalais et d'autres pays d'Afrique de bénéficier des connaissances et du savoir-faire d'experts exerçant dans des centres partenaires européens tels que le professeur G. Fourtanier de l'hôpital Rangueil de Toulouse, le professeur G. B. Gadiere de l'hôpital Saint-Pierre de Bruxelles, le professeur J. Marescaux de l'IRCAD de Strasbourg. En outre, des gynécologues sénégalais ont pu acquérir à distance une formation en ligne avec la collaboration des universités de Brest et de Grenoble dans le cadre de l'université médicale virtuelle francophone.

Par ailleurs, les technologies de la voix sur IP, notamment Skype ou Msn Messenger offrent également aux enseignants et chercheurs sénégalais de la diaspora une formidable opportunité pour communiquer en temps réel et partager facilement les résultats de leurs travaux avec des compatriotes partageant les mêmes centres d'intérêt au Sénégal. Ces technologies offrent aussi des espaces de rencontre, de partenariat et de travail. A ce propos, nous avons déjà montré l'utilisation de Skype par deux migrants sénégalais et leurs partenaires français (JTS France) comme espace virtuel de rencontres, d'échanges et de travail. Les différentes réunions pour créer une filiale de JTS France se sont en effet déroulées sur Skype. Sénégal société spécialisée dans la vente de semences et d'accessoires de jardinage. Les différents actionnaires en France et le responsable au Sénégal disposent tous d'un compte sur Skype où a lieu l'essentiel des réunions de travail. L'Internet mobile acquis auprès de l'opérateur Orange Sénégal permet à M. G., en charge de JTS Sénégal, d'avoir à disposition en temps réel toutes les informations venant de ses collaborateurs à Thiès ou de ses partenaires en France.

internationale et stratégique, 2004, 55.

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Quel que soit le lieu où il se trouve, le candidat à l'investissement au Sénégal peut se rendre sur les sites portails et solliciter les avis de leurs compatriotes dotés de compétences avérées dans le domaine juridique ou celui des finances avant de prendre la décision de placer le capital accumulé durant des années de labeur et de privation dans une quelconque activité. Les forums consultés montrent que les internautes s'en servent pour dialoguer et parfois obtenir des explications pointues dans de nombreux domaines.

C'est ainsi que se sentant floués, des Sénégalais, qui avaient investi dans le projet consistant à la réalisation du centre commercial « les Quatre C » à Dakar, se sont regroupés pour mieux défendre leurs intérêts. En avril 2009, ils ont compris le bénéfice qu'ils pouvaient trouver à utiliser le site portail Seneweb.com comme lieu d'information et de communication. Ils ont pu ainsi sensibiliser une bonne partie des internautes sur le différent qui les oppose avec le promoteur du centre commercial. En retour, ils ont pu obtenir, de façon instantanée, des conseils sur les démarches à entreprendre sur le plan juridique.

On a pu aussi constater que des imaginations fertiles peuvent parfois se développer à travers les sites web des associations de migrants. Sur Facebook, un migrant sénégalais résidant en Italie a créé une page consacrée à Thiaroye en banlieue dakaroise afin de regrouper tous les migrants originaires de cette localité ainsi que toutes les personnes qui aiment cette localité ou ont envie de la découvrir. Cette page, intitulée « Tewwal Sa Gokh » (qui signifie en wolof « Représenter sa localité ») offre donc aux migrants originaires de Thiaroye la possibilité de se retrouver pour discuter et essayer de trouver ensemble des solutions aux maux dont souffre leur localité d'origine. Des débats sont organisés autour des questions telles que l'émigration clandestine, les inondations, les problèmes de santé liés au déversement de l'oxyde de plomb contenu dans les batteries automobiles sur le sol de la commune ... Les internautes peuvent donner leurs avis et proposer des idées pouvant permettre de créer des emplois aux jeunes restés sur place. Ainsi l'un des membres du réseau, conscient des potentialités liées à l'exploitation des déchets qui s'amoncellent dans la commune, émet l'idée de mettre en place une usine de transformation des déchets en énergie. Tout ce qui vient d'être dit montre que l'insertion et les usages des TIC par les migrants permettent à ces derniers de donner davantage de sens positif à leurs diverses contributions en faveur du bien-être et de l'amélioration des conditions d'existence de leurs compatriotes restés au pays. Les sites web peuvent

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constituer des plateformes de rencontres, d'échanges et de relations de partenariat. Ils peuvent aussi combler le déficit de confiance que les migrants éprouvent souvent à l'égard des pouvoirs publics dans les pays d'origine. Les TIC favorisent la transparence, ce maillon faible du dispositif au niveau de l'investissement en particulier et pour le développement en général.

Il serait tout particulièrement judicieux que les différents acteurs concernés essayent de voir ensemble dans quelle mesure ces migrants hautement qualifiés pourraient raisonnablement mobiliser de façon satisfaisante leurs compétences au profit du bien-être de leurs compatriotes restés au pays. Sans aller jusqu'à tomber dans l'euphorie consistant à penser naïvement que nos pays pauvres vont enfin réaliser le bond technologique tant attendu ou espéré et entrer miraculeusement dans une ère nouvelle et radieuse de développement grâce à l'accès massif des migrants hautement qualifiés aux TIC. Force est quand même de reconnaître que ces migrants sont porteurs de nouveauté et d'innovation qui peuvent avoir des effets remarquables s'ils sont exploités à bon escient. La mobilisation de cette « knowledge diaspora », de ces élites expatriés est fondamentale dans le processus de développement de leur pays d'origine. Bien que continuant de subir encore une importante fuite des cerveaux, un pays comme l'Inde a su aussi en même temps mettre en place des initiatives incitant ses élites expatriées à jouer un rôle important dans le développement des pôles scientifiques et techniques dans leur pays d'origine (A. M. Gaillard et J. Gaillard, 2002). Parmi les pays émergents du Sud-Est asiatique, certains tels que Taïwan ou la Corée du Sud ont bénéficié des retours de leurs jeunes diplômés qui, à leur tour, « ont largement contribué au développement rapide des techniques de l'information et de la communication, secteur sur lequel s'est appuyé le développement économique et industriel de ces pays durant les dernières décennies (Chang, 1982; Song, 1991; Luo & Wang, 2001 cités par. M. Gaillard et J. Gaillard, 2002). Ils constituent des interlocuteurs valables pour les partenaires au développement. Néanmoins, cela suppose, entre autres, une prise de conscience et une réelle volonté politique des pouvoirs publics sénégalais. C'est là un vaste débat.

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