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Association cancer de la vessie et la schistosomiase a schistosoma haematobium a l'hopital general de reference IME/Kimpese de juin 2011 a novembre 2021


par Michael EBAMBE BOMBEKO
Université protestante au Congo - Docteur en médecine 2020
  

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4 CHAPITRE I : GENERALITES

4.1.1 1. 1. Généralités sur le cancer de la vessie

4.1.2 1.1.1. Incidence et répartition géographique

Le cancer de la vessie est le dixième cancer le plus fréquent dans le monde, avec environ 573 000 nouveaux cas et 213 000 décès estimés en 2020 5. Son incidence augmente avec l'âge, affectant principalement les sujets de plus de 60 ans. Les pays développés observent majoritairement des carcinomes urothéliaux, liés au tabac et aux expositions professionnelles, alors que dans plusieurs pays africains et du Moyen-Orient, la bilharziose urinaire constitue un facteur majeur, favorisant des types histologiques différents5,10.

4.1.3 1.1.2. Facteurs de risque classiques

Le facteur de risque numéro un reste le tabagisme ; inhaler quotidiennement les toxines du tabac multiplie par trois à cinq la probabilité de développer un cancer vésical. Vient ensuite l'exposition professionnelle, notamment dans les ateliers où l'on manipule hydrocarbures ou amines aromatiques : ces substances, longtemps utilisées dans les colorants, la pétrochimie ou la fabrication du caoutchouc, s'accumulent dans l'urine et agressent durablement l'urothélium. Tout état d'irritation chronique de la muqueuse, qu'il s'agisse d'infections urinaires répétées, de calculs négligés ou d'un cathéter laissé en place des mois, entretient une inflammation délétère propice à la transformation cellulaire. Enfin, dans plusieurs régions d'Afrique subsaharienne, l'infestation par Schistosoma Haematobium provoque des granulomes persistants qui, avec le temps, favorisent une carcinogenèse spécifique de type épidermoïde, et hautement agressive10,22.

4.1.4 1.1.3. Types histologiques

À l'échelle mondiale, la forme la plus fréquente reste le carcinome urothélial, encore appelé « transitionalcellcarcinoma » ; il reflète surtout l'impact des expositions professionnelles à diverses substances chimiques, notamment les amines aromatiques. En revanche, dans les régions où la bilharziose est endémique, un autre visage domine : le carcinome épidermoïde. Nourri par l'irritation chronique que provoquent les oeufs de Schistosoma Haematobium dans la paroi vésicale, ce type histologique représente plus de la moitié des cancers étudiés dans plusieurs séries africaines. Une enquête menée au Mali illustre bien ce basculement : 60 % des tumeurs liées à la bilharziose étaient épidermoïdes, confirmant le rôle clé de l'inflammation persistante dans la transformation maligne de l'urothélium5,23.

Figure 1

Figure 2

Figure1 : Aspect histologique normal des tissus

Figure2 : Adénocarcinome avec infiltration de la sous-muqueuse

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