3.2.Le signe linguistique
Les théories linguistiques définissent toutes un
objet réduit par rapport à l'usage qui est fait d'une langue.
Elles rejettent hors du champ les aspects para-verbaux (liés à la
voix) et non verbaux (présence physique et gestuelle) qui accompagnent
la parole, la variation des usages en fonction des facteurs individuels
socio-situationnels. La linguistique moderne va prendre en charge ces facteurs
externes car l'analyse et la description des situations linguistiques diverses
ont montré qu'un grand nombre de ces facteurs externes pouvaient
intervenir dans la communication dans une langue donnée. On peut retenir
les facteurs géographiques (régionaux, typographiques), des
facteurs sociaux (appartenance à un groupe social, professionnel,
religieux, à une classe d'âge, sexe...
3.3. Définition de
quelques concepts clés de la sociolinguistique
La communication entre les hommes par la parole, donne lieu
à deux formes d'expérience :
· L'expérience de la diversité des langues,
lorsqu'on voyage dans le monde on se rend compte que les hommes communiquent
entre eux grâce à de nombreux parlers.
· L'expérience de diversité à
l'intérieur de ce qu'on considère comme une même langue
parexemple en RDC dans la province du Sud-Kivu, le Mashi dialectal est
différent selon les régions : Kaziba, Luhwindja, Ngweshe etc.
1. Le dialecte
Le mot grec dialektos était un substantif abstrait qui
signifiait « conversation », puis langage dans lequel on converse.
C'est un parler qui a son propre système lexical, syntaxique, et
phonétique mais qui n'a pas atteint le statut politique de langue ;
c'est un système de signes et de règles combinatoires de
même origine qu'un autre système considéré comme
langue mais n'ayant pas acquis le statut culturel et social de cette langue
indépendamment de laquelle il s'est développé.
2. Le patois
On appelle patois ou parler patois un dialecte social
réduit à certain signes (faits phonétiques ou
règles de combinaison) utilisé seulement sur une aire
réduite et dans une communauté déterminée, rurale
généralement. Les patois dérivent d'un dialecte
régional ou de changements subis par la langue officielle. Ils sont
contaminés par les langues officielles au point de ne conserver que des
systèmes partiels qu'on emploie dans un contexte socioculturel
déterminé (paysans parlant à des paysans de la vie
rurale). En France, le terme « patois » est dévalorisant : le
terme résulte d'une lente aliénation culturelle par laquelle les
autorités voulurent faire croire aux Français parlant une langue
autre que le français que leur langue n'en était pas une, qu'elle
n'était qu'une déformation locale de la langue française.
Walter
Henriette a écrit « Il faut donc bien comprendre
que non seulement les patois ne sont pas du français
déformé, mais que le français n'est qu'un patois qui a
réussi. ».
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