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étude du statut nutritionnel et des habitudes alimentaires des enfants scolarisés en milieu urbain et rural à  Lubumbashi en 2023


par Mechach WETSHISAWO DONO
Université de Lubumbashi - Licence en santé publique/Nutrition humaine 2023
  

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1.3.1 Relation entre alimentation nutritionsanté.

Une bonne alimentation permet un développement global et harmonieux de l'organisme. La nutrition remplit des fonctions, digestive, respiratoire, circulatoire, excrétoire et endocrinienne qui permettent l'apport aux cellules des éléments nécessaires à leur croissance, le déroulement des divers métabolismes et l'élimination des déchets de ces métabolismes. L'organisme humain, comme celui de tout animal et de toute plante, a besoin d' un approvisionnement régulier et suffisant en eau et en substances alimentaires pour grandir, pour se mouvoir, pour travailler, pour réparer les tissus et les cellules qui s'usent et se détruisent chaque jour.Une nutrition adéquate est un besoin fondamental de l'homme et une condition préalable de la santé. La promotion d'une nutrition correcte est l'une des composantes essentielles des soins de santé primaires''(44).

1.5 Impact d'une alimentation inadéquate sur la sante

1.5.1 Les carences

La carence en micronutriments : présents en très faible quantité dans l'organisme, les micronutriments (sels minéraux, vitamines) sont nécessaires pour maintenir la croissance, la santé et le développement de l'organisme. Leur carence se caractérise par une insuffisance de leurs réserves et de leur taux circulant dans le sang. Cette carence n'est pas toujours visible et ne se traduit pas non plus toujours l'insuffisance pondérale ; la malnutrition chronique ou la malnutrition aiguë. La malnutrition protéino-énergétique (MPE), encore appelée malnutrition

protéino-calorique (MPC), revêt différentes formes : émaciation, retard de croissance, insuffisance pondérale(43).

1.5.1.1 Malnutrition aiguë ou émaciation

Elle est mesurée par l'indice poids/taille, et est due à un manque d'apport alimentaire entraînant des pertes récentes et rapides de poids avec un amaigrissement extrême. C'est la forme la plus fréquente dans les situations d'urgence et de soudure. Elle traduit un problème conjoncturel (43).

Un apport alimentaire en quatre semaines permet de rétablir une bonne santé en cas d'émaciation (43).

La malnutrition aiguë touche à Niono près de 10,4% des enfants de 0 à 59 mois(43).

· Interprétation

Selon Road To Health (RTH), le pourcentage de la médiane du rapport P/T permet de juger

L'état nutritionnel d'un enfant ; où P = poids (en gramme) ; T = taille (en centimètre)

Si le rapport P/T est = 85 %, état nutritionnel normal ;

Si le rapport P/T < 80 % et = 70% malnutrition modérée ;

Si le rapport P/T < 70 %, c'est un cas de malnutrition sévère ;

De même, selon l'OMS, l'état nutritionnel d'un enfant peut être exprimé en fonction de Z score ou écart type (ET).

Si le rapport P/T compris entre - 1 et 1 ET, l'état nutritionnel est normal ;

Si le rapport P/T < - 2 ET = -3, malnutrition modérée ;

Si le rapport P/T < - 3 ET, malnutrition sévère (43).

Cet indice ne permet pas de différencier un enfant trop petit pour son âge (qui a souffert de

MPC dans son enfance) d'un enfant de taille satisfaisante.

Sur le plan clinique, on définit trois tableaux de malnutrition protéino-calorique (malnutrition

aiguë), selon qu'il s'agisse d'une carence protéinique, calorique, ou globale (43).

· Le kwashiorkor :

Il correspond à une insuffisance d'apport protéinique dans la ration alimentaire. Il se caractérise par : ¾ Les signes les plus marquants sont l'apathie, l'anorexie, la présence d'oedèmes en particulier aux chevilles, sur le dos des mains, des pieds et parfois au visage (visage bouffi). L'amaigrissement est constant mais souvent masqué par ces oedèmes.

La peau peut être terne et l'on trouve souvent des lésions du type dépigmentation. Dans la phase la plus avancée, il peut y avoir une hyperpigmentation avec craquelures, voire ulcérations de la peau. ¾ Les cheveux sont parfois dépigmentés (roux et même blancs), défrisés, cassants et ils se laissent facilement arracher. Il y a souvent une diarrhée par atrophie de la muqueuse intestinale. ¾ Biologiquement, on note une chute importante de la protidémie, portant essentiellement sur l'albumine. L'ionogramme sanguin montre des troubles hydro électrolytiques, notamment une hyponatrémie, une hypocalcémie, et une hypokaliémie. ¾ Des complications peuvent survenir telles que la déshydratation, les troubles métaboliques et les infections bactériennes, ceux-ci expliquent un taux de mortalité très élevé chez les enfants atteints du kwashiorkor(43).

· Le marasme :

C'est une insuffisance calorique globale de la ration alimentaire. Il se caractérise comme suit : ¾ Le tableau clinique présenté par l'enfant marasmique est tout à fait différent de celui dû au kwashiorkor ; ¾ Dans la plupart des cas, l'enfant s'intéresse à ce qui se passe autour de lui, il n'a pas perdu l'appétit mais il est nerveux et anxieux ; ¾ Le signe le plus frappant reste l'amaigrissement ; il y a diminution de la couche graisseuse et fonte musculaire, la peau semble trop vaste pour le corps de l'enfant, le visage est émacié, les yeux sont enfoncés dans les orbites. L'enfant a une diarrhée importante par atrophie de la muqueuse intestinale ; ¾ Il n'y a pas d'oedèmes, mais un retard de croissance important par rapport aux courbesutilisées localement (poids/taille) ; ¾ Biologiquement la protidémie est légèrement diminuée, l'hématocrite et le tauxd'hémoglobine sont aussi légèrement diminués. Même si des complications peuvent apparaître, le pronostic est meilleur que celui du kwashiorkor(43).

· La forme mixte :

En réalité, les formes cliniques dues au kwashiorkor associé au marasme se rencontrent rarement. Ainsi, la forme mixte associe à des degrés variables, les signes du kwashiorkor et du marasme(43).

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