III. Introduction des aliments semi-solides, solides chez les
enfants
Les directives concernant l'introduction de divers aliments
sont données ci-après (Brown et al., 1998) :
v Donner des aliments écrasés et semi-solides
dès l'âge de 6 mois ;
v Donner des combinaisons d'aliments non solides riches en
énergie de 6 à 11 mois.
v Introduire des goûters que l'enfant peut manger tout
seul, par exemple des légumes coupés et des lamelles de pain,
dès l'âge de 8 mois.
v Faire la transition au régime familial à
l'âge de 12 mois.
Selon Unicef (ANJE, 2012), trois indicateurs pour
l'alimentation de complément qui reflètent la quantité et
la qualité de nourriture données aux enfants âgés de
6 à 23 mois incluent :
v Introduction des aliments de complément :
Introduction d'aliments solides, semi- solides ou mous à partir de 6
mois.
v Diversification alimentaire minimum : au moins 3 à 4
groupes d'aliments.
v Fréquence minimale des repas : au minimum 2 repas par
jour pour les enfants 6 à 8 mois, 3 pour les enfants de 9 à 23
mois et 4 pour ceux de 6 á 23 mois.
III.1.1 Consommation
des aliments riches en fer ou enrichis en fer
Le fer est un nutriment essentiel pour le fonctionnement de
presque toutes les cellules du corps humain, avec des besoins
particulièrement élevés pendant la croissance (NAS, 2002).
II aide à produire l'hémoglobine, constituant des globules rouges
du sang qui véhicule l'oxygène (UNICEF, 2009 ; USAID, 2009 ;
GAIN, 2009). Comme ces cellules transportent l'oxygène jusqu'aux muscles
et au cerveau, le fer est nécessaire pour le développement moteur
et cognitif de l'enfant, ainsi que pour l'activité physique chez tous
les êtres humains. Lorsque les niveaux de fer sont trop faibles, le corps
fabrique trop peu de globules rouges et l'individu est atteint d'anémie
(taux d'hémoglobine < 11 g/dl. Chez les enfants de moins de 5 ans).
La carence en fer touche principalement les enfants, les adolescents et les
femmes lors des pertes menstruelles et de la grossesse (UNICEF, 2013). C'est
avant 24 mois que les enfants sont les plus vulnérables à la
carence en fer par rapport aux autres groupes d'âge, en raison de leur
croissance rapide, jumelée à un apport souvent insuffisant de fer
d'origine alimentaire (OMS, 2001 ; UNICEF, 2001),
III.1.2
Fréquence minimale des repas pour les enfants de 6-23 mois
Les directives sur la fréquence de l'alimentation
devraient tenir compte de la densité d'énergie et de la
quantité des divers aliments servis à l'enfant (USAID, 1999 ;
AED, 1999). Le nombre approprié de repas dépend de la
densité énergétique des aliments locaux et des
quantités habituelles consommées pendant le repas (OPS, 2003). La
teneur en nutriment et la fréquence des repas devraient être
adaptées aux besoins du nourrisson.
La fréquence des repas et la quantité de
nourriture augmentent avec l'âge, afin de tenir compte des besoins
énergétiques plus élevés pour le
développement et la croissance (OMS, 1998).
Le nombre minimum de repas est défini comme suit (OMS,
2009) :
v 2 repas pour les enfants allaités au sein,
âgés de 6 à 8 mois
v 3 repas pour les enfants allaités au sein,
âgés de 9 à 23 mois
v 4 repas pour les enfants non allaités au sein,
âgés de 6 à 23 mois
Une faible fréquence journalière de consommation
ne permet pas de compléter suffisamment les apports de lait maternel
(Tchibindat et al., 1994). Tout cela pourrait entraîner les
prévalences élevées de malnutrition
proteino-énergétique.
Au Tchad, 30% d'enfants âgés de 6 à 23
mois allaités au sein ont une fréquence alimentaire minimale
acceptable contre 34% pour ceux qui ne sont pas allaités au sein (MICS,
2010).
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