I.2.2.6.3. Test de récupération
Pour évaluer la capacité de
récupération cardiaque après un effort, Le sportif doit
effectuer un effort intense pendant une période
déterminée, puis se reposer pendant une période
déterminée (le test de flexions de Ruffier-Dickson). La
fréquence cardiaque est mesurée en battements par minute (bpm)
avant et après l'effort et une minute après l'effort. La
fréquence cardiaque de récupération est un indicateur de
la capacité de récupération cardiaque (Astrand et Rodahl,
2003).
Le test de la capacité de récupération
musculaire après un effort intense, consiste pour le sportif de prendre
ses paramètres biochimiques tels que la concentration de lactate dans le
sang, le taux d'hémoglobine... avant et après l'effort ou un
programme et ainsi que le questionnaire DOMS (de McGill sur la douleur). La
lactatémie par exemple est un indicateur de la capacité de
récupération musculaire (Brooks et al., 2005).
Le test de récupération psychologique,
l'état émotionnel du sportif est évalué à
l'aide d'un questionnaire ou d'une échelle de notation. L'état
émotionnel du sportif est un indicateur de la capacité de
récupération psychologique (Hardy et Parfitt,1991).
Le Test de récupération physique consiste
à mesurer la température corporelle, la fréquence
cardiaque et la pression artérielle avant et après l'effort (test
de Ruffier-Dickson). Les mesures physiques sont des indicateurs de la
capacité de récupération physique (Kenney et al.,
2015).
Le Test de récupération
fonctionnelle consisteà évaluer à
l'aide d'un test de performance spécifique (par exemple, un test de
course ou de saut) avant et après un effort. La capacité
fonctionnelle du sportif est un indicateur de la capacité de
récupération fonctionnelle (Saunders et al., 2009).
I.2.3. LE GINSENG ET LA PERFORMANCE SPORTIVE
I.2.3.1. Généralité sur le ginseng
Le nom générique Panax vient des mots
grecs Pan, qui signifie « tout », et Akos qui veut dire
« guérir ». Le terme ginseng vient des mots chinois
Gin, qui désigne « l'homme », et Seng qui
veut dire « essence ». Le ginseng asiatique fait partie de la
pharmacopée de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC) depuis
au moins 2 000 ans. L'espèce fut introduite en Chine autour de 1718
après avoir été découverte dans la région de
Montréal par un missionnaire jésuite. L'intérêt
marqué des Chinois pour le ginseng nord-américain sauvage a
entraîné une récolte effrénée de la plante
qui a menacé sa survie. De plus, l'exploitation commerciale des
forêts a créé une menace supplémentaire. Le ginseng
sauvage est aujourd'hui considéré comme une espèce en voie
de disparition par le Comité sur la situation des espèces en
péril au Canada et sa cueillette est interdite. Aux États-Unis,
elle est soit interdite, soit étroitement contrôlée dans
plusieurs États. Le ginseng asiatique sauvage est également une
plante rare en Asie.
On sait peu de choses de l'usage que les Amérindiens
ont fait du ginseng indigène avant sa quasi-extinction. Il semble qu'une
peuplade l'employait pour fortifier la santé des personnes
âgées tandis qu'une autre s'en serait servi pour accroître
la fertilité féminine. Enfin, selon une légende, la plante
permettait d'accoucher sans douleur (Scholey et al., 2010).
Le Ginseng est une plante vivace appartenant au genre
Panax. Une dizaine d'espèces de ginseng sont cultivées
dans le monde. La variété la plus connue est le Ginseng C.A.
Meyer. Son extraordinaire réputation et le charme mystérieux de
son origine orientale, ont contribué à son succès en tant
que complément alimentaire. L'extrait de Ginseng se retrouve aujourd'hui
dans de nombreux compléments alimentaires, principalement pour les
troubles de la concentration et de la mémoire. Le Ginseng est connu
comme la « racine de la vie ».
Le Ginseng a fait l'objet de nombreuses études, parmi
elle, celle réalisée sur 329 adolescents âgés de 14
à 17 ans atteints de troubles de déficit de l'attention avec
hyperactivité (TDAH). Cette étude a montré que la
consommation de Ginseng réduit leur hyperactivité, leur
problème d'attention et leur immaturité. Une étude portant
sur 18 jeunes âgés de 6 à 14 ans souffrant également
de TDAH et prenant 1 gramme de Ginseng par jour a montré des
résultats similaires (Lee et al., 2011).
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