WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La contribution à  la lutte contre le phénomène kuluna des enfants en conflit avec la loi dans la ville province de Kinshasa


par Henock KALUBI CITENGA
Université d'Unikin  - Graduation Droit pénal 2024
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Section 3. Stratégie pour l'éradication du phénomène kuluna

Pour lutter contre le phénomène Kuluna (banditisme urbain pratiqué notamment par les jeunes en conflit avec la loi à Kinshasa), il est utile de proposer des perspectives à court, moyen et long terme. Je vais structurer la réponse de manière académique et ajouter quelques références bibliographiques (articles, rapports et textes légaux.

Paragraphe 1. Perspectives à court terme

Pour la bonne lutte contre le phénomène kuluna des enfants en conflits avec la loi il est essentiel de mettre ces perspectives pour la bonne et efficace lutte contre ce fléau

· Mettre actions qui visent à répondre rapidement à l'insécurité et à réduire l'impact du phénomène kuluna des enfants via Renforcement de la sécurité publique : augmentation de la présence policière dans les zones à forte criminalité le dans toute les commune de Kinshasa

· .Arrestation et réinsertion encadrée : plutôt que l'incarcération massive, privilégier des centres de rééducation adaptés aux mineurs

· Campagnes de sensibilisation communautaire : informer les familles et les jeunes sur les conséquences juridiques et sociales du phénomène Kuluna

· Justice adaptée aux mineurs : application stricte de la Loi n°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l'enfant, qui exige des mesures éducatives plutôt que répressives. Paragraphe 2. Perspectives à moyen terme

Ces mesures visent à s'attaquer aux causes sociales et économiques du phénomène. Insertion socio-économique : mise en place de programmes de formation professionnelle et d'apprentissage pour offrir des alternatives économiques aux jeunes désoeuvrés

· Réhabilitation scolaire : réintégration des enfants déscolarisés dans des programmes adaptés

· Programmes communautaires de prévention : implication des leaders communautaires, ONG locales et églises dans des projets de médiation et d'accompagnement psychosocial

· Renforcement des capacités de la justice des mineurs : création de tribunaux spécialisés pour enfants et formation des magistrats et policiers sur les droits de l'enfant.

36

Paragraphe 3. Perspectives à long terme (5-15 ans)

Ces stratégies cherchent à éradiquer durablement le phénomène en agissant sur les structures sociales et politiques. Pour la bonne lutte contre ce phénomène

· Réformes structurelles contre la pauvreté : lutte contre les inégalités sociales, amélioration de l'accès à l'éducation gratuite et obligatoire (ODD 4 et 16 - Nations Unies, 2015).

· Politiques publiques inclusives pour la jeunesse : élaboration d'un plan national de prévention de la délinquance juvénile

De la paix et citoyenneté : intégration dans les programmes scolaires d'une éducation civique et morale orientée vers la non-violence et la participation citoyenne). Le placement des jeunes en institutions devrait n'intervenir qu'en dernier ressort et ne durer que le temps absolument indispensable, l'intérêt de l'enfant étant la considération essentielle.

Il faudrait définir strictement les critères de recours aux interventions officielles de ce type, qui devraient être limitées normalement aux situations suivantes: a) l'enfant ou l'adolescent a enduré des souffrances infligées par ses parents ou tuteurs; b) l'enfant ou l'adolescent a subi des violences sexuelles, physiques ou affectives de la part des parents ou tuteurs; c) l'enfant ou l'adolescent a été négligé, abandonné ou exploité par ses parents ou tuteurs; d) l'enfant est menacé physiquement ou moralement par le comportement de ses parents ou tuteurs; et e) l'enfant ou l'adolescent est exposé à un grave danger physique ou psychologique du fait de son propre comportement et ni lui, ni ses parents ou tuteurs, ni les services communautaires hors institution ne peuvent parer ce danger par des moyens autres que le placement en institution.

37

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme