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Développement durable et gestion des forêts du bassin du Congo: étude comparative des politiques forestières du Cameroun et de la République du Congo

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par Parfait Oumba
Université de Limoges - Master en Droit international et comparé de l'environnement 2007
  

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Section 2 : L'appui de la communauté internationale dans la gestion des forêts du bassin du Congo

Nous examinerons ici les institutions internationales qui interviennent dans la protection des forêts du bassin du Congo (paragraphe 1), avant d'examiner le cas du plan d'action forestier tropical (paragraphe 2)

Paragraphe 1 : Les institutions internationales et la protection des forêts du bassin du Congo

A- Les institutions internationales

La question relative à la protection des forêts du bassin du Congo préoccupe beaucoup d'acteurs sur le plan international depuis le lancement de l'initiative sur la protection de la forêt du bassin du Congo par le Secrétaire d'Etat américain Colin Powell. Cette initiative à la quelle participe la France, le Japon, l'Allemagne, l'ONU, l'Union européenne, la Banque mondiale, l'Organisation internationale des bois tropicaux, le WWF et d'autres institutions encore, a pour objectif d'unir les efforts de la communauté internationale pour protéger le bassin du Congo. Cette mobilisation justifie en fait l'envergure et le caractère vital que revêt cette initiative de préservation et d'utilisation durable de l'un des « poumons » du globe terrestre.

En ce qui concerne les contributions de ces différentes entités en vue de la protection du bassin du Congo, il faut relever que les institutions du système des Nations Unies apportent une assistance technique et financière à la planification environnementale, au renforcement des capacités institutionnelles, à la promotion et au développement des systèmes d'informations environnementales dans la sous-région.

L'OIBT a élaboré de nombreuses directives et a défini des critères de mesures pour l'aménagement durable des forêts tropicales et naturelles58(*). Elle encourage de façon générale les membres à élaborer des politiques nationales visant à l'utilisation et à la conservation durable des forêts productrices de bois d'oeuvre et de leurs ressources génétiques sont rôle dans la mise en oeuvre du projet SOLOLALA59(*) au Cameroun est exemplaire.

Du côté des ONG on peut signaler le fait que le programme régional pour l'Afrique centrale de l'UICN, dont le bureau régional se trouve à Yaoundé a pour objectifs spécifiques d'appuyer les pays d'Afrique centrale dans la gestion de la biodiversité ; de promouvoir l'utilisation durable des espèces sauvages ; de faciliter la coopération régionale et / ou internationale pour la conservation et l'utilisation durable des ressources des écosystèmes des forêts d'Afrique centrale ; de renforcer la communication entre les pays d'Afrique Centrale pour assurer une gestion durable des ressources naturelles. L'UICN a également apporté son appui technique à l'élaboration des mesures de conservation à proposer aux gouvernements, et à la mise sur pieds d'une politique de gestion participative des écosystèmes forestiers du bassin du Congo60(*).

Les objectifs du WWF dans la sous-région sont les suivants : conserver les espèces sauvages (animales et végétales) et leurs habitats ; assurer l'utilisation durable de l'espace et des ressources naturelles afin de maintenir la biodiversité ; réduire la pollution et le gaspillage des ressources ; développer la conscience à l'environnement ainsi que les capacités en faveur de la conservation et de la gestion durable des ressources naturelles ». L'action du WCS au niveau de la sous-région consiste en une série de projets nationaux61(*) (dans le cadre d'une stratégie régionale) visant la création et la gestion des aires protégées ainsi que la recherche fondamentale et appliquée.

A ces institutions, on peut ajouter les agences de Coopération62(*) telles que : la coopération Allemande au Développement (GTZ) ; les coopérations néerlandaise et britannique ; l'Agence Française de Développement (AFD)63(*) et l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID) qui forment la communauté des donateurs bilatéraux du secteur de l'environnement. Elles apportent une assistance technique, matérielle et financière pour l'élaboration, la mise en ouvre et le suivi-évaluation des politiques et stratégies de gestion de l'environnement. On peut leur adjoindre le Fonds Européen de Développement (FED) et la Banque Européenne d'Investissement (BEI) qui sont des institutions de financement de la Coopération ACP-CEE.

En outre, il est important d'ajouter que de manière générale, les efforts déployés au niveau international au cours des quinze dernières années, ont permis de réaliser des progrès indéniables en particulier sur :

- La promotion des principes de critères et indicateurs sur vérification de gestion durable des forêts à travers les neufs processus de critères et indicateurs sur l'aménagement forestier durable. Plus de 150 pays disposant de 85% des forêts du monde y participent activement ;

- L'établissement et le renforcement d'un dialogue au niveau international, en particulier à travers FNUF, PCF sur la politique forestière mondiale. Dans ce cadre plus de 300 projets ont été négociés. La recherche de financement pour leur mise en oeuvre est en cours ;

- La mise en oeuvre concerté des trois conventions des Nations Unies issues de Rio sur la diversité biologique, les changements climatiques et la désertification qui ont été signées et ratifiées par la grande majorité des pays du monde ;

- L'élaboration de concepts, de pratiques et d'outils d'aménagement durable des forêts dans le cadre non seulement de traités régionaux et mondiaux, mais aussi de programmes nationaux.

B- Les institutions régionales

* 58Tchokossi (C.), op.cit., p.18.

* 59 Ce projet a été crée par décret N° 92/004 du 10 janvier 1992 avec pour objectif d'aboutir à un aménagement durable de la perte de la forêt camerounaise concerné par le projet. Voir, M. KAMTO op.cit., p. 189.

* 60 Cas du projet projection et animation de la CEFDHAC ayant abouti à la création du « Réseau projection des ressources naturelles dans le bassin du Congo ».

* 61 A titre d'exemple on peut citer le développement du parc national de Sangha ( Nouabalé - Dzanga - Lobéké)

* 62 TCHOKOSSI (C.), op.cit, p.20.

* 63 Elle envisage de mettre en place un fond de crédit pour le financement des aménagements forestier dans les pays de la sous région qui en sont dépourvus. Sur la question lire FOUDA (Y.) et BIGOMBE LOGO (P.), Les acteurs de l'environnement au Cameroun : états des lieux, octobre 2000, pp., 14 - 15

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