I.2
Problématique
Le meilleur indicateur mondial du
bien-être de l'enfant est sa croissance. Les pratiques alimentaires
inadéquates constituent les principaux facteurs qui nuisent à sa
croissance physique et à son développement mental. Le retard de
croissance dans la petite enfance est généralement associé
à une perte fonctionnelle importante dans la vie adulte et à une
capacité de travail diminuée
-''-''''-(1,27-29).
La prévalence du surpoids et de
l'obésité, en particulier de l'obésité infantile
augmente rapidement depuis quelques dizaines d'années. Cette tendance
est observée dans la plupart des pays industrialisés et
s'étend désormais aussi aux pays en voie de développement.
Les excès pondéraux des enfants entraînent des
répercussions néfastes sur la santé à l'âge
l'adulte, augmentant le risque de morbidité et de mortalité et
intervenant directement dans la survenue de plusieurs complications. Les
enfants obèses ou en surpoidsdeviennent des adultes obèses dans
des proportions qui varient selon les études, de 20 à 50% si
l'obésité était présente avant la puberté et
de 50 à 70% après la
puberté''''''-(1,28,29).
Un nombre bien trop élevé
d'enfants subissent les conséquences d'une mauvaise alimentation et d'un
système alimentaire qui ne tient pas compte de leurs besoins.Les
directives diététiques actuelles pour les enfants encouragent la
consommation d'une alimentation variée remplie d'aliments sains et
riches en nutriments'(30,31).
Les habitudes alimentaires ont
considérablement évolué depuis le milieu du XXème
siècle. La charge des maladies non transmissibles (MNT) augmente dans
les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire. Selon
l'OMS, c'est en Afrique que l'on augmente le plus. L'obésité, le
diabète sucré et l'hypertension sont des facteurs de risque
majeurs de maladies cardiovasculaires, causant près de 18 millions de
décès dans le monde. Cela a joué un rôle crucial
dans l'augmentation de la prévalence des maladies chroniques
évitables d'origine nutritionnelle: diabète, maladies
cardio-vasculaires, cancers et obésité. En Afrique d'une
façon générale et en particulier en RDC, la plupart
d'enfantsont une alimentation insuffisante du point de vue quantité,
qualité et utilisation. Cela compromet leur bienêtre, diminue leur
potentiel de croissance et de bonne santé et augmente les risques de
maladie.Autrefois considérés comme des problèmes
spécifiques des pays à haut revenu, le surpoids et
l'obésité sont désormais en augmentation dans les pays
à revenu faible et intermédiaire, en particulier en milieu
urbain. --''''-(13,27, 32-34).
En RDC, un enfant sur deux est malnutri et
cela constitue un problème de santé publique.Les projections
internationales révèlent un total de 52 millions d'enfants en
malnutrition d'ici 2030. La province du Haut- Katanga, a untaux de la
malnutrition et de la mortalité infantileles plus élevées
en
RDC''''''''''''''''''''''''''''''-'''''''''''''''''''''''(25,35,36).
La situation à Lubumbashireste mal
connue avec des études limitées à l'échelle
régionale. Les études fiables portant sur le statut ainsi que les
habitudes alimentaires des enfants sont rares.Dans cette perspective, notre
étude a été conduite afin de d'évaluer
l'état nutritionnel des élèves en milieu urbain et rural,
la qualité de leur diète, leurs comportements alimentaires et
enfin de saisir l'impact de ses facteurs sur leur état nutritionnel.
En rapport avec cette situation préoccupante
évoquée ci haut, les questions suivantes attirent notre attention
: Quel est le statut nutritionnel des enfants ?Lesenfants scolarisés en
milieu urbain et rural à Lubumbashi ont-ils des bonnes habitudes
vis-à-vis de l'alimentation ?
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