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Management du courrier et efficacité du cabinet du ministère des relations extérieures


par Frédéric LEBE
Université de Yaoundé II SOA - ISMP - Master en management des organisations publiques 2016
  

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II-3-2 Efficacité Organisationnelle

Nous nous appuyons sur l'assertion de Luc Brunet (2001) qui dit : « L'efficacité est un construit qui n'est qu'une abstraction de la réalité. Il existe seulement parce qu'on l'infère à partir de phénomènes observables ». Un des éléments susceptibles d'influencer cette efficacité est la perception du climat de travail. La perception entretenue par les personnels de façon dont ils sont traités sert de référents aux comportements qu'ils vont adopter. Le type de climat perçu serait donc responsable d'une partie de l'efficacité de l'organisation.

Toute organisation peut être vue comme poursuivant diverses natures de buts liés certes à sa « production », mais aussi à sa volonté de survie ou aux effets indirects qu'elle peut obtenir.

La question de la mesure de l'efficacité organisationnelle est en débat chez les Théoriciens des organisations. Esquissons les trois modèles les plus connus. Le premier mesure l'efficacité au regard de la capacité de l'organisation à atteindre ses objectifs.

Un second modèle est centré sur la satisfaction éprouvée par les membres à l'égard de l'organisation. Les critères découlant d'une telle appréciation visent à permettre un fonctionnement harmonieux de l'organisation (seuil de tension acceptable) en assurant un niveau minimal de satisfaction à ses membres.

Un dernier ensemble de modèles fait dépendre l'efficacité du degré d'intégration (cohérence interne) entre les parties composant une organisation, et son adaptabilité à l'environnement. Cette approche "systémique" de l'efficacité n'est pas exempte de limites : elle véhicule une vision "passive" de l'organisation, une prévalence des moyens sur les fins, néglige les stratégies des membres. Ces modèles lient les critères d'efficacité aux caractéristiques internes des organisations. R. Hall(1987) établit, pour sa part, qu'on ne peut concevoir une efficacité organisationnelle globale/totale (overallorganizationaleffectiveness) ; il préfère proposer la mesure de cette efficacité selon des critères simultanés : au regard des objectifs que l'organisation s'est fixé, de la variété de ses ressources, de ses composantes, des temporalités dans lesquelles s'inscrit son action (que l'on peut qualifier d'efficacité située). La suggestion est théoriquement satisfaisante, mais sa mise en oeuvre dans le cas pratique pose de redoutables problèmes.

Dans un contexte d'amélioration continue, il nous apparaît à propos de relier l'évaluation d'un programme de formation à l'efficacité organisationnelle. Morin, Savoie et Beaudin (1994) utilisent la définition suivante de l'efficacité organisationnelle : « Un jugement prononcé par les multiples constituants sur les produits, les résultats ou les effets de l'organisation ou de ses processus » (p.129).

Les multiples constituants énoncés dans la définition sont en fait quatre groupes qui ont des intérêts à l'égard de l'organisation : les investisseurs (créanciers, actionnaires, fournisseurs, etc.), les producteurs (administrateurs, gestionnaires, employés), les clients (distributeurs, consommateurs) et les organismes régulateurs (gouvernement, associations). L'efficacité est donc une norme de performance organisationnelle liée aux valeurs des personnes ou des groupes concernés. Morin et al. nous proposent une conception intégrée de l'efficacité organisationnelle selon quatre dimensions : la valeur des ressources humaines, l'efficience économique, la légitimité de l'organisation auprès des groupes externes et la pérennité de l'organisation. De plus, ils proposent certains critères pour juger de l'efficacité d'une organisation.

Dans le milieu scolaire, plusieurs études tendent à démontrer une relation entre le climat et l'efficacité des écoles. En effet, plusieurs chercheurs s'accordent pour dire que les écoles diffèrent d'une manière marquée, non seulement dans l'architecture, le statut socio-économique des élèves mais aussi dans l'atmosphère, le climat et la culture (Halpin et Crofts, 1963) et que cette différence affecte les résultats des étudiants.

D'une part, il appert que les variables écologiques (aspects physiques et matériels), ont des relations faibles ou inconsistantes avec les résultats scolaires. Par exemple, dans certaines études (Duke et Perry, 1978, voir: Klitgaard et Hall, 1974), plus les écoles sont petites, meilleurs sont les résultats scolaires alors que dans d'autres (Rutter et al. 1979; Weber, 1971), la taille de l'école ne produit aucun effet sur les résultats. Brunet et al. (1991) ont aussi trouvé que des écoles situés dans des milieux défavorisés pouvaient avoir une meilleure efficacité que leurs homonymes de milieux favorisés à cause de leurs climats plus ouverts. 

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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore