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La protection des droits des migrants dans les organisations régionales africaines: cas de l'Afrique de l'ouest et de l'Afrique du centre


par Ismaila DIONE
Université Cheikh Anta Diop de Dakar Faculté des sciences juridiques et politiques  - Master 2 en Droit de la Migration  2014
  

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CONCLUSION GENERALE

Au terme de notre mémoire dont le thème porte sur la protection des droits des migrants dans les organisations régionales d'Afrique de l'ouest et du centre, différents paramètres ont été analysés tant bien dans la première que dans la deuxième partie. Dans un premier temps, l'analyse a été centrée sur l'efficacité du cadre de protection de la migration dans ces Etats membres de lesdites organisations. Cette pertinence du cadre s'est surtout vue à travers l'abondance d'instruments juridiques comportant des dispositions incitant les Etats membres à prendre toutes les mesures appropriées en vue d'assurer une meilleure garantie des droits de l'homme en général et des droits des migrants en particulier. Elle se justifie aussi par la mise en place de mécanisme institutionnels ainsi que l'enrôlement de divers acteurs dans la protection, la promotion et l'exercice des droits relatifs à la migration, plus particulièrement de la liberté de circulation, des droits de résidence et d'établissement et des droits sociaux. Mais force est de constater que cette garantie a été contrecarrée par de multiples facteurs, facteurs faisant une étude dans le cadre de la deuxième partie de notre thème. L'analyse de cette dernière partie s'est faite principalement sur les problèmes découlant des instruments juridiques et institutionnels de protection et ceux liés à la libre circulation des personnes, du droit de résidence, d'établissement et ceux relatifs spécifiquement à la protection des droits sociaux des migrants. Ces difficultés sont entre autres une absence d'harmonisation des textes dans les législations nationales en particulier et leur application lacunaire, une absence de politique migratoire commune. A Ces difficultés, s'ajoutent le dysfonctionnement des institutions face aux questions migratoires, les problèmes politico-administratifs, sécuritaires affectant les droits de toute nature des personnes migrantes. Malgré le constat de ces embarras à multiples facettes, la garantie de la protection des droits des migrants dans ces organisations a été assurée de manière à ce que les Etats membres de ces dernières, en synergie avec d'autres acteurs, ont pris la volonté de respecter, de protéger et de mettre en oeuvre les droits de l'homme conformément aux instruments juridiques pertinents. Cette garantie s'est exprimée surtout de manière à ratifier et à appliquer les textes universels, communautaires et nationaux par diverses méthodes avec la suppression des certains obstacles relatifs aux flux et stocks migratoires et à la jouissance des droits sociaux des migrants. La protection de ces droits permettrait d'atteindre le summum d'une intégration à la fois surtout économique et sociale si toutefois que les Etats d'Afrique de l'ouest et du centre notamment les Etats d'accueil ont pris la fermeté d'appliquer en dehors de toute discrimination en conformité avec tous les instruments juridiques y afférents. Au contraire, un non-respect des droits à la libre circulation des citoyens de ces communautés, de leurs droits de résidence, d'établissement et à l'exercice des droits sociaux des migrants ainsi

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Thème: « La protection des droits des migrants dans les organisations régionales africaines: cas de l'Afrique de l'ouest et de l'Afrique centrale »

que leur insertion, admission, intégration serait une pierre d'achoppement pour le processus d'intégration et le développement de l'Afrique en général. Car, l'intégration africaine passe nécessairement d'abord par l'application effective de la libre de circulation, principe et droit sine qua non pour une intégration véritable. Principe en sens que cette liberté de circulation constitue une caractéristique et source essentielle pour la jouissance des autres droits comme le droit de résidence, d'établissement et les droits sociaux dans les Etats d'accueil. Droit par ce qu'elle est affirmée par les documents juridiques de nature universelle, communautaire ou nationale. Ces hypothèses soulèvent en perspective la question de l'intégration des Etats africains en général face à la problématique de la protection des droits des migrants dans un contexte de mondialisation et dans une dynamique de faire face aux nombreuses menaces pesant à l'échelle planétaire. Cela revient à s'interroger donc sur les rapports entre l'intégration, la mondialisation, la protection des droits de l'homme et la question sécuritaire.

En guise de recommandations, pour une meilleure protection des droits de l'homme, y compris ceux des migrants:

-les Etats doivent d'abord s'interroger davantage sur les causes principales des mouvements migratoires tout en faisant une étude approfondie sur toutes les questions relatives à ces déplacements à travers entre autres les plans politique, économique, social, culturel, sécuritaire et scientifique en concertation avec tous les acteurs concernés dans la protection des droits de l'homme en général;

- Ils doivent ratifier tous les instruments universels et régionaux et les transposer au niveau national, notamment dans les textes législatifs et réglementaires si toutefois que cette transposition n'ait pas porté atteinte à leur unité nationale et à l'esprit de leur loi constitutionnelle;

-Ils doivent aussi prendre toutes les mesures nécessaires et convenables dans le dessein de mettre en oeuvre les droits des migrants, en particulier la liberté de circulation des personnes, du droit de résidence, du droit d'établissement, des droits socio-culturels, des droits civils et des autres droits économiques;

-Ils doivent adopter une politique migratoire commune à l'échelle nationale et communautaire; -ils doivent veiller à l'harmonisation des textes régionaux et nationaux en particulier;

-ils doivent renforcer la protection sociale des migrants;

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