WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La méditation de la pleine conscience : outil pédagogique et soutien aux apprentissage ?


par Ronan LE JONCOUR
Université De Provence UFR de Psychologie - Master Recherche 2 2011
  

précédent sommaire suivant

· CONCLUSIONS

Les institutions nous disent que les enfants doivent acquérir une « compétence émotionnelle » pour fonctionner correctement dans tous les environnements sociaux, en particulier ceux de l'école et du lieu de travail. La compétence émotionnelle comprend, entre autres éléments, l'aptitude à être conscient de soi, le self-control, l'empathie, l'aptitude à résoudre les conflits et à coopérer avec d'autres.

Comme l'a fait remarquer Masao ITO(rapport OCDE 2002), le cerveau émotionnel permet à l'être humain de prendre en compte la valeur de l'information reçue, ce qui distingue l'être humain des autres mammifères.

« La Méditation de Pleine Conscience serait-elle un soutien à des apprentissages cognitifs et psychoaffectifs dans le cadre d'apprentissages académiques ? »

III - MÉTHODOLOGIE

On détermine un fait humain, disait Jean Filliozat, non pas par la seule observation de l'extérieur, ce à quoi sont limitées les sciences de la nature, mais par la communion avec la conscience du sujet du fait étudié. La démarche la plus scientifique est celle dans laquelle le chercheur assimile la culture qui produit le fait, suffisamment pour acquérir lui-même la conscience qu'en a le sujet...

Pierre Sylvain FILLIOZAT (Bulletin de l'ÉFEO. Tome 73, 1984. pp. 1-30)

Avant d'aborder la méthodologie par elle-même, il nous a semblé important de souligner pour le lecteur que le travail même de ce mémoire fait déjà partie de la première phase de la méthodologie telle qu'elle fût décidé entre nous et notre directrice.

En effet, le fait d'introduire un sujet délicat et connoté dans les Sciences De l'Éducation semblait déterminer une étape préalable qui consistait à faire l'état de l'art dans ce domaine, de façon à avoir un panorama le plus large possible.

Le choix de la méthode est toujours une étude en soi-même. Il est important de faire le bon choix afin d'apporter une validation ou une invalidation par rapport aux hypothèses formulées concernant les apports de la MPC dans les processus d'apprentissage. Pour mémoire nous souhaitons découvrir si l'usage de la méditation permettrait de développer des compétences apportant une amélioration :

Ø des facultés cognitives (Attention, Efficacité),

Ø de la gestion des émotions et réactivité aux évènements (Intelligence Émotionnelle),

Ø des relations aux évènements (relation à la matière apprise pendant le cours et la relation avec l'environnement - autres élèves et professeur),

Ø la métacognition par le développement de "l'observateur interne" par les exercices d'observation de sa propre pensée.

Compte tenu de l'importance et de l'étendue des travaux que nous souhaitons meneret que nous n'avons pas trouvé de traces de recherche couvrant ces domaines, nous pensons, sans tirer de conclusions hâtives, que ce genre d'expérience n'a jamais été menée en France et dans les pays francophones ou non francophones limitrophes.

Pour aborder ces travaux, nous avons choisi de réaliser une méthodologie scindée en quatre phases. En effet, l'étude d'un phénomène aussi peu répandu ou destiné qu'à un certains nombre d'initiés, nécessite, semble-t-il, de s'intéresser aussi aux relations que la population entretien avec le phénomène étudié.

Par conséquent nous proposons de réaliser l'étude en respectant ces quatre phases :

Ø Phase 1 : État de l'Art (le présent mémoire). Dans un premier temps, nous souhaitons découvrir l'état de l'art dans le domaine, quel est l'existant ?

Ø Phase 2 : Enquête Exploratoire (la relation au phénomène « Méditation »). Dans un deuxième temps, nous souhaitons découvrir les relations que les gens ont avec la méditation. Ceci permettrait de vérifier les représentations que chacun entretien avec ce sujet, comment ce sujet est reçu ? ce qui fait son attirance et/ou son rejet ?

Ø Phase 3 : Étude du phénomène de la MPC dans un établissement. Dans un troisième temps, nous souhaitons vérifier la teneur de nos hypothèses.

Ø Phase 4 : Recherche clinique avec un panel réduit de quelques étudiants volontaires. Enfin, si la possibilité nous est offerte, nous souhaiterions mener une étude clinique avec quelques cas sur une période d'une année universitaire afin d'approfondir notre questionnement.

précédent sommaire suivant