WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

étude du statut nutritionnel et des habitudes alimentaires des enfants scolarisés en milieu urbain et rural à  Lubumbashi en 2023


par Mechach WETSHISAWO DONO
Université de Lubumbashi - Licence en santé publique/Nutrition humaine 2023
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

1.2.1 Monde

Deux milliards de personnes souffrent de malnutrition, et 18 millions meurent chaque année de faim. Pourtant, la quantité de nourriture est largement suffisante pour toute la population dans le monde. Si toutes les céréales récoltées chaque année étaient réparties équitablement entre les hommes, chacun en recevrait plus qu'il n'en faut pour survivre. Or, dans beaucoup de pays d'Afrique, surtout parmi les enfants, l'apport calorique moyen par personne est nettement inférieur à celui qu'il faut pour être en bonne santé. Mais il y a aussi des pauvres dans les pays riches comme la France, le Canada ou les États -Unis'(42).

Chez les enfants des familles pauvres, les résultats sont encore pires; des proportions sensiblement plus élevées d'enfants présentent des carences pour 14 des 16 micronutriments.Ainsi, 40% d'entre eux n'absorbent pas assez de fer et 18%pas assez de vitamine C. Autre coupable : l'abondance même, la grande disponibilité d'alimentsnutritionnellement inadéquats, comme les boissons sucrées, les pommes chips, les bonbons, les plats servis dans les fast foods, qui sont consommés sans modération ni équilibre en lieu et place d'aliments assurant une bonne nutrition'(42).

Environ 15 millions d'enfants meurent chaque année de faim car ils ne mangent pas assez, alors qu'ailleurs ils mangent trop et sont obèses. De plus, ceux qui meurent de faim sont les plus pauvres. Ils n'ont pas d'argent pour s'acheter la nourriture dont ils ont besoin pour vivre'(42).

En Afrique, 40 % des individus qui se sont trouvés en situation d'insécurité alimentaire grave en 2021 étaient originaires d'Afrique de l'Est, tandis que la situation se dégradait dans toutes les sous-régions du continent, l'augmentation la plus rapide se produisant en Afrique de l'Ouest (multiplication par près de 2,5 de leur nombre depuis 2015). En Asie, plus de 80 % des individus concernés vivaient en Asie du Sud, alors qu'en Amérique Latine, leur nombre a doublé entre 2014 et 2021'(42).

Plus de la moitié des personnessous-alimentées dans le monde viventen Asie (418 millions) et plus du tiers enAfrique (282 millions). Par rapport àÌ 2019,environ 46 millions de personnes de plusont été touchées par la faim en Afrique en2020, 57 millions de plus en Asie et environ14 millions de plus en Amérique latine et dans les Caraïbes'(42).

1.2.2 En RDC

La RDC fait partie des pays comptant un taux élevé de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans et la malnutrition est l'une des principales causes de décès dans ces pays en s'associant à d'autres maladies comme la diarrhée, la pneumonie et le paludisme, maladies plus fréquentes chez l'enfant âgé de moins de 5 ans. Dans les pays en développement, les pratiques d'alimentation sont très souvent inadéquates et incompatibles avec les recommandations de l'OMS. Un mauvais état nutritionnel pendant la petite enfance entraîne également des répercussions sur la santé à l'âge adulte. La MAS ou émaciation grave est un état complexe résultant des conséquences cliniques, biologiques et métaboliques d'une alimentation insuffisante ou non conforme aux besoins de l'organisme. En dehors de la mortalité élevée et des incapacités qu'elle génère, à long terme elle a un impact sur la taille adulte, les capacités intellectuelles, la productivité économique, la fertilité, la survenue de maladies métaboliques et cardiovasculaires. Elle reste un enjeu majeur de santé publique mondiale avec 16 millions de cas chez les enfants de moins de 5 ans responsables d'un million de décès par an. La mortalité en hospitalisation peut atteindre 30 à 50% '''''''''''''''(35).

La MAS constitue un problème de santé publique majeur en RDC. Selon l'Enquête Démographique et de Santé(EDS), 43% d'enfants de moins de 5 ans présentent une malnutrition chronique, 8% souffrent de malnutrition aigüe et 23% présentent une insuffisance pondérale '''''''''''''''(35).

Au fil des années, la prévalence du retard de croissance s'est accrue dans toutes les provinces du pays, à l'exception de Kinshasa, Kwilu, Mai-Ndombe, Équateur, Mongala, Nord-Ubangi, et Sub-Ubangi. Les régions les plus affectées sont les provinces de Kasaï, Kasaï-central, Kwango, Kongo-central, Lomami, Haut-Lomami, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Sankuru, Tanganyika, Tshuapa, avec des prévalences supérieures ou égales à 45% depuis quinze ans. Les provinces les plus affectées par la malnutrition aigüe sont le Maniema, le Kwango, et le Kongo-central, où les prévalences sont supérieures ou égales au seuil d'urgence de 10%. Cette situation cache une réalité plus étendue car les oedèmes n'ont pas été pris en compte dans cette enquête (43).

Le Maniema (32%), le Kasaï (36%), le Kwango (33%), le Tshuapa (30%), le Lomami (31%) présentent les taux d'insuffisance pondérale les plus élevés. La prévalence de l'anémie est de 38,4% chez les femmes et les provinces les plus touchées sont le Kongo-central (54,7%), le Maniema (49,5%), le Kasaï (46,7%), et Kinshasa (46,6%). Chez l'enfant, 59,8 % des enfants de 6-59 mois souffrent de l'anémie. Ces taux sont élevés dans toutes les provinces du pays, variant de 57 à 79 %. Les provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu présentent les prévalences les plus faibles d'anémie dans le pays (33,5% et 35,7%)(43).

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme