WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Diplômes universitaires et chômage des jeunes une étude sociologique des représentations et de la réalité sociale dans la commune de Makala à  Kinshasa


par Gérard Masungi
Université Pédagogique nationale ( UPN) - Licence bac+5 en sociologie  2024
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

e) La théorie de la désaffiliation sociale (Robert Castel)

Robert Castel considère le chômage comme un processus de désaffiliation, c'est-à-dire une sortie progressive des individus du tissu social34(*).Les jeunes diplômés chômeurs de longue durée risquent de passer de la vulnérabilité (emploi précaire, dépendance familiale) à l'exclusion sociale (isolement, perte de confiance en soi).

Cette théorie est particulièrement pertinente dans le contexte de Makala, où le chômage entraîne non seulement une précarité économique, mais aussi un sentiment d'inutilité sociale.

f) La théorie des capabilités (Amartya Sen)

Sen propose une approche qui dépasse la simple possession de ressources pour se concentrer sur les opportunités réelles dont disposent les individus. Le diplôme, en tant que ressource, ne garantit pas une « capabilité » si les conditions sociales et économiques ne permettent pas de l'utiliser.

Autrement dit, les jeunes diplômés de Makala ont acquis, unsavoir, mais manquent de réelles opportunités pour le transformer en emploi, revenu ou dignité sociale.

Cette approche met en évidence l'importance des politiques publiques qui élargissent les « capabilité » des jeunes, au-delà de l'éducation seule.

Synthèse cadre théorique

Ces six approches permettent de construire une lecture multidimensionnelle du chômage des diplômés : Bourdieu explique pourquoi le diplôme n'assure pas une mobilité sociale en absence de capital économique et social.

Becker met en évidence le paradoxe du capital humain nom valorisé dans une marche du travail informel des représentations socialesidéalisées.

Goffman montre les effets identitaires et sociaux de la stigmatisation.

Castel éclaire le risque d'exclusion lie au chômage prolongé.Ses insiste sur l'importance des capabilités au-delà de l'obtention du diplôme.Cette cadre théorique croise permet ainsi de saisir à la fois les dimensions symboliques.Structure et subjectives du chômage des diplômes à makala.

1.2 CADRE CONCEPTUEL

Afin d'éviter toute ambiguïté et de garantir une cohérence dans l'analyse, il est nécessaire de définir de manière opérationnelle les concepts centraux mobilisés.

a) Diplôme universitaire

Le diplôme universitaire est défini comme une certification académique délivrée par une institution d'enseignement supérieur, attestant de l'acquisition de connaissances et compétences spécifiques reconnues socialement35(*).

Sur le plan symbolique, le diplôme incarne le prestige, la distinction sociale et l'espoir d'ascension.

Sur le plan fonctionnel, il constitue un capital culturel censé favoriser l'insertion professionnelle.

Dans le contexte de Makala, ce double rôle est remis en question : le diplôme conserve une valeur symbolique élevée, mais sa valeur marchande sur le marché de l'emploi est fortement dégradée.

* 34 Castel, Robert, Les métamorphoses de la question sociale, Paris, Fayard, 1995.

* 35 . UNESCO, International Standard Classification of Education (ISCED), 2011.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme