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Réalisation d'un espace collaboratif de partage d'informations d?un milieu rural en ligne: cas du groupement de Kaniola par Facebook

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par Emmanuel BIRHASHWIRWA
Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu/ISP-Bukavu - Licence en Informatique de Gestion  2015
  

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0.2. PROBLEMATIQUE

Cette étude poursuit comme mission fondamentale, celle d'analyser les différents problèmes que rencontrent les milieux ruraux pour échapper aux bienfaits de la mondialisation qui rend le monde un petit village d'essor intégral grâce à un accès libre à l'information. Cette mission ira jusqu'à faire de Kaniola, jadis un champ de bataille, un réel lieu de pèlerinage.

De la sorte, en introduisant la problématique de son travail sur Kaniola, MUGISHO (2008-2009) écrit : « La population de Kaniola a été la cible des Interahamwe et autres. Aujourd'hui, elle vit dans la peur et dans le traumatisme. Presque chaque jour, nous entendons à la radio, nous lisons dans les journaux,... des cas des viols, tueries, incendies des maisons, pillages des ménages et du bétail, les enlèvements des filles, femmes, hommes et enfants vers la forêt dans ce coin de l'Archidiocèse de Bukavu, en RDC où ils subissent des traitements inhumains.»

RUGENDABANGA (2006-2007) corrobore l'écrit de MUGISHO en ces phrases : « ...la quasi-totalité de la population de Kaniola se trouve être en débandade suite aux opérations des groupes armés... Certains ont déjà élu domicile à Bukavu et à Walungu-centre. Mais, tous désirent rentrer chez eux à la seule condition que la paix soit rétablie dans leurs villages respectifs. »

Par ailleurs, MUGISHO (2008-2009) ajoute : « ... à Kaniola, en ce qui concerne les femmes violées, des initiatives ont été déjà entreprises par la paroisse et par le Centre Koko qui est une association sans but lucratif (asbl) d'aide aux femmes et aux filles victimes de viols afin de les réintégrer dans la société. Nous regrettons cependant de voir qu'aujourd'hui la question concernant les femmes et filles violées est devenue un fond de commerce de la part des Organisations Non Gouvernementales et d'autres associations. »

Les deux auteurs ci-haut cités ont bien soulevé des problèmes réels à ces deux époques de leurs études. Or, nous sommes à une autre période très différente aux leurs. Ce qui est inacceptable est qu'à présent, certaines personnes sans informations authentiques et/ou délits d'initiés sur Kaniola prennent toujours ce milieu rural comme celui de l'époque de 1996-2008. Sur base des travaux de ces deux chercheurs, il importe que nous effacions cette image d'un Kaniola toujours en proie aux violences et aux viols en livrant au monde une autre image authentique, vécue et produite en instantané par les habitants de Kaniola eux-mêmes.

Tout en faisant nôtre ce passage de Vian (1979) : « S'il est une chose que l'on peut faire, c'est justement apprendre. On peut apprendre qui était untel. On peut étudier sa vie, son milieu social, son environnement. On peut rechercher les influences subies par lui. On peut finalement tenter de comprendre pourquoi il a fait telle ou telle oeuvre». Dans cette perspective, cette étude nous amène à apprendre et faire apprendre sur Kaniola.

Nous le savons : presque chaque jour, nous entendons à la radio, nous lisons dans les journaux des actes de vandalisme et des traitements inhumains à Kaniola. Partout, à nos jours même, certains compatriotes ont encore cette mauvaise image de Kaniola. Par exemple, ce dimanche 2 août 20015, à bord d'un bus de transport en commun de Bukavu vers Walungu, dans un dialogue d'échange sur l'avenir de Kaniola... Une passagère sans information (vérifiée et non) actualisée s'exclame : « Tu te rends à Kaniola, une zone rouge où on viole même les hommes? Oh ! tu n'as plus besoin de ta vie... ! [...] ».

A cela, la gêne n'est plus de savoir comment le problème de Kaniola est répandu dans le monde, mais comment les habitants de Kaniola vont s'approprier leur problème. Laisser l'histoire de Kaniola aux seuls généreux journaux, radios étrangers et parfois locaux serait irresponsable au moment où l'histoire de Kaniola doit aussi être écrite par les Balinda conscients pour faire face aux délits d'initiés sur la situation du milieu. Cela sera poser une pierre pour les reconstructions du tissu social, économique et politique de Kaniola.

Pour cela il faut alors combattre toutes les formes d'obscurantisme, par un esprit critique de tous les instants, en refusant les catégories sociales qui épouvantent pour manoeuvrer, en n'acceptant aucune limitation aux possibilités de chacun, aucune spécialisation outrancière, etc. et de donner à tous les moyens de savoir : la connaissance. C'est cela alors le fait de constater l'évolution, car « refuser l'évolution est une position intellectuelle de cadavre ». Il faut plutôt l'admettre et trouver des solutions pour l'orienter dans la bonne direction, vers le progrès.

Tous les communicants le savent - pour faire parler de soi vers le progrès, il faut créer des événements et profiter des événements qui existent et prévus pour communiquer. En ce cas, les sites des réseaux sociaux comme Twitter, Google+, Youtube... et Facebook restent le meilleur moyen de combattre toutes les formes d'obscurantisme vers le progrès. Ces réseaux sociaux permettent de rester en contact avec nos langues véhiculaire et vernaculaire. Cela étant, Facebook reste un site communautaire permettant à ses utilisateurs de partager des informations avec un groupe d'amis choisis ou non. Les utilisateurs forment alors un réseau social dont les informations entre eux sont assurées par le site et contrôlées par chacun d'eux ou d'un Administrateur de Page (ou de compte).

Comme nous l'avons dit plus haut, le groupement de Kaniola est reconnu aujourd'hui mondialement comme un Far-West, un lieu où les actions les plus inédites ont été commises. Même lorsque la population de Kaniola pense vivre dans la quiétude, son image est tellement ternie que le groupement est devenu le symbole de la mort et de la désolation.

Or, il nous semble qu'à l'heure actuelle, la propagation et la diffusion des informations passent par des outils (NTIC) à la portée même du commun des mortels (téléphones des plus chers et aux moins chers : du Smartphone à l'Itel simple, par exemple).

Il n'est donc plus important aujourd'hui d'avoir absolument un Smartphone ou autre téléphone de classe pour se connecter à Internet. Il devient donc possible, même aux couches sociales les plus reculées et les plus rudimentaires de se connecter et de partager les informations en ligne pour peu que le milieu dispose d'un réseau téléphonique.

Ainsi, dans le souci de désenclaver le groupement de Kaniola et offrir à l'humanité une vraie image plus authentique, nous nous proposons de créer une Page Facebook dénommée « Tout sur Kaniola ».

Pour y arriver les questions de recherche suivantes ont guidé cette étude :

Ä A quelles conditions la population du groupement de Kaniola peut-elle être connectée sur Facebook via le réseau téléphonique ?

Ä Quelle garantie sécuritaire la création d'une Page Facebook sur Kaniola offrirait-elle au regard de tous les arnaqueurs informatiques que nous connaissons dans ce domaine ?

Ä L'outil de travail collaboratif en ligne, contribue-t-il à l'émergence d'une intelligence collective et l'accès facile à la vraie information pour les habitants de Kaniola et d'ailleurs ?

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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