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La méditation de la pleine conscience : outil pédagogique et soutien aux apprentissage ?


par Ronan LE JONCOUR
Université De Provence UFR de Psychologie - Master Recherche 2 2011
  

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Séance 5 : Permettre - Lâcher prise, Laisser Être !

« Développer une autre forme de relation avec nos expériences comprend le fait de développer le sentiment « d'accepter » l'expérience telle qu'elle est, sans la juger ou essayer de la changer. Une telle attitude d'acceptation est une compo- sante importante du fait de prendre soin de soi et d'examiner plus clairement ce qui doit être changé, s'il y a lieu. »

La pratique de cette session consiste en une méditation de quarante minutes, durant laquelle les participants sont invités à introduire une difficulté et à observer comment celle-ci affecte leur corps et comment ce dernier résonne en écho.

Alors que la tendance habituelle est de chercher à s'éloigner de ce qui pose problème, l'instructeur invite à cultiver une attitude amicale d'acceptation envers ce qui dérange. Cette attitude est rendue possible par l'écoute attentive des manifestations corporelles qui sous-tendent l'expérience difficile. En se focalisant sur le corps (sur les sensations liées à ce qui est évoqué, sur leur localisation, sur leur intensité, sur leur nature) les participants apprennent à éviter de se laisser piéger par les ruminations habituelles. Puis vient la proposition de respirer dans cette zone du corps qui fait l'expérience de la difficulté. L'inspiration et l'expiration sont orientées pour faciliter le passage vers l'acceptation de ce qui est. Cet exercice est nommé l'espace de respiration.

La formule clé de tout ce qui précède est de se trouver différemment en lien avec les expériences vécues : la conscience des sensations du corps dans le corps agit comme un passeur, un transformateur. Il n'est plus seulement question de ce qui se pense au sujet des choses, mais aussi de ce qui s'éprouve. Le souffle y est intentionnellement dirigé et il se peut que la personne fasse l'expérience du lâcher-prise.

Séance 6 : Les pensées ne sont pas des faits

« Les états d'humeur négatifs et les pensées qui les accompagnent diminuent notre capacité d'entrer en relation avec nos expériences d'une autre manière. Il est libératoire de constater que ses pensées sont simplement des pensées, même celles qui affirment ne pas en être. »

Par un exercice spécifique sur l'humeur et les pensées, les participants découvrent les perspectives alternatives sur lesquelles ouvre la pleine conscience.

Faire des pensées les objets de la conscience, regarder ces évènements men- taux de même que les sentiments qu'ils font naître en soi donnent un autre endroit où se tenir. De cette position de spectateur, ce qui se raconte, tel un refrain, peut perdre de son pouvoir.

Là encore, la répétition des pratiques, les méditations successives, les échanges à propos du travail à domicile, vont permettre de voir de mieux en mieux ce point fondamental du programme MBCT. Avec le temps, les participants commencent à voir le fait de penser comme une activité en soi. Il s'agit pour eux de ne plus se perdre dans les contenus, de reconnaître la nature toxique de certains propos internes, et d'utiliser l'espace de respiration pour se libérer de la tyrannie des modes de pensées « en boucle ».

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