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La méditation de la pleine conscience : outil pédagogique et soutien aux apprentissage ?


par Ronan LE JONCOUR
Université De Provence UFR de Psychologie - Master Recherche 2 2011
  

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5) - l'émancipation par rapport aux sensations (pratyhara)

Pratyhara réalise une sorte d'isolement sensoriel sans suppression des sources externes de stimulation, par une sorte de déafférentation corticale physiologique par rapport aux organes des sens. Nous verrons que l 'E.E.G. de yogins entraînés conserve le rythme alpha en présence des stimuli externes de toute nature : l'esprit connaîtrait " les choses telles qu'ellessont " sans recevoir aucune fluctuation en les connaissant. Il est impossible de percevoir la signification d'une telle phrase en dehors d'une pratique et de vérifications expérimentales précises.

6)- La concentration (Dharana)

C'est la fixation de la pensée en un seul point, soit à différents niveaux corporels, soit sur le souffle lui-même, soit sur des notions philosophiques ou encore sur l'observation de ses propres pensées. Elle prépare la phase suivante.

7)- La méditation (Dhyana)

Elle réalise un courant de pensée unifiée, continuum de l'effort mental excluant toute tension, pour assimiler l'objet de la méditation, libre de tout autre effort d'assimilerd'autres objets. A aucun moment le continuum mental ne s'enrichit latéralement, par des associations non contrôlées, des analogies, des symboles, etc. Il s'agitd'une expérience qui ne peut se comprendre correctement que dans la mesure où on a pu la mener à bien. Cet état peut être interrompu par les stimuli externes d'intensité suffisante ou par la volonté du méditant.

8) - " Samâdhi " ou "Samadhi"

Union, totalité, accomplissement, achèvement, mise en ordre, rangement, concentration totale de l'esprit, contemplation, absorption. La huitième et dernière étape de la méditation dans le raja yoga ; étape qui conduit l'esprit de la personne a réaliser la Réalité Ultime.

C'est la libération dans l'unification totale de soi, ou encore « enstase ». Il y aurait à ce niveau coïncidence réelle entre connaissance de l'objet et objet de la connaissance. Mircea ELIADEexplique que le Samâdhi n'est pas conçu comme univoque. Il existe plusieurs sortes de Samâdhi, ou plutôt d'états " enstatiques " en voie de Samâdhi. Par exemple lorsque, abandonnant toute perception, même celle des " réalités subtiles ", on expérimente " le bonheur de l'éternelle luminosité et autoconscience du sattva ". Il nous parait possible, au niveau de description par témoignage auquel nous sommes réduits, de comparer cet état au régime des images « mystiques » qui a été décrit par DESOILLEdans la technique du Rêve Éveillé Dirigé :

Les indiens connaissaient l'hypnose et la pratiquaient par des méthodes issues du yoga, ils la considéraient comme un état mental de concentration occasionnelle et provisoire sans réelle valeur de libération, au contraire... L'assimilation qu'on a voulu faire (105) de l'état de Samâdhi à l'Hypnose ne peut que faire sourire. En effet, l'état de " vikshipta " (hypnose) est expliqué par la pénétration spirituelle dans le corps d'autrui selon des croyances extrêmement archaïques. Provoquer cet état chez autrui est considéré comme un pouvoir magique auquel peut accéder, sans qu'il soit bon pour lui de l'utiliser trop systématiquement, le yogi entraîné.

Le vikshipta, pour BhattaKallata n'est qu'une paralysie, d'origine émotive ou volitive du flux mental.Il est en deçà de l'état de conscience normal, alors que le Samâdhi est au delà

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