Rechercher sur le site:
 
Web Memoire Online
Consulter les autres mémoires    Publier un mémoire    Une page au hasard

Adaptation transculturelle de l'Echelle Québécoise


par Hassan Daoudi
Académie universitaire de Wallonie Bruxelles
Traductions: Original: fr Source:

précédent sommaire suivant

4 Évaluation et échelles de mesure

L'objectif d'une évaluation de personnes qui ont un retard mental ou des troubles de développement est d'obtenir les informations pour améliorer la qualité de vie de ces personnes. Un bilan psychologique et/ou pédagogique ne peut être réalisé que dans l'intérêt de l'enfant, pour un diagnostic, un bilan d'admission dans une institution, une évaluation pour l'élaboration d'un projet éducatif individualisé.

Il est clair que les raisons de la demande d'un bilan psychologique et/ou pédagogique sont très variables selon l'âge de l'enfant et les troubles manifestés. Pour les enfants plus âgés, c'est souvent l'école qui est à l'origine de la demande. La nécessité d'un bilan s'impose, vu l'importance d'une prise en charge très précoce. En effet, il est important de repérer le plus tôt possible un retard de développement ou des dysfonctionnements afin de proposer des mesures éducatives adaptées.

Cette évaluation peut varier dans sa mise en oeuvre en fonction de la situation (nature de la demande, caractéristiques de l'enfant). Dans le cas d'une évaluation diagnostique, l'objectif est d'identifier la nature des troubles qui affectent l'enfant, par des médecins mais aussi des psychologues qui ont des regards complémentaires. Si cette identification est plus facile dans le cas d'atteintes organiques (motrices ou sensorielles) que dans le cas de troubles du comportement ou d'apprentissages, elle peut se faire par une exploration des comportements qui ont des effets observables.

Dans l'enquête présentée par Castro et al. (1996), il était fait état, d'une part, d'une augmentation de la demande sociale d'évaluation et, d'autre part, d'une insuffisance d'outils adaptés et de formation de psychologues à leur usage. Un bilan se construit par étapes, en fonction des réussites ou échecs de l'enfant et des hypothèses soulevées à la fois par son niveau de performance, la nature de ses erreurs et les stratégies qu'il met en oeuvre. Pour faire ses choix, le psychologue doit parfaitement connaître les épreuves qu'il utilise, leurs spécificités, leurs limites et leurs qualités métrologiques.

D'une façon générale, l'utilisation des épreuves classiques risque de réduire une analyse de la performance d'un enfant porteur de déficiences en termes de déficits or, il est capital de faire apparaître ses domaines d'efficience, les capacités stabilisées et en émergence, qui serviront de point d'appui à la prise en charge, mais aussi, les difficultés de l'enfant et ses habilités fonctionnelles en contexte.

Si la définition du retard mental a beaucoup évolué au cours du temps en fonction des modèles théoriques de référence, les critères de classification et les outils d'évaluation ont évolués dans le même temps selon la pression de la demande sociale (Huteau & Lautrey, 1999 ; Grégoire, 2004).

En effet, ce ne sont pas les outils qui manquent, mais c'est le choix parmi tous ces instruments disponibles qui doit être réfléchi par rapport aux objectifs de l'évaluation et au profil de l'enfant particulier que nous rencontrons : de l'importance de sa déficience et de l'existence de troubles associés (Tourrette, 2006). Ce choix des épreuves dépend, d'une part, de l'objectif de l'évaluation et, d'autre part, du type de déficience présentée par l'enfant. En effet, toute épreuve jugée utile par le psychologue pour explorer une fonction particulière n'a évidement de sens que si elle est choisie pour répondre à une question précise et si elle est envisageable compte tenu des caractéristiques de l'enfant présent.

précédent sommaire suivant








® Memoire Online 2007 - Pour tout problème de consultation ou si vous voulez publier un mémoire: webmaster@memoireonline.com