I.2.1. ENDURANCE CHEZ LE
SPORTIF
La notion d'endurance renvoi a l'endurance musculaire et
l'endurance cardiorespiratoire.Bien que ces deux systèmes soient
distincts, ils agissent en synergie dans des proportionsspécifiques
à l'activité pratiquée (Kennedy et al.,
2021).L'endurance musculaire est la capacité d'un muscle ou d'un groupe
de muscle à maintenirun niveau de force et de puissance dans la
durée (Delamarche et Carré, 2021). L'endurance cardiorespiratoire
est une compétence multi-systémique qui se rapporte à
l'ensemble de l'organisme. Elle représente la capacité des
systèmes cardiovasculaire etrespiratoire à maintenir un apport
d'oxygène aux muscles lors d'exercices prolongés (Kennedy et
al., 2021).Cette qualité est l'une des plus exploitées dans
des entraînements d'endurance aérobiesubmaximaux comme la course
à pied sur longues distances, c'est pourquoi nous y
feronsessentiellement référence dans cette partie lorsque nous
parlerons d'efforts d'endurance.
I.2.1.1. Physiologie de
l'endurance
La physiologie de l'endurance implique plusieurs
systèmes et mécanismes :
- Système cardiovasculaire : l'endurance
nécessite une augmentation de la fréquence cardiaque et de la
pression artérielle pour fournir suffisamment d'oxygène et de
nutriments aux muscles (Astrand et al., 2003).
- Système respiratoire : l'endurance nécessite
une augmentation de la ventilation pour fournir suffisamment d'oxygène
aux muscles (Billat, 2017).
- Système musculaire : l'endurance nécessite une
augmentation de la force et de la résistance des muscles pour maintenir
l'activité physique prolongée (Astrand et al., 2003).
- Système métabolique : l'endurance
nécessite une augmentation de la production d'énergie pour
maintenir l'activité physique prolongée, ce qui implique la
glycolyse, la lipolyse et la protéolyse (Billat, 2017).
Pour mieux cerner la notion d'endurance, il faut chercher
à comprendre ses déterminants.
I.2.1.2. Les déterminants
de l'endurance
I.2.1.2.1. Système cardiovasculaire
Le niveau de vascularisation des
fibres musculaires sollicitées à l'effort constitue un facteur
limitantmajeur dans les performances d'endurance aérobie (Klissouras et
Jenoure, 2017). Au niveau du myocarde, celarepose sur le débit cardiaque
nécessaire pour éjecter une quantité de sang suffisante
à chaque battement et satisfaire la demande en oxygène locale
(Carré, 2013). Un coeur sain,volumineux avec des parois épaisses
est corrélé à une consommation d'oxygèneimportante
(Weineck et Handschuh,1998).Ainsi, un volume d'éjection systolique (VES)
important et une fréquence cardiaque (FC)relativement basse à
l'exercice comme au repos signent des performances
aérobiquesélevées (Rochcongaret al., 2013).En
conséquence, le myocarde est moins fatigable et la
récupération qui passe par unretour plus rapide à la
fréquence cardiaque de repos est optimisée chez l'athlète
endurant(Carré, 2013).En pratique, la mesure en continu de la
fréquence cardiaque s'avère être un outilprimordial dans
l'évaluation des performances aérobies et de l'intensité
d'entraînementen particulier avec l'apparition de la fatigue
(Rochcongaret al., 2013).Au niveau de la circulation
périphérique, cela repose principalement sur une
différenceartérioveineuse de concentration en oxygène plus
importante qui témoigne d'unemeilleure captation d'oxygène au
niveau tissulaire (Kennedy et al., 2021).Finalement, Le débit
d'oxygénation musculaire à l'effort sera tributaire de la
densité capillaire puis de la répartition du sang
intramusculaire, du contenu mitochondrial et dela quantité en
hémoglobine et myoglobine (Weineck et Handschuh,1998).
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