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Musiques actuelles en milieu rural - le cas du gà¢tinais sud seine-et-marnais


par Bilitis DELALANDRE
Université Paris-Est Marne-la-vallée - Département histoire - Master 2 Professionnel « Développement Culturel Territorial » 2016
  

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II. La recherche d'une identité, la Seine-et-Marne

2.1. Seine-et-Marne, un pied â la campagne, un autre dans la ville

La Seine-et-Marne est le plus grand département d'Île-de-France, elle représente à elle seule près de 49% du territoire régional. En l'espace de quelques décennies, les milieux urbains et ruraux ont considérablement évolué en Seine-et-Marne. La notion traditionnelle de l'espace rural, marquée par l'activité agricole, a largement été remise en question. Alors que la population agricole était de 50% en 1946, elle ne représente pas plus de 17% de la population agricole actuelle80. Aujourd'hui, la majeure partie Ouest du département appartient à l'unité urbaine de Paris, à son agglomération. De plus, les cinq nouvelles villes, ou les trois syndicats d'agglomération nouvelle81 participent toujours plus à l'urbanisation du centre du département. L'évolution des modes de transport et de télécommunication a eu, tout comme à l'échelle nationale, une incidence profonde en matière de peuplement. À des degrés divers, le monde rural est pénétré par le monde urbain, fort peu dans les campagnes « profondes », situées loin des villes, mais de manière constante à la périphérie des centres-urbains. Aussi, avec une hausse de plus de 10% de sa population entre 1999 et 2009, la Seine-et-Marne est le département qui a connu la plus forte croissance démographique de France, et compte en 2009 plus d'1,3 millions d'habitants. Le phénomène de périurbanisation étant la principale conséquence de cette hausse, appuyé par un solde naturel positif très important (la croissance vient de l'intérieur). Une tendance qui ne ralentit pas, mais qui reste largement localisée sur la frange Ouest et au niveau des villes nouvelles. D'ailleurs, près d'un seine-et-marnais sur deux vit dans une des 31 communes de plus de 10 000 habitants, on parle d'un peuplement « métropolitain », face à un peuplement « historique » le long des deux cours d'eau qui traversent le département, la Seine et la Marne. Alors que 75% des communes ont moins de 2000 habitants et 60% ont moins de 1000 habitants, près de 80% de la population vit dans une commune urbaine.

80 Insee, Recensement agricole de 1999

81 Dans le cadre de la création du Schéma Directeur d'Aménagement de la Région Parisienne (SDARP), confiée à Paul Delouvrier par le Générale de Gaulle, en août 1961. Dans l'objectif d'organiser une banlieue en pleine expansion et structurer l'espace en créant les conditions d'équilibre entre travail et habitat, cinq villes seront créées en trois syndicats d'agglomération nouvelle : Melun-Sénart, Le Val Maubuée et le Val d'Europe.

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Structuration urbaine en Seine-et-Marne

Source : Département de Seine-et-Manre, DADT, SIG, IAUF, 2012

Département mixte, où l'activité agricole, subsiste aux côtés d'activités industrielles ou relevant du tiers secteur, la Seine-et-Marne compose aujourd'hui entre une forte urbanité et des espaces ruraux où coexistent :

- les «campagnes des villes», d'une part, situées en zone périurbaine et distinguées par leur caractère résidentiel. Ce sont les secteurs de la ceinture verte, des vallées et des lisières de massifs forestiers. La pression urbaine y est plus forte.

- les «nouvelles campagnes», largement « tertiarisées », où la généralisation de la mobilité permet d'élargir le territoire aux fonctions productives, touristiques, résidentielles et

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naturelles. Il s'agit typiquement des parcs naturels régionaux (PNR), qui se sont souvent constitués sur les traces des anciens pays, et des secteurs valorisés de la ceinture verte82.

La tendance seine-et-marnaise est à la diffusion résidentielle dans les aires rurales. D'un côté, ce phénomène est source de dynamisme pour les campagnes dont la population s'accroît, ainsi que les services liés au développement de l'économie résidentielle. Mais de l'autre, il conduit à la marginalisation d'espaces ruraux plus fragiles, qui s'inscrivent dans le cadre du tout automobile. Ainsi, la répartition démographique est largement disparate.

Cartographie de la densité en Seine et Marne

Source : Département de Seine-et-Marne, SIG, INSEE, 2009

82 Source : Atlas rural et agricole de l'Ile-de-France, DRIAF, IAURIF, 2004 «Pour l'Île-de-France, anneau compris entre 10 et 30 kilomètres du centre de l'agglomération parisienne, comptant 60 % d'espaces ouverts en 1999 (forêts récréatives, agriculture spécialisée...) et rassemblant 3,7 millions d'habitants.»

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Avec 65% de communes entre 500 et 3000 habitants, 34% des communes de moins de 500 habitants et l'émiettement des zones d'habitations en une foule de micro-territoires, force est de constater que le département est partagé entre des zones urbaines et périurbaines à forte densité humaine et des zones rurales à bien plus faible densité. Avec un tissu économique fortement tertiarisé, la Seine-et-Marne totalise plus de 80% d'emplois salariés dans le commerce et les services. Le secteur de l'industrie représente un peu plus de 12% de l'emploi, suivi par les activités de transport (8%) et de construction (7,4%). Notons la part mineure de l'emploi agricole, qui représente aujourd'hui seulement 0,4% alors que les terres agricoles seine-et-marnaises, représentent actuellement plus de 57% du territoire. Particulièrement liés aux spécificités industrielles du département, les ouvriers et employés sont sur-représentés, notamment à l'Est et au Sud du département (qui possède justement un héritage industriel fort). La part des cadres reste faible comparée au reste de l'Île-de-France (15% contre 26%). Le niveau moyen de diplôme est également l'un des plus faible de la région (25% de post-bac contre 36% en Île-de-France), la majorité des actifs n'ayant pas de diplôme ou étant titulaires d'un CAP/BEP pour 58% de la population. Enfin, notons que les seine-et-marnais parcourent plus de distance entre leur domicile et leur travail que la moyenne francilienne (12km en moyenne contre 9km) et possèdent à 86% équipés d'un véhicule. La mobilité interne et véhiculée est forte (71% se déplacent en voiture dans le département pour leur travail). Les transports en commun étant majoritairement privilégiés pour se rendre en 1er couronne et à Paris.

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"Enrichissons-nous de nos différences mutuelles "   Paul Valery