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Les musées en droit tunisien

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par Salwa Ghazouani
faculté des sciences juridiques, politiques et sociales (TunisII) - mastère en droit de l'environnement 2004
  

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les categories de musées suivant leur critere de rattachement :

On note que les musées, depuis leur création, sont destinés à protéger et à conserver des oeuvres de patrimoine culturel. Telle mission relève, généralement, de la compétence et de la tutelle des personnes du droit public, parce que, seul, l'Etat et ses établissements sont tenus de la sauvegarde, la conservation matérielle et de l'enrichissement du patrimoine national .(paragraphe1). Cependant, le service culturel et plus précisément le domaine de l'art peut être ce qui est le cas ,dans plusieurs d'autre pays, un champ privilégié de l'intervention des personnes du droit privé , sans la moindre mainmise de l'Etat,ni de ses services . (Paragraphe 2).

Paragraphe1 :

LES MUSÉES PUBLICS :

Les statuts des musées tunisiens différent profondément non seulement en fonction de l'administration du tutelle mais également selon leur mode d'organisation ,c'est à dire selon qu'il soit un Etablissement Public doté de la Personnalité Civile (A) ou qu'il soit géré en régie direct (B)

A- etablissement public : musee de bardo cas unique :

1 - historique du musée :

Important instrument culturel, le musée National* de Bardo joue un rôle indéniable, installé dans un ancien palais beylical, le dit musée constitue l'un des plus anciennes institutions muséales tunisiennes qui remontent à des centaines d'années . Au lendemain du protectorat, il fut décidé la création d'un musée à Tunis par un décret signé le 7 Novembre 1882\u9312‡@.

* DEVIENT NATIONAL APRÉS L'INDÉPENDANCE.

1- DÉCRET BEYLICAL DU 7NOVEMBRE1882 (26 HIDJE 1299)

Comme le palais du Bardo était abandonné par la famille beylicale, on a décidé d'en affecter une partie au futur musée notamment l'aile réservée aux femmes c'est-à-dire le Harem \U9312‡@ par le décret du 25 Mars 1885\u9313‡A.

L\u8217inauguration n\u8217a eu lieu que le 7 Mai 1888. Une fois crée, le musée est nommé " ALAOUI" du nom souverain régnant à l'époque Ali Bey.

.

Afin d'accomplir les fonctions pour lesquelles il a été crée , le musée est régi sous forme d'un établissement public (E.P.A) par le décret du12 mai 1907 qui décide dans son article premier que « le musée sis à Bardo, constitue un établissement public ayant la personnalité civile » .

L'établissement public, en tant que mode de gestion choisi de la part de l'administration centrale pour administrer un ou plusieurs services publics connexes, représente une personne autonome chargée de remplir un service public bien déterminé \u9314‡B

.

Généralement, il est indispensable pour que toute notion soit "claire précise et aisément Cessible ; ce qui n'est pas le cas, selon la doctrine, pour la notion de l'établissement public \u9315‡C.

En effet, l'établissement public se caractérise par deux éléments fondamentaux, à savoir le principe de spécialité et le principe d'autonomie \u9316‡D.

En ce qui concerne le premier principe, tout établissement public, est fait en principe pour la réalisation d'une activité déterminée celle d'administrer un service public ou un groupe de services publics.

1-Fanter (M) ; le Bardo, un palais, un musée, ed°Alif, Tunisie Juin 1989, p .8.

2- Décret beylical du25 Mars 1885 (8 Jhoumada II 1302).

3- De Soto (J) "Grands services publics", Paris, Manchester, 1971, p.78.

4-AOUIJ -MRAD Amel, droit des services publics, centre de recherche et d'études

Administrative, Tunis, 1998, p.108.etS.

5- Ibid

Mais sur le plan pratique, cette idée confronte un obstacle du à un établissement public étendant parfois ses activités en-dehors des limites de ses spécialisations dans l'intérêt de réaliser des bénéfices et de gains\u9312‡@, essentiellement, économiques.

Quant au deuxième élément « soit la jouissance de la personnalité morale »\u9313‡A conférant une autonomie administrative et financière. Il est exigé de se glisser dans un cadre outre que celui de la régie, parce que, seul l'établissement public, est capable de rendre tout service public géré de la sorte : favorable à un meilleur rendement et à de meilleures conditions de travail.

Vu sa spécialité, le service public muséal nécessite d'être doté d'une certaine autonomie financière et de la personnalité civile.

Le fait de gérer le musée Bardo comme étant un établissement public"doté de la personnalité civile ? lui permet « d'exercer tous les droits, pré rogations et actions attachées à ce titre »

Ainsi, le même jour du décret précité, il y avait un autre décret\u9312‡@ établissant un droit d'entrée au musée dont «  le produit sera perçu au profit du musée » (article1) ce qui fait que l'autonomie financière de l'établissement lui permet de bénéficier d'un surplus au niveau des ressources. Elle lui permettent de couvrir et d'assurer, les missions ordinaires reconnues au musée  à savoir la collecte et la conservation des oeuvres du patrimoine culturel, la satisfaction des dépenses de certains services annexes gérés par le musée et qui consistent aux ateliers de reconstitutions de mosaïques et d'objets antiques et d'ateliers de rénovation de l'art indigène.

Une fois organisé sous forme d'un établissement public autonome, le musée de Bardo est confié au directeur des Antiquités et des Arts, administrateur responsable assisté par un conservateur économe et du personnel administratif nécessaire. \u9313‡A Il demeure bien sur sous la direction et le contrôle supérieur du secrétaire général du Gouvernement Tunisien .Jusqu'à 1919, \u9314‡B date de la modification de la situation antérieure : le directeur des Antiquités et des Arts est devenu liquidateur et ordonnateur des dépensées de l'établissement après avoir été, aux termes de l'ancien texte, administrateur qui assure sous sa responsabilité le fonctionnement de tous les services du musée : préparer et soumettre au Secrétariat Générale du Gouvernement le Budget annuel de l'établissement dont il est un simple liquidateur..

1-Ibid.

2-Aouij-Mrad Amel, Op.Cit.p.109.et110.

3-Decret Beylical du12avril 1907(29sfar1325) JORT N°31 du17-04-1907.

On peut déduire donc que le nouveau texte accorde au directeur un champ d'intervention beaucoup plus large puisqu' il n'est plus tenu de prendre l'avis du Secrétariat Générale en ce qui concerne le Budget Annuel du musée qui est devenu de sa propre compétences.

En outre, et comme l'a précisé Stéphanie Châtelain, « les musées bénéficiant d'une autonomie décisionnelle sont également ceux qui jouissent de la plus grande autonomie financière et dont les gestionnaires ,exerçant des fonctions à dominante administrative .... »\u9312‡@

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