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Image de soi et l'implication dans le travail. Cas de 55 agents de la Compagnie d'Energie Electrique du Togo au siège social de Lomé

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par Yoatsè Venunye DEDO
Université de Lomé - Togo - Maà®trise de psychologie du travail et des organisations 2008
  

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2.2. Cadre théorique

2.2.1. Théories de référence

En vue d'accroître la productivité et améliorer le bien-être général des employés et employeurs de l'organisation, plusieurs théories ont été développées. Cette étape nous permet de préciser parmi ces théories celles que nous utiliserons pour analyser et interpréter nos résultats.

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2.2.1.1. La théorie de Vroom (1964)

Cette théorie analyse les interactions entre l'entreprise et les salariés. Elle fait appel à la notion d'expectation (E) c'est-à-dire : que puis-je attendre, quel niveau puis-je atteindre, que suis-je être capable de réaliser ? Cette perception de soi, cette confiance est déterminante dans la motivation.

La deuxième approche est l'instrumentalité (I) qui répond à la question : que vais-je obtenir par ma performance ? Le travail va représenter un moyen d'obtenir une rétribution correspondant à l'effort.

La troisième composante est la valence (V) : quelle valeur accorder aux avantages obtenus ? Il faut que les satisfactions retirées aient une réelle valeur aux yeux de la personne considérée.

Ces trois composantes sont essentielles à la motivation et ces notions subjectives varient d'un individu à l'autre. Elles constituent des axes directeurs pour le management.

2.2.1.2. Théorie de l'autobiographie

ROSS et CONWAY (1986) proposent un modèle où le rappel autobiographique (souvenir que nous possédons sur nos propres expériences, les séquences d'évènements qui ont touché notre vie) serait un processus reconstructif médiatisé par les croyances des individus quant à la stabilité de leur soi. Plus précisément ROSS considère que la mémoire autobiographique est en partie un processus de reconstruction guidé par les théories implicites sur le changement et la stabilité de soi. Selon ROSS et CONWAY (1986): lorsqu'un individu se remémore son propre passé, il évalue les connaissances et croyances actuelles. En revanche, si une personne estime que son passé professionnel est différent de ce qu'elle est actuellement, alors par reconstruction, sa connaissance

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actuelle sera modifiée pour être conforme à l'idée qu'elle se fait de son passé professionnel. Elle pourra ainsi considérer cette connaissance actuelle modifiée comme une représentation de sa connaissance du passé. Ainsi, si un individu s'estime plus compétent aujourd'hui qu'il y a dix ans, et si on lui demande de se rappeler un épisode en rapport avec la compétence qui s'est déroulé dix ans auparavant, une stratégie de reconstruction consistera à :

- Évaluer d'abord quelle action elle pense être capable de faire aujourd'hui, puis,

- modifier ensuite cette action actuelle sur la base de sa croyance et sur sa compétence passée.

Rappelons que ce modèle de ROSS et CONWAY (1986) prédit aussi que le rappel de souvenir sera conforme à la réalité si l'individu croit qu'il y a stabilité du soi et de la connaissance à travers le temps et que cette stabilité est réelle. Il prédit également que le rappel de souvenir sera déformé si une personne croit qu'il a :

- changé avec le temps alors qu'en réalité, il n'a pas changé, ou a

- été stable à travers le temps, alors qu'en réalité la connaissance a changé.

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