Afin de mieux saisir la complexité de la
difficulté étudiée, nous avons eu recours à une
approche mixte combinant des données quantitatives et
qualitatives. Ce choix méthodologique, qui s'inscrit dans la tradition
des recherches en éducation à paradigme mixte (mixed methods
research), permet de combiner la puissance de description et de
quantification des approches numériques avec la profondeur
d'interprétation des approches qualitatives (Creswell,
2009).33

29
32 Cohen, L., Manion, L. et Morrison, K. (2007). Op.
cit., p. 51.
33 Creswell, J. W. (2009). Research Design :
Qualitative, Quantitative and Mixed Methods Approaches (3e éd.).
Thousand Oaks, CA : Sage, p. 203.
Les données quantitatives proviennent
principalement des questionnaires administrés aux élèves
et aux enseignants. Elles permettent d'identifier des tendances
générales, de mesurer la fréquence de certaines
difficultés et de comparer différents points de vue.
L'analyse quantitative porte principalement sur
:
· Le décompte et la catégorisation
des erreurs relevées dans les productions écrites des
élèves (pré-test et post-test), permettant
d'établir une typologie des difficultés et d'en
mesurer la fréquence relative ;
· Le traitement statistique descriptif
des réponses aux questionnaires (fréquences,
pourcentages, tableaux croisés), permettant de quantifier les
représentations et les attitudes des élèves et des
enseignants face à l'écriture ;
· La comparaison quantitative des
résultats du pré-test et du post-test, permettant de mesurer
l'évolution des performances des élèves après
l'intervention.
Les données qualitatives, quant
à elles, proviennent de l'analyse des productions écrites, des
observations réalisées en classe et de l'interprétation
des réponses ouvertes. Elles permettent de dépasser les
pourcentages pour entrer dans une compréhension plus fine des obstacles
rencontrés par les élèves, de leurs manifestations
concrètes et de leur portée pédagogique.
L'analyse qualitative porte principalement sur
:
· l'analyse du contenu des productions
écrites des élèves, au-delà du simple comptage des
erreurs : interprétation des stratégies rédactionnelles,
identification des obstacles cognitifs et méthodologiques,
repérage des progrès qualitatifs ;
· l'analyse des observations de classe
: interprétation des comportements, des interactions et des
dynamiques observées lors des séances ;
· l'analyse thématique des
réponses aux questions ouvertes des questionnaires, permettant de
dégager les représentations dominantes et les discours
récurrents sur l'écriture et ses difficultés.
(2005), « la triangulation n'est pas un outil de
validation au sens strict, mais une stratégie qui permet d'enrichir la
compréhension du phénomène étudié en
multipliant les angles de vue ».34