I.2.1.2.2. Consommation maximale d'oxygène (VO2max)
La consommation maximale d'oxygène est la
quantité totale d'oxygène consommée parunité de
temps par un individu au cours d'un exercice progressif jusqu' à
épuisement (Dick, 1989).Le VO2 max est souvent exprimé
en volume par minute (ml/min) dans les disciplinessportives. Il est aussi
exprimé en volume par kilogramme de masse corporelle et par unité
detemps dans les activités telle que la course à pied dans
lesquelles les athlètes supportent leurspoids (ml/min/kg) (Martin-Krumm,
2022).Par ailleurs, la consommation maximale augmente aussi avec l'âge
jusqu'à 20 ans. A partirde cet âge, elle décline
graduellement et ne représente plus à soixante (60) ans 70% de
laconsommation maximale d'oxygène atteint à l'âge de
vingt-cinq (25) ans. La dimension génétique est le
paramètre le plus impactant dans l'obtention d'un VO2max
élevée, elle serait responsable de 25 % à 50 % dans les
variations de volume maximal d'oxygène consommé (VO2
max) (Kennedy et al., 2021). En dessous de 12ans il n'y a pas de
différence entre les filles et les garçons. Mais après cet
âge, s'installe unedifférence entre la consommation maximale
d'oxygène des hommes et celle des femmes.En effet, selon Astrand (1980),
l'entraînement peut augmenter le VO2 max jusqu'à
vingt(20) ans. C'est ainsi que Sané (2011), Vandervael (1980) rapportent
qu'un séjour prolongé au lit peut diminuerle VO2 max
de 25% alors qu'un entraînement de type endurant, faisant intervenir des
groupes musculaires peut l'élever jusqu'à 120 mmHg.
I.2.1.2.3. Les seuils lactiques (SL) et ventilatoires
(SV).
Au-dessus d'une certaine intensité d'exercice, la
production de lactate sanguin augmente. Ce phénomène est à
la base de ce que les physiologistes décrivent respectivement en termes
de seuil lactique (aussi appelé seuil anaérobie) et de seuil
ventilatoire (figure 1). La terminologie de seuil anaérobie
(Wasserman,1964) a été employée à l'origine pour
indiquer qu'au-dessus d'une certaine charge de travail, le métabolisme
anaérobie commence à fournir une partie substantielle de
l'énergie, en complément du métabolisme aérobie, ce
qui s'accompagne de la production d'acide lactique (d'où la notion
synonyme de seuil lactique). Wasserman pensait que les seuils lactique et
ventilatoire étaient étroitement liés. L'explication alors
admise était la suivante : lors d'un exercice imposant une sollicitation
supérieure au seuil lactique, l'acide lactique est rapidement
dissocié en un anion lactate et un proton H+, ce qui produit une acidose
sanguine. Ces ions H+ sont tamponnés par les bicarbonates et les
différentes substances tampons, ce qui induit une augmentation du
CO2 et donc de la ventilation.
L'intérêt de déterminer SV1 et SV2 semble
acquis dans le milieu de l'endurance. Exprimées en % VO2max,
les valeurs renseignent indirectement sur les qualités d'endurance des
athlètes. L'observation d'un déplacement vers la droite des
seuils (par exemple % VO2max plus élevé) signifie que
l'athlète pourra soutenir une intensité plus élevée
sans augmentation de l'acidose.
Les entraîneurs utilisent la FC correspondant à
SV1 et SV2 pour définir des zones d'intensité que
l'athlète pourra contrôler via un
cardio-fréquencemètre. Le SV1 (figure 1), ou premier seuil
ventilatoire (à l'origine, seuil anaérobie ou lactique),
correspond à la première cassure du débit ventilatoire
lors d'un test à charge croissante. Il se situe à 40-60 % de la
VO2max. Cette intensité est considérée comme la
limite inférieure pour des adaptations notables de l'appareil
cardio-respiratoire chez le sportif entraîné.
Le SV2, ou deuxième seuil ventilatoire (aussi
appelé seuil de décompensation de l'acidose métabolique),
correspond à la deuxième cassure du débit ventilatoire
accompagné de la rupture de pente de l'équivalent respiratoire en
CO2, expliqué principalement par l'augmentation des ions H+.
Il se situe entre 60% (sédentaire) et 90% (sportif d'endurance
entraîné) de la VO2max. Il représente une
intensité clé pour l'entraînement des athlètes
d'endurance.


Figure 1:Seuils lactiques et seuils
ventilatoires (Vallier, 2000)
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