I.2.1.2.4. Répartition des Fibres Musculaires (FM)
De par leur potentiel oxydatif élevé, les fibres
musculaires de type I sont les plus recrutéesdans les efforts
d'endurance aérobie (Poortmans et al., 2017). Leur
prépondérance dans les muscles sollicités,à
caractère innée ou acquise par des années
d'entraînement, confère intrinsèquement unavantage
significatif aux sportifs d'endurance. Les champions du monde de marathon
présentent en générale 93 % à 99 % de fibres Idans
leurs muscles jumeaux (Kennedy et al.,2021).La composition en FM ne
constitue pour autant pas l'unique critère anatomique
decompétitivité : l'indice de masse corporel, la taille et les
dimensions des membrescontribuent uniment au rendement aérobique final
(Le Page,2016). A l'instar des entraînements enforce, les coordinations
intermusculaire et intramusculaire participeront également à
optimiser la performance (Klissouras et Jenoure, 2017).
I.2.1.2.5. Apport glucidique et lipidique à la
productiond'énergie
L'intensité de l'exercice et l'entraînement
modifient la contribution des substrats glucidiques et lipidiques à la
fourniture énergétique. Lorsque l'intensité augmente, les
contributions de laglycolyse, de la glycogénolyse et des fibres
musculaires glycolytiquesaugmentent elles aussi, ce qui induit une plus forte
utilisation desglucides (figure 2). À l'inverse, les athlètes
entraînés ont développé des adaptations qui limitent
l'utilisation du glycogène au profit de l'oxydation des lipides. Le
point de croisement lipides-glucides (crossoverpoint (figure 2)correspond
à la puissance d'exercice au-dessus de laquelle lafourniture
d'énergie provenant de l'oxydation des glucides devientsupérieure
à celle provenant de l'oxydation des lipides.
L'entraînement va déplacer le crossover point
vers la droite (figure 2), ce qui signifie que pour une même
intensité, un athlète utilisera davantage ses lipides et donc
économisera son glycogène. Le crossover point correspond à
30 % de lipides et 70 % de glucides, dont les équivalents caloriques
sont respectivement de 9 et 4 kcal.g-1. La détermination du crossover
point se fait au moyen d'épreuves métaboliques avec des paliers
de 6 minutes à charge constante (successivement à 30, 40, 50 et
60 % de la PMA pouvant aller jusqu'à 85 % chez un sportif) et est
basée sur la calorimétrie indirecte qui, à partir du
quotient respiratoire, permet de connaître la part respective des
substrats oxydés. L'évaluation du crossover point chez les
sportifs d'endurance semble intéressante en période
foncière. Elle permettrait de contrôler si l'entraînement
offre la possibilité à économiser son glycogène (et
plus longtemps) aux intensités faibles et donc d'oxyder plus de glucides
aux intensités élevées.

Figure 2: Le crossover point
(Grégoire, 2020).
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