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La méditation de la pleine conscience : outil pédagogique et soutien aux apprentissage ?


par Ronan LE JONCOUR
Université De Provence UFR de Psychologie - Master Recherche 2 2011
  

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Séance 2 : Les obstacles

« La poursuite de notre concentration sur le corps commence à mettre plus clairement en évidence le bavardage de l'esprit, et la façon dont il tend à contrôler nos réactions aux évènements quotidiens. »

C'est donc par un « body scan » que débute la séance. Puis vient le compte- rendu de la semaine écoulée. Il permet aux participants de réaliser que les difficultés à mettre en place les exercices à la maison sont partagées par un grand nombre d'entre eux. La qualité de l'instructeur réside dans son ouverture à ce qui se passe dans le présent sans qu'il cherche aucunement à aider quiconque à trou- ver de solution à son problème.

La pratique de la méditation est alors introduite. Cette pratique assise d'une quinzaine de minutes consiste à porter son attention aux sensations corporellesliées aux mouvements de l'inspire et à ceux de l'expire. L'écoute du souffle moment après moment aide à la prise de conscience du bruit de fond permanent des pensées. Dès que l'esprit s'échappe ailleurs, les participants apprennent à faire usage du retour intentionnel à la respiration.

Séance 3 : Conscience de la respiration et du corps en mouvement

« Tout en prenant conscience de la façon dont l'esprit peut souvent être occupé et dispersé, apprendre à être plus conscient de la respiration offre la possibilité d'être plus concentré sur soi-même. »

La séance s'ouvre sur une méditation assise : pleine conscience du souffle et du corps. Cette pratique prend place dans le présent, de même que les « exercices corporels comme le yoga, le Qi Qong... ». Les inductions visent les ressentis immédiats de l'effet de la posture ou du mouvement effectué en pleine conscience. La qualification de l'animateur dans les techniques corporelles garantit la pertinence des interventions.

Un autre exercice est proposé : la marche en pleine conscience. Lorsque la personne est consciente des jeux subtils des masses musculaires, à l'instant même où elle émet l'intention d'avancer une jambe, puis l'autre, ses pensées s'estompent. Ces pratiques agissent comme des points d'ancrage dans l'ici et maintenant des sensations physiques.

Séance 4 : Rester présent

« Notre esprit est d'autant plus dispersé qu'il essaie de s'accrocher à certaines choses et d'en éviter d'autres. La pleine conscience offre une manière de rester présent en proposant un autre point de vue sur les choses : elle aide à adopter une perspective plus large et à avoir un rapport différent à l'expérience. »

La pratique de la méditation assise s'approfondit. Elle englobe désormais la pleine conscience de la respiration, du corps, des sons puis des pensées.

La durée de la pratique impose des contraintes auxquelles les participants ne manquent pas de réagir. En observant, dans leur corps, ces réactions d'aversion ou d'attachement qui montent au cours de la pratique, les participants observent les combats qui se livrent à l'intérieur d'eux-mêmes. La pleine conscience permet d'observer quand ceci arrive et de regagner la capacité de choisir la cible de l'attention.

Dans la même session, il est question de reconnaître les pensées négatives de la dépression. Les critères diagnostiques de cette affection sont regardés et travaillés avec des outils adaptés à ces temps de recul sur la maladie.

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