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Les difficultes de la production ecrite chez les eleves de la troisieme annee du college: diagnostic et pistes de remediation dans une classe de français


par Hamza Mangla
CRMEF El Jadida -  2026
  

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4.1.3. Les modalités d'évaluation

Les pratiques évaluatives influencent fortement le rapport des élèves à l'écriture. Une évaluation centrée exclusivement sur les erreurs peut renforcer le sentiment d'échec et décourager les apprenants les plus fragiles.

Pour Astolfi (1997), l'erreur constitue un outil pédagogique précieux lorsqu'elle est analysée et exploitée dans une perspective formative. Elle fournit des informations essentielles sur les difficultés rencontrées par les élèves et permet à l'enseignant d'ajuster son intervention.21

4.2. Les facteurs psychologiques

L'écriture ne mobilise pas uniquement des compétences linguistiques et cognitives ; elle implique également des dimensions affectives et psychologiques qui influencent fortement les performances des apprenants.

4.2.1. La motivation

La motivation constitue un facteur déterminant dans tout processus d'apprentissage. Un élève motivé s'engage davantage dans les activités proposées, persévère face aux difficultés et mobilise plus efficacement ses ressources cognitives.

Selon Viau (1994), la motivation scolaire dépend notamment de la perception que l'élève a de la valeur de la tâche, de sa capacité à la réussir et du contrôle qu'il pense exercer sur son apprentissage.22

4.2.2. La confiance en soi

La confiance en soi joue un rôle essentiel dans les activités de production écrite. Les élèves qui doutent de leurs capacités ont tendance à éviter les tâches rédactionnelles ou à limiter leurs productions par crainte de commettre des erreurs.

La confiance en soi, ou sentiment d'auto-efficacité (self-efficacy), au sens de Bandura (1997), désigne la croyance d'un individu en sa propre capacité à accomplir une tâche donnée. Un élève qui a échoué à plusieurs reprises en production écrite finit par intégrer une représentation négative de lui-même comme scripteur : « Je suis nul en rédaction ». 23Cette conviction, souvent profondément ancrée, constitue un obstacle majeur à la progression.

19

21 Astolfi, J.-P. (1997). L'erreur, un outil pour enseigner. Paris : ESF, p. 14.

22 Rolland Viau, La motivation en contexte scolaire, Saint-Laurent (Québec), ERPI, 1994, p. 32-64.

23 Bandura, A. (1997). Self-Efficacy : The Exercise of Control. New York : Freeman, p. 3.

4.2.3. L'anxiété face à l'écriture

L'anxiété constitue l'un des obstacles les plus fréquemment observés chez les apprenants confrontés à des tâches rédactionnelles. Certains élèves perçoivent l'écriture comme une activité difficile, stressante et fortement exposée au jugement.

L'anxiété liée à l'écriture (writing anxiety) est un phénomène bien documenté dans la recherche en didactique des langues. Daly et Miller (1975) ont montré que certains apprenants développent une véritable appréhension face à toute situation d'écriture, qui se manifeste par des blocages, des stratégies d'évitement et une inhibition de la créativité24. Dans une classe de FLE, cette anxiété peut être amplifiée par la distance entre la langue maternelle et la langue cible, par la peur du regard de l'enseignant et des pairs, et par le poids normatif de l'écrit scolaire.

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