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Les irrecevabilités dans le contentieux électoral devant le conseil constitutionnel au Cameroun


par Claudel PENDA HEN
Université de Yaoundé Il-Soa  - Master II-Recherche  2024
  

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Tel: (+237) 242 06 26/ fax: 222 23 8428

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DEPARTEMENT DE DROIT PUBLIC

DEPARTEMENT OF INTERNAL

INTERNE

PUBLIC LAW

LES IRRECEVABILITES DANS LE CONTENTIEUX

ELECTORAL DEVANT LE CONSEIL

CONSTITUTIONNEL AU CAMEROUN

Mémoire soutenu et présenté publiquement en vue de l'obtention du Diplôme de Master Recherche en Droit Public

Par :

PENDA HEN Claudel

Titulaire d'une Licence en Droit Public

Sous la Direction du :

Professeur Alain Didier OLINGA

Professeur Titulaire de Droit Public des Universités

Chef de Département de Droit international à l'Institut des Relations Internationales du Cameroun

Année académique 2024-2025

AVERTISSEMENT

i

« L'université de Yaoundé II n'entend donner ni approbation, ni improbation aux opinions émises dans ce mémoire de recherche, celles-ci devant être considérées comme propre à

leur auteur »

DÉDICACE

II

A Dieu Tout Puissant

Et

A mes chers parents

Le nommé feu HEN EDOUNG Philippe

Et La nommée HEN NZOPPA Friyda

Qu'ils trouvent en ce travail sourire, fierté et réconfort pour tout leur sacrifice

REMERCIEMENTS

iii

Le présent travail n'aurait été réalisé sans l'apport d'une multitude de personnes, à qui il incombe d'adresser nos remerciements. Il s'agit du Professeur OLINGA Alain Didier, notre directeur, qui en dépit de ses multiples occupations a accepté de diriger ce travail. Sa rigueur scientifique, son exemplarité et surtout ses conseils ont permis de façonner nos premiers pas sur le terrain glissant de la recherche scientifique. Qu'il reçoive nos remerciements les plus sincères.

Nous exprimons en outre toute notre reconnaissance aux enseignants de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l'Université de Yaoundé II, et notamment à l'endroit des Docteurs LADEM SONTIA William, NZAMBOUNG Eugène, NGO NGUIMBOUS, pour leur engagement sans faille à nous suivre et leur conseil prodigieux.

Nos remerciements vont aussi à l'endroit de nos illustres ainés académiques, le Doctorant ONGUENE Kévin et Monsieur ATIK DANJOUMA, qui malgré leurs travaux scientifiques respectifs et autres occupations, ont accepté de nous aider et encadrer durant tout notre processus rédactionnel, par des conseils tant scientifiques que personnels.

L'on ne saurait oublier notre famille entière, particulièrement la Famille HEN et la Famille PENDA Zachée, pour leur soutien énormissime, ainsi que à Dieu tout puissant vers qui ma reconnaissance reste et demeure sempiternelle.

Enfin, à tous nos amis et connaissances qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail, en particulier : L'inconditionnel OLIVE GUNJOH, MEFFO KONGNE Carelle, Trésor LOSHIMA OTOKA, Alfred SACKO Aleo, NKOUA-MBAMBI Gloire, TCHOKONA NDIEUPE Laurraine, JUGNIA Bertin, ABOU Lomé Gauthier, NSAKAMO Anne Théodora, AMANA ANOKA Michel, TIMA Julien, FOTSO Sadrack, TCHEUKO Innocent Pitou.

Qu'ils reçoivent nos profonds remerciements, expressions de notre gratitude.

RÉSUMÉ

iv

À l'état actuel du contentieux des élections politiques nationales au Cameroun, les décisions d'irrecevabilités du Conseil constitutionnel suscitent beaucoup d'attention. Perçues pour la plupart comme des décisions décevantes voire frustrantes, les irrecevabilités dans le contentieux électoral devant le Conseil constitutionnel au Cameroun est une sanction pour l'inobservation des règles régissant le procès constitutionnel. A cet effet, elles s'appréhendent comme une sanction justifiée du fait du non-respect par les justiciables constitutionnels des conditions liées à la procédure de saisine de la Haute juridiction d'une part, et du fait de la violation des règles relatives à la compétence de celle-ci d'autre part. Cependant, s'il est avéré qu'elles sont perçues comme une sanction justifiée, il n'en demeure pas moins de souligner que, ces sanctions peuvent être tronquées et de ce fait causer un préjudice à l'égard des parties qu procès constitutionnel et à l'égard de la qualité de la justice constitutionnelle, corollaire de la démocratie élective.

MOTS CLÉS : Irrecevabilité, contentieux, contentieux électoral, Conseil constitutionnel, sanction, procès constitutionnel, justice constitutionnelle, démocratie élective.

ABSTRACT

V

In the current state of litigation in national political elections in Cameroun, the inadmissibility decisions of the constitutional Council attract a lot of attention. Perceived for the most part as a disappointing, even frustrating decision, inadmissibility in electoral litigation before the Constitutional Council in Cameroun is a sanction for non-compliance with the rules governing constitutional proceedings. To this end, it is understood as a justified sanction due to the failure by constitutional litigants to comply with the conditions relating to its jurisdiction on the other hand. However, if it is proven that they are perceived as a justified sanction, it must nevertheless be emphasized that these sanctions can be truncated and thus cause harm to the parties to the proceedings and to the quality of constitutional justice, a corollary of elective democracy.

KEYWORDS : Inadmissibility, litigation, sanction, constitutional trial, constitutional justice, elective democratcy.

LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS

vi

A.J.D.A. : Actualité Juridique Droit Administratif

ACCPUF : Association des Cours et Conseils constitutionnels ayant en Partage

l'Usage du Français

ACP : Afrique Caraïbe Pacifique

ADD : Alliance des Démocraties pour le Développement

AIJC : Annuaire International de Justice Constitutionnelle

AL : Alinéa

AN : Assemblée nationale

ANDP : Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès

CADEG : Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la bonne

Gouvernance

CADHP : Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples

Cass : Cour de cassation

CC : Conseil Constitutionnel

CE : Contentieux électoral

Coll. : Collection

Concl. : Conclusions

CS : Cour suprême (camerounaise)

CSM : Conseil supérieur de la magistrature

DCC : Décision du Conseil/Cour constitutionnel

Dir. : Sous la direction de

Éd. : Édition

ELECAM : Elections Cameroon

FNSC : Front National pour le Salut du Cameroun

Ibid. : Au même endroit

Ibidem : Deux fois au même endroit

In : Dans

J.O. : Journal officiel

L.G.D.J. : Librairie Générale de Droit et de Jurisprudence

M.D.R. : Mouvement Démocratique pour la Défense de la République

MCNC : Mouvement Citoyen National Camerounais

MCPSD : Mouvement Camerounais pour la Social-Démocratie

vii

MINATD : Ministère de l'Administration territoriale et de la décentralisation

MRC : Mouvement pour la Renaissance du Cameroun

: Numéro

Op. Cit. : Ouvrage cité

P. : Page

P.U.A.M. : Presses Universitaires d'Aix-Marseille

P.U.C.A.C. : Presses de L'université Catholique d'Afrique Centrale

P.U.F. : Presses Universitaires de France

P.U.R.S : Peuple Uni pour la Rénovation

PCRN : Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale

PDS : Parti Démocrate Socialiste

PSDU : Parti Socialiste Démocratique Uni

R.B.S.J.A. : Revue Béninoise des Sciences Juridiques et Administratives

R.D.H : Revue de Droit de l'Homme

R.D.P. : Revue de Droit Public

R.F.D.A. : Revue Française de Droit Administratif

R.F.D.C : Revue Française de Droit Constitutionnel

R.P : Revue Pouvoir

R.R.C : Revue des Réflexion Constitutionnelles

R.R.J : Revue de la Recherche Juridique

Rec. : Recueil

Rev. Adm. : Revue Administrative

SDF : Social Democratic front

U.A : Union africaine

UCAC : Université Catholique d'Afrique Centrale

UDC : Union Démocratique du Cameroun

UE : Union Européenne

UNC : Union Nationale Camerounaise

UNDP : Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès

UPC : Union des Populations du Cameroun

UYII : Université de Yaoundé II-Soa

Vol : Volume

SOMMAIRE

viii

AVERTISSEMENT i

DÉDICACE ii

REMERCIEMENTS iii

RÉSUMÉ iv

ABSTRACT v

LISTE DES SIGLES ET DES ABRÉVIATIONS vi

SOMMAIRE viii

INTRODUCTION 1

PREMIERE PARTIE : UNE SANCTION JUSTIFIEE 27

CHAPITRE I : LES ELEMENTS DECLENCHEURS DES IRRECEVABILITES

RELATIFS A LA PROCEDURE DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL 29
Section 1 : LE NON-RESPECT DES CONDITIONS OBJECTIVES RELATIVES À LA

REQUÊTE 30
Section 2 : LA VIOLATION DES CONDITIONS SUBJECTIVES TENANT À LA

PERSONNE DU REQUÉRANT 37
CHAPITRE II : LES FAITS GENERATEURS DES IRRECEVABILITES TENANTS DE

L'INCOMPETENCE DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL 46
Section 1 : LES FONDEMENTS JURIDIQUES DES IRRECEVABILITÉS POUR

DÉFAUT DE COMPÉTENCE 47
Section 2 : LES IRRECEVABILITÉS POUR INCOMPÉTENCE DE LA HAUTE JURIDICTION CONSTITUTIONNELLE À L'ÉGARD DE CERTAINS ACTES ET

MATIÈRES 54

SECONDE PARTIE : UNE SANCTION PREJUDICIABLE 63

CHAPITRE I : UN PREJUDICE A L'EGARD DES PARTIES AU PROCES

CONSTITUTIONNEL 65

Section 1 : UNE ATTEINTE AUX DROITS FONDAMENTAUX DES PARTIES 67

Section 2 : UNE ENTORSE À L'ETAT DE DROIT 74

CHAPITRE II : UN PREJUDICE A LA QUALITE DE LA JUSTICE

CONSTITUTIONNELLE 83

Section 1 : UNE JUSTICE CONSTITUTIONNELLE CONTROVERSÉE 85

Section 2 : UNE JUSTICE CONSTITUTIONNELLE MENACÉE 90

CONCLUSION GÉNÉRALE 99

ANNEXES 104

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE 138

TABLE DES MATIERES 149

INTRODUCTION

1

2

Depuis son érection en Janvier 1996 et sa mise en place en Février 2018, en remplacement de la Cour suprême, juge constitutionnel transitoire, le Conseil constitutionnel au Cameroun garant de la justice constitutionnelle, avait tout pour devenir un « quasar constitutionnel »1, devant ainsi illuminer l'horizon juridique en consolidant à la fois l'Etat de droit2 et la démocratie élective. Malheureusement, ce quasar constitutionnel tant attendu, c'est transformé à une vague nébuleuse où irriguent les irrecevabilités dans le contentieux électoral porté devant son prétoire.

Parce que garantie, il faut dire que la justice constitutionnelle est un phénomène relativement répandu et développé dans le monde, mais qui n'est pas uniforme. Il n'existe donc pas une manière et une seule pour exercer la justice constitutionnelle.

La signification première de la justice constitutionnelle réside dans la garantie juridictionnelle des « éléments structurels fondamentaux » de l'Etat moderne, c'est-à-dire la forme de celui-ci, la distribution des pouvoirs, la primauté normative de la constitution, les libertés accordées aux citoyens et aux individus, la représentation démocratique contre ses ennemis3. Il s'agit ici pour l'Etat de protéger ses présupposés et garantir les droits fondamentaux de ces derniers, parmi lesquels le droit d'accéder à la justice.

Pour Louis FAVOREU, « la justice constitutionnelle est une juridiction créée pour connaitre spécialement et exclusivement du contentieux constitutionnel, situé hors de l'appareil juridictionnel ordinaire, indépendante de celui-ci comme des pouvoirs publics »4. D'après l'auteur, la justice constitutionnelle constitue un appareil fondamental dans un Etat, car elle assure par le biais de ses garants, l'Etat de droit, la protection des droits fondamentaux des citoyens, ainsi que la démocratie élective. Soucieux de voir donc cet idéal atteindre, les Etats dans le monde et celui du Cameroun en particulier ont créé des juridictions spécialisées à savoir les Cours et Conseils constitutionnels, hors de l'appareil juridictionnel ordinaire dont l'objectif

1 FALLON (Damien), « Précisions sur le droit constitutionnel au procès équitable À propos de la décision du Conseil constitutionnel 2010-10 QPC du 2 juillet 2010 Consorts C. et al », Revue français de droit constitutionnel, 2011, n° 86, p.265. Un « quasar constitutionnel » est une métaphore pour désigner un principe ou une règle ou une institution constitutionnelle qui brille d'une intensité particulière, attrayant l'attention et ayant un impact significatif sur le paysage juridique.

2 Le terme apparaît chez les juristes allemands dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle (Von Mohl, Von Gneist et Stahl, puis Gerber et Jhering). Il est alors utilisé pour exprimer l'exigence politique que l'État lui-même, conçu comme pouvoir, est soumis au droit, que l'arbitraire est exclu. Cette idée devait bénéficier d'une large diffusion après la Seconde Guerre mondiale avec l'idéologie des droits de l'homme. Lire FAVOREU (Louis), Droit constitutionnel, Dalloz, 24e éd, Paris, 1999, p.96.

3 KORDEVA (Maria), extrait de la section 2 intitulée « La justice Constitutionnelle ou la garantie juridictionnelle du principe de séparation des pouvoirs », Revue.genral de droit on line, 2020, numéro 53192.

4 FAVOREU (Louis), « La justice constitutionnelle en France », Les Cahiers de droit, Volume 26, Numéro 2, 1985, Editeurs, Faculté de Droit de l'Université de Naval, p.

3

est de garantir la suprématie de la constitution par le contrôle de constitutionnalité des lois ; de régler les conflits institutionnels5 et enfin, réguler le contentieux électoral6. Ainsi, la Haute juridiction constitutionnelle se positionnait non seulement comme le juge de l'Etat7, mais aussi et surtout comme un instrument de revitalisation de la démocratie et de l'Etat de droit8. Mais fort malheureusement aujourd'hui, le Conseil constitutionnel camerounais huit ans après sa mise en place, va faire perdre son satisfecit exhalant suscité à la doctrine des juristes et aux citoyens du fait des irrecevabilités qui abondent son prétoire dans le contentieux des élections présidentielles et parlementaires.

Des lors, mener une étude sur « les irrecevabilités dans le contentieux électoral devant le Conseil constitutionnel au Cameroun » se veut nécessaire et pertinente. Afin de mieux cerner les tenants et les poutres de notre réflexion, il appert opportun de mettre l'accent tout d'abord sur le cadre de l'étude (I) ensuite sur son objet (II) et enfin sur la méthode à utiliser (III).

I. CADRE DE L'ETUDE

Déterminer le cadre de la recherche, permet de procéder à une délimitation du champ scientifique de l'étude. Cette opération permet « d'éviter les débordements vers lesquels peut entrainer le thème ».9 Le cadre de l'étude permet de mieux situer où on va, car une étude ne peut être scientifique que si elle se déploie dans un champ géographique, temporel et conceptuel précis.10 Ainsi, pour une meilleure analyse du sujet, il serait judicieux pour nous de traiter distinctement le cadre contextuel (A) d'abord, le cadre conceptuel (B) ensuite et la délimitation de l'étude (C) enfin.

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