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Analyse sociolinguistique de la messagerie des étudiants de l'ISP/Kaziba dans les réseaux sociaux. Vers un cryptage inédit: approche sociolinguistique


par Sterling ELIA LIKANGE
Institut Supérieur Pédagogique de Kaziba (ISP Kaziba) - Licence 2022
  

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3. Les sabirs

Les sabirs sont des systèmes linguistiques réduits à quelques règles de combinaison et au

vocabulaire d'un champ lexical déterminé, ce sont des langues composites (formées d'éléments très différents) nées de contact de deux ou plusieurs communautés linguistiques différentes qui n'ont aucun autre moyen de se comprendre dans les transactions commerciales. Les sabirs sont des langues ayant une structure grammaticale mal caractérisée et un lexique pauvre limité aux besoins qui les ont fait naître et qui assure leur survie.

3. Les langues créoles

On appelle traditionnellement "créoles" des langues nées au cours des XVIIe-XVIIIe siècles des colonisations européennes, lors des contacts entre maîtres et esclaves, amenés à communiquer alors qu'au départ ils n'avaient aucune langue commune. Dans les pays où l'on pratique des langues créoles, elles sont surtout utilisées à l'oral, et fonctionnent en alternance, parfois même selon une distribution à peu près complémentaire avec des variétés contemporaines des langues européennes qui se sont maintenues, voire qui ont été survalorisées aux dépends des créoles, langues quotidiennes, langues des relations personnelles, langues de l'affectivité, alors que les langues européennes en usage sont plus souvent langues de l'administration, langues de l'école, langues de la littérature écrite. On parle de langues créoles historiques, à base française, portugaise, anglaise, néerlandaise, etc.

4.La variété

Selon Fishman, la sociolinguistique recourt au terme de variété au lieu de langue sans en donner une définition concise. Le mot langue possède une signification supérieure et surtout parce que ce mot comporte de nombreux jugements de valeur, il manifeste une opinion, il suscite une émotion (langue maternelle) et révèle une prise de position, il a un aspect officiel et un statut politique. Alors que la variation est plus ou moins neutre. Cependant quand, comment et par qui, une variété est-elle considérée comme une autre langue. Exemple, le berbère qui devient langue nationale. Le terme de variété contrairement au dialecte ne désigne pas seulement une position linguistique particulière mais désigne aussi des différences par rapport à d'autres variétés. (Sociolinguistique, Dr BenazouzNadjida, 2009 ; P6-7)

II. Les méthodes comparées

A. La méthode quantitative à partir de questionnaires

1 - Les objectifs

L'enquête quantitative permet de mesurer des opinions ou des comportements. Elle permet également de décrire les caractéristiques d'une populationayant une opinion ou un comportement particulier.

L'enquête quantitative se rattache à une vision strictement positive et empiriste, inspirée des sciences de la nature. Au-delà du simple décompte d'individus émettant une opinion ou faisant état d'un comportement, elle vise à tester des hypothèses et à illustrer des théories par la mise en évidence de corrélations entre des variables. Elle mesure, sur les variables du questionnaire, des inégalités de distribution et les corrélés avec d'autres distributions. Trois séries de variables doivent, par ailleurs, servir d'indicateurs des déterminants sociaux. « Les variables dont les indicateurs renvoient directement à une désignation biologique (le sexe, l'âge) ; les variables servant à approcher le montant des capitaux, sociaux, culturels et économiques des individus interrogés ; les variables indiquant le mode d'organisation de la vie privée dans laquelle les personnes sont insérées. »

2 - Le recueil

Le recueil de données peut être réalisé soit par téléphone, soit en face à face, soit par voie postale. Un même questionnaire est utilisé afin de disposer d'une grille identique pour chaque enquêté. Le recueil repose sur l'élaboration de données chiffrées, portant sur une population bien définie (champ de l'enquête). Cette population n'est pas enquêtée en totalité, mais seulement sur un sous-ensemble représentatif (échantillon). La théorie des sondages assure la représentativité statistique des résultats, l'échantillon ayant une relation au champ étudié.

La méthode la plus couramment utilisée est celle des quotas. L'hypothèse sous-jacente est la suivante : si un échantillon est représentatif sur quelques grandes variables sociodémographiques, alors il sera représentatif sur les variables que l'on veut étudier. Les variables retenues sont celles dont la distribution dans la population est connue, parce qu'elles sont faciles à obtenir et parce qu'elles sont effectivement corrélées, soit avec les comportements que l'on veut étudier, soit avec d'autres facteurs qui interviennent dans les hypothèses. Les variables sociodémographiques couramment choisies pour construire l'échantillon sont : la région, le type d'unité urbaine, l'âge, le sexe, la profession et la catégorie sociale. Un débat existe aujourd'hui sur leur pertinence au regard d'autres critères (modes de vie, étapes de vie...). Les « quotas » sont imposés aux enquêteurs qui peuvent, à part cette contrainte et éventuellement quelques autres portant sur les lieux et les moments des enquêtes, librement choisir les personnes à interroger. La théorie des sondages permet le calcul d'intervalles de confiance indiquant la précision de la mesure. Celle-ci dépend de la taille de l'échantillon. On ne s'intéresse pas uniquement à l'estimation de paramètres sur l'ensemble de l'échantillon. On cherche souvent à estimer la valeur de ces paramètres sur des sous-échantillons plus ou moins restreints. Il faut donc déterminer la taille de l'échantillon total de façon telle que les estimations effectuées à partir de ces sous-échantillons soient acceptables. Comme on ne connaît pas à l'avance l'importance des relations dont on veut vérifier l'existence, opter pour un échantillon plus important permet d'obtenir un meilleur intervalle de confiance.

Les données sont recueillies en sollicitant des réponses à des questions au moyen de questionnaires standardisés. C'est la rationalité du chercheur associée à la connaissance qu'il a du sujet d'enquête qui guide la réalisation des questionnaires, tant en ce qui concerne les indicateurs et les thèmes choisis que la formulation et l'ordre des questions posées ou la liste des items proposés.

Le fait que les questionnaires soient standardisés permet d'en déléguer la réalisation à des enquêteurs autres que le responsable du projet. La standardisation permet également de contrôler, sinon de diminuer l'effet qu'a sur les réponses de l'enquêté la perception que celui- ci a de l'enquêteur. Les questionnaires font l'objet de tests préalables. Il s'agit de questionnaires pilotes permettant de vérifier la bonne compréhension des questions pour les enquêtés. Il ne peut y avoir d'évolution du questionnement au cours de l'enquête ni dans sa structure, ni dans le libellé précis des questions ou des items proposés en réponses.

Les mêmes questions sont ainsi posées à toutes les personnes interrogées. Il est cependant possible d'orienter les personnes sur des parties différentes en fonction de leurs caractéristiques grâce à des questions filtres.

Les questions sont le plus souvent fermées. Dans ce cas, l'enquêteur lit l'intitulé de la question et propose une liste de réponses possibles. Celle-ci peut consister en la possibilité de répondre par « oui » ou par « non ». Les questions fermées de ce type sont adaptées à l'observation d'indicateurs simples, bien définis, concrets tels que les questions formelles et les questions factuelles. Elles sont d'un emploi plus délicat lorsqu'il s'agit de questions subjectives.

Les questions fermées peuvent également proposer un éventail de propositions types ou d'items en réponse à la question. Celles-ci sont particulièrement adaptées à l'étude des opinions et des motivations. L'éventail d'items permet en effet de proposer des formulations plus nuancées et de présenter à l'enquêté un ensemble de propositions variées. La liste des items doit être complète, c'est à dire qu'elle doit couvrir l'ensemble des propositions faisant partie de l'univers logique. Elle doit être appropriée, c'est à dire semblable au registre de réponses présent dans la population parente. Une telle liste permet à chaque personne interrogée de trouver un item qui exprime son point de vue. Si tel n'est pas le cas, les enquêtés ne se retrouvant pas dans les items proposés risquent de ne pas répondre ou de se retourner vers la proposition la moins éloignée de leur opinion ou de leur comportement.

Les questions posées dans un questionnaire peuvent également être semi-ouvertes. L'enquêteur ne doit pas suggérer de réponses, il écoute la réponse de l'enquêté et code celle-ci dans une liste.

Enfin, le questionnaire peut inclure des questions ouvertes, mieux adaptées à l'étude de variables complexes. Elles permettent également, en l'absence de données nécessaires à l'élaboration d'une question en éventail, d'obtenir une grande diversité de réponses. Dans ce cas, l'enquêteur recueille alors une réponse libre qui sera soumise à une méthode d'analyse de contenu thématique. Le recours à des questions ouvertes se heurte néanmoins à plusieurs écueils. Alors que l'un des intérêts du questionnaire est de standardiser et de neutraliser l'effet enquêteur, celui-ci apparaît dans le cas de questions ouvertes. En effet, l'enquêteur, malgré les consignes, reste libre de noter tout ou partie du discours de l'enquêté. Il risque, également, de réinterpréter la réponse de l'enquêté avec ses propres mots. D'autre part, les questions ouvertes font l'objet d'une post-codification très souvent réductrice et sujette à l'interprétation subjective des codificateurs. (Agathe COUVREUR et Frank LEHUEDE, Essai de comparaison de méthodes quantitatives et qualitatives, 2002 : p1-10)

3 - L'analyse

Une fois l'enquête achevée sur le terrain, les questionnaires font l'objet d'un codage des questions ouvertes et d'une saisie informatique. Des traitements statistiques sont alors envisageables qu'il s'agisse de tris à plat, de tableaux croisés ou d'analyse des données.

La statistique permet d'établir, avec méthode et de façon rigoureuse, l'importance réelle des phénomènes sociaux. Elle permet également de saisir des évolutions grâce à des séries temporelles donnant une vision dynamique et évolutive des phénomènes sociaux. Elle permet aussi de préciser les catégories de personnes ayant plutôt tel ou tel type d'opinion ou de comportement. Les traitements statistiques constituent un instrument explicatif essentiel puisqu'ils permettent de croiser des variables et de rechercher d'éventuelles corrélations entre elles. L'analyse des données offre même la possibilité d'évaluer les liaisons entre les variables et de les hiérarchiser.

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