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étude du statut nutritionnel et des habitudes alimentaires des enfants scolarisés en milieu urbain et rural à  Lubumbashi en 2023


par Mechach WETSHISAWO DONO
Université de Lubumbashi - Licence en santé publique/Nutrition humaine 2023
  

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I .1 État de la question

Indicateur de l'état de santé de l'individu, l'état nutritionnel est défini comme la conditioncorporelle résultant de l'équilibre entre l'ingestion d'aliments et leur utilisation en partie parl'organisme, témoignant ainsi de la qualité de l'alimentation et de la nutrition de l'individu''(1).

Selon l'organisation mondiale de la santé (OMS) la malnutrition se définit par les carences, les excès ou les déséquilibres dans l'apport énergétique et/ou nutritionnel d'une personne. C'est un état nutritionnel qui est la conséquence d'une alimentation mal équilibrée en quantité et/ou en qualité(2).

En Europe, les études réalisées dans certaines régions parVerduci et ses collaborateurs ont montré qu'à cours du grignotage, la consommation d'aliments à haute densité d'énergie contribue à l'obésité chez l'enfant, en augmentant l'apport énergétique quotidien. Les collations consommées par les enfants sont de plus en plus des aliments, tels que des desserts, des boissons sucrées et des platssalés qui ont également tendance à être riches en graisses saturées et en sucres raffinés. L'association entre les fast-foods et l'obésité varie en fonction de l'âge. En effet, avec l'âge croissant, la plus grande disponibilité de fast-food a été associée au risque d'obésité(3).

Un nombre bien trop élevé d'enfants subissent les conséquences d'une mauvaise alimentation et d'un système alimentaire qui ne tient pas compte de leurs besoins. Les conclusions générales d'une étude à Singapoursuggèrent que les apports alimentaires en viandes, et en produits laitiersatteignent ou dépassent la fréquence d'apport recommandée chez les enfants singapouriens 75 %, et 60 % participants respectivement '(4).

Les goûts et les dégoûts alimentaires jouent un rôle important dans les choix alimentaires, en particulier chez les enfants. Plusieurs auteurs démontrent queles aliments riches en graisses et sucrés sont généralement préférés par les enfants de nombreux pays, alors que les légumes sont presque universellement inopportuns. Une étude menée dans plusieurs pays d'Europe avait souligné que 22,6 %des enfants consommentdes fruits et 22,6 % consomment des légumes, les frais sucrés sont consommés par50,3 % et CANADA Gubbelsa montré que plus de 70 % des produits alimentaires pour enfants étaient trop riches en sucre----''''''''(5-8).

En Afrique l'avenir des enfants est très menacé du fait de la qualité de l'alimentation dont ils bénéficient dès le bas âge, qu'ils soient issus de familles riches ou pauvres. C'est en tout cas ce que démontre le rapport mondial 2021 des Nations unies sur la nutrition. En effet, seuls 18 % des enfants d'Afrique de l'Ouest consomment des aliments provenant d'au moins cinq des huit groupes d'aliments recommandés par le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et l'OMS pour une bonne croissance.

Au Beninpar exempleles résultats obtenus lors d'une étude chez les enfants ont révéléque 64,73% d'enquêtésavaientune bonne diversification alimentaire alors n'avait pas les moyens de diversifier leurs alimentations et 7,14% des enquêtés ont montré qu'ils avaient rigoureusement 3 repas par jours -'   '''''(9-11).

Au Brazzaville lors d'une étude sur le statut nutritionnel des enfants, les apports énergétiques journaliers demeuraient faibles, de valeur moyenne 1948,9 #177; 448 kcal. Ils augmentaient régulièrement entre 3 et 6 ans. Les apports protéiques et lipidiques étaient couverts, mais les apports en glucides s'avéraient insuffisants. Les apports en phosphore et en calcium étaient faibles et les apports sodés supérieurs aux apports recommandés-(12).

La république démocratique du Congo (RDC)n'est pas épargnée par ce problème, selon une étude menée par certains auteurs à Lubumbashi,la consommation de fruits, de légumes et de produits d'origine animale est faible et, leur carence entrainent de sévères conséquences physiques et psychiques sur la croissance, l'immunité et la maturation du cerveau entrainant des problèmes de la vue, de l'audition et du quotientintellectuel chez les enfants -''''(13).

L'alimentation du jeune enfant est un domaine primordial pour améliorer leur survie et promouvoir une croissance et un développement sains.La malnutrition peut être responsable de retard, voir des échecs scolaires et surtout de certaines difficultés d'adaptation à la vie dans la société. Selon les données du Programme Alimentaire Mondial (PAM) des Nations Unies en 2015, dans le monde, environ 7,7% des enfants étaient émaciés, 24,5% avaient un retard de croissance et 15% souffraient d'insuffisance pondérale'(14,15).

En France,les liens entre la consommation de compléments alimentaires, le profil de consommation alimentaire et un risque d'insuffisance d'apport ont été statistiquement établis. Dans larégion de Kaunas, en Lituanides auteursavaient révélé uneprévalence de l'insuffisance pondérale, du surpoids et de l'obésité chez les garçons et les fillesde 6,9 et 11,7 %, de 12,6 % et de 12,6 %. Uneétude menée au Québec surles comportements alimentaires d'enfants d'âge scolairerévèle un profil de consommation plus négatif pour les garçons que pour les filles----'(16-18).

Globalement 13% de la population mondiale adulte étaient obèses et 39% en surpoids en 2014. Le problème a atteint des proportions épidémiques puisqu'en date de 2017, plus de 4 millions de personnes mouraient chaque année des suites de surpoids ou d'obésité, selon une étude sur la charge mondiale de morbidité (19).

En Afrique de l'Ouest et du centre, on estime que 6,3 millions d'enfants souffraient de malnutrition aigüe dont 1,4 millions de malnutrition aiguë sévère en 2012. En Afrique subsaharienne, un enfant sur trois est chétif, alors que deux enfants sur cinq ont un retard de croissance'(20).

Des études ont révélé qu'il y a plus de 223 millions de personnes en Afrique subsaharienne qui souffrent de malnutritionet est la région ou la proportion de la population affectée est la plus élevée au monde.Des nombreuxauteurs dans le même continent suggèrent que les enfantsprésentent d'émaciation. Le Mali tient la tête avec 21,5% des enfants présentant ce problème. Ce taux est de 12% % Enguinée,6,6 %au Maroc,14,3%au Togo et 10%en Tunisie. Les données de mêmes chercheurs, montrent, les enfants ne sont pas aussi épargnés par la malnutrition chronique. A ce niveau, le Madagascarprends la tête avec de 31,4% des enfants souffrant de malnutrition aigüe, suivi du Congo 45,5 %et 2,6% de Maroc-''-'(1,12,14,21-23).

Au cours de ces deux dernières décennies, la prévalence de l'obésité chez les enfants a considérablement augmenté dans le monde, due à un déséquilibre énergétique.Au Maroc, le taux de surpoids est plus marqué chez les filles (13,0 %) que les garçons (10,4 %)''(1).

Une étude menée sur un échantillon d'enfants scolarisés dans la commune de Constantine en Algérie révélée uneprévalence globale du surpoids de 21,76 %, celle de l'obésité de 5 %. Un lien significatif a été observé entre l'obésité et le sexe féminin. Le surpoids et l'obésité étaient plus fréquents dans les familles de niveau socioéconomique bas (51,35 %, 52,94 %) par rapport au niveau moyen (12,16 %, 23,53 %) et au niveau élevé (33,78 %, 17,65 %) (24).

A Lubumbashiune étudede Winnie et ses collaborateurs montrée que 7,8 % d'enfants avaient une émaciation globale (6,6%) pour la Malnutrition aigüe modérée (MAM) et 1,2% pour la Malnutrition aigüe sévère (MAS) , 82,5% d'entre eux recevaient une alimentation non diversifiée au rappel de 24h, et on constate que 17,5% des enfants avaientconsommé une alimentation à un score de diversité alimentaire égal à 4/7 (25).

Abordant la question du surpoids et de l'obésitéchez les enfants scolarisés à Lubumbashi, Musung et ses collaborateurs avaienttrouvaientla prévalence du surpoids respectivement de 8% (dont 10,7% chez les filles contre 5% chez les garçons) et celle de l'obésité était de 1% (dont 0,6% chez filles contre 0,4% chez les garçons). En comparant ces différentes prévalences de surpoids et d'obésité entre les deux sexes, le test de Pearson montraitdes différences très hautement significatives traduisant que les filles étaient significativement plus en surpoids et obèses que les garçons ''(26).

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