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Qualité de la démocratie et de la gouvernance au Burkina Faso

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par Daouda THIOYE
ENSAE-Sénégal - Ingénieur des travaux statistiques (3éme année) 2013
  

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III.3.3 La liberté de la presse burkinabé :

Les médias sont le canal par lequel sont diffusés, au public, les messages, de toutes natures, indispensables à la vie sociale. Ils sont le lieu d'échange des idées et des opinions, de contrôle et de critique de tous les pouvoirs, sans lesquels il ne peut y avoir de véritable démocratie.Fort de ceci, on a voulu recueillir l'opinion des burkinabé sur la liberté de presse des médias.

Le tableau ci-après donne la distribution qui en ressort.

Affirmation 1 : Le Gouvernement devrait interdire les journaux qui font des publications qu'il n'aime pas.

Affirmation 2 : Les médias d'information devraient être libres de publier n'importe quel article qu'ils considèrent justifié, sans crainte d'être fermés.

Tableau 18 : Avis des burkinabé sur la liberté d'expression.

 

Milieu de résidence (en%)

Total(en %)

 

Urbain

Rural

D'accord avec l'affirmation 1

12,85

23,02

20,32

D'accord avec l'affirmation 2

80,25

65,87

69,69

En désaccord avec 1 et 2

1,57

1,59

1,58

Ne sais pas

5,33

9,52

8,41


Source : Afrobaromètre, Round 4, Burkina Faso, calcul de l'auteur.

Au regard de ce tableau, nous pouvons constater que les burkinabésaccordent une grande importance à leurs médias. En effet, 69% d'entre eux pensent qu'ils doivent être libres de publier n'importe quel article qu'ils considèrent justifié, sans crainte d'être fermés ou d'être intimidés. Cet avis est davantage partagé en milieu urbain qu'en milieu rural (80% contre 66%).

Les individus qui soutiennent que le gouvernement devrait interdire les journaux qui
font des publications qu'il n'aime pas, allant jusqu'à leur priver de leur liberté de presse sont moins nombreuses et représentent 20%. Ceux qui n'ont pas pu trancher sur cette question sont presque négligeables.

Cet attachement de la population à la presse est davantage confirmé par le fait que 66% des burkinabés pensent que les médias devraient constamment enquêter et publier sur des aspects négatifs du gouvernement comme la corruption, uniquement 26% pensent que ces aspects négatifs ne font que du tort au pays.

Graphique 25 : Opinion des burkinabé sur le rôle des médias sur les actions du gouvernement.

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