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Conflits linguistiques et rapports de force entre les langues en présence au sein des entreprises internationales.

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par Alice Bellia
Kedge BS - Master of Sciences in Management 2015
  

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2.3 De la culture locale à la culture d'entreprise

Aussi, une fusion ou acquisition entre deux ou plusieurs entreprises, même si elle représente un phénomène d'actualité, connaît des limites puisqu'une étude du cabinet français d'audit, d'expertise comptable KPMG a démontré que sur 100 dirigeants impliqués dans 100 accords entre 1996 et 1998, 83% des fusions et acquisitions n'ont produit aucun bénéfices pour les actionnaires et parties prenantes de l'entreprise.66

En effet, il faut penser aux impacts et retombées non pas seulement économiques mais aussi l'impact sur l'emploi (crées ou supprimés), sur la compétitivité ainsi que d'autres facteurs à prendre en considération comme celui de la culture d'entreprise : C'est un facteur important de la performance qui donne avantage un compétitif en coordonnant les efforts des employés dans une dynamique de fédération.

C'est pourquoi celle-ci doit être considérée en amont de la négociation ce qui réduirait considérablement les échecs des fusions et acquisitions. La question qui se pose maintenant est de savoir comment « promouvoir » la fusion auprès des employés et éviter un choc des cultures tout en maintenant (voir augmentant) la productivité ?

2.4.1 Intégration & assimilation

Pour qu'une entreprise et plus particulièrement une entreprise multiculturelle soit performante, elle ne peut pas faire abstraction de la culture de ses parties prenantes. Que ce

66 Gill, Carol, (2012), The role of leadership in successful international mergers and acquisitions: Why Renault-Nissan succeeded and Daimlerchrysler-Mitsubishi failed, in Human resource management

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soit la culture des clients, des employés ou des collaborateurs, celle-ci doit être respectée et prise en considération.

C'est pourquoi de nombreuses multinationales misent sur l'emploi de « talents locaux » tout en développant une culture d'entreprise et des objectifs communs.

Pour réussir dans les relations interculturelles, les managers doivent faire preuve d'ouverture d'esprit. Il est de portée universelle que les managers arrogants, imbus d'eux même et résistants à toute forme d'apprentissage auront une piètre performance lors d'un contact avec d'autres cultures.

C'est pourquoi il est important d'apprendre par le biais de cours portant sur la diversité culturelle par exemple afin que les managers puissent adapter leur management à la culture locale.

Une des solutions est de recruter directement des locaux et de leur enseigner la culture d'entreprise plutôt que former des expatriés à la culture locale. Cela permet en sus d'éviter la scission entre les employés locaux et « les autres » qui se produit souvent quand ce sont des « étrangers » qui se retrouvent en position d'encadrement et prodigue aux employés existants de l'entreprise cible de se sentir valorisés et intégrés , c'est un symbole important qui donne confiance aux locaux et les responsabilise.67

Les employés de la société source doivent être délaissés pour autant, ils peuvent en effet jouer le rôle de mentor dans la transmission de la culture d'entreprise et des connaissances (cf. Knowledge Management que nous avons évoqué) dans la mesure où ils tissent une relation de confiance et de loyauté avec les employés locaux.

67 Byron, Sebastian, (1996), « Integrating local and corporate cultures », in HR Magazine, Volume 41, n°9, pp. 114 Magazine, Volume 41, n°9, p. 114

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La notion d'unité et d'identité est donc nécessaire pour qu'une fusion fonctionne sur le long terme, les facteurs psychologiques ainsi que la question de l'identité doivent être au coeur des considérations.68

En effet sans aucun engagement de la part des employés, Si tous les employés de la nouvelle entité ne travaillent pas ensemble dans la même direction alors celle-ci est vouée à l'échec.69 Le problème des fusions et que le problème d'identité est considéré une fois la fusion aboutie or celui-ci doit être pris en considération bien en amont. Aujourd'hui ce sont des aspects superficiels qui priment comme le choix d'un nouveau nom et logo au détriment de problèmes d'identité sous-jacents bien plus stratégiques.

Afin que la synergie psychologique s'exerce il faut se poser la question fondamentale du « Qui sommes-nous ? » et de donner la réponse à toutes les parties prenantes de l'entreprise. Qu'est ce qui fait que cette organisation est unique et constitue son essence.70

68 Bouchikhi, Hamid et al. (2012), « Making Mergers Work », in MIT Sloan Management Review, Cambridge, MIT

69 Bouchikhi, Hamid et al. (2012), « Making Mergers Work », in MIT Sloan Management Review, Cambridge, MIT, p. 64

70 Bouchikhi, Hamid et al. (2012), « Making Mergers Work », in MIT Sloan Management Review, Cambridge, MIT, p. 66

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"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote