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Nécessité de la rétention et de l'exécution de la peine de mort en droit positif congolais.

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par Chrispin BOTULU MAKITANO
Université de Kisangani - Licence 2014
  

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§3. Perspectives sur la question de la Peine de Mort en RDC

On estime que la question de l'abolition de la peine de mort devrait plutôt renvoyer les doctrinaires à l'analyse systématique de la mentalité des congolais à la place du conformisme sans s'attendre à ses conséquences.

A l'allure à laquelle vont les choses, il est certainement évident que l'abolition de la peine de mort par la RDC n'aura que des conséquences négatives sur tous les plans.

Le congolais est caractérisé par une peur ou crainte sans mesure de la mort (c'est l'idéologie de l'éviction de la mort). Le simple fait de remarquer que la mort était avant le point d'arrivée d'une révolution annule toute lutte contre le négatif.

Abolir la peine de mort en droit congolais ne fera qu'améliorer l'évolution de la criminalité car toutes les autres peines de remplacement n'auront que peu d'effets dissuasifs, l'enjeu principal de la question sécuritaire étant la stabilité de l'Etat comme préoccupation centrale de toute politique nationale, y compris la politique criminelle.

Le taux de la criminalité ne fait que s'aggraver, non seulement les meurtres et les assassinats, mais d'autres infractions aussi graves s'y produisent d'une manière permanente.

Par rapport à cette réalité, on ne se reproche pas de confirmer que la peine de mort reste la peine la plus adaptée pour lutter contre l'évolution de la criminalité en RDC, et les circonstances qui ont inspiré le législateur congolais en matière du droit pénal sont aujourd'hui aggravées par l'apparition des phénomènes nouveaux de meurtres, d'assassinats et d'associations des malfaiteurs dans le but d'attenter aux personnes et à leurs biens.

L'opinion publique congolaise croit en la peine de mort en tant que moyen d'expiation et d'intimidation, surtout en ce qui concerne les infractions d'atteinte à la vie. Elle n'est pas prête à admettre qu'un assassin puisse ne pas être tué. En outre, l'administration pénitentiaire n'inspire pas confiance telle que l'on puisse le croire en ce sens que le délinquant, auteur dune infraction naguère punie de mort, exécutera complètement la peine de remplacement. Ce qui serait alors le désarroi des citoyens qui, quelques temps après la condamnation du meurtrier, verront celui-ci défiler dans la rue ; leur sentiment sera que la justice n'est pas rendue, avec comme conséquence le recours à la justice privée.

Par ces motifs, il est tout à fait nécessaire que ce moratoire qui suspend l'exécution de la peine de mort soit levé car, si dès la condamnation du criminel on passait à son exécution après l'épuisement des délais de recours, la société se trouverait apaisée et peu à peu le taux de la criminalité se verrait baissé. Mais par contre si on admettait l'hypothèse d'abolition de cette peine, ces criminels professionnels, sachant que l'Etat congolais restera impuissant quant au reste des peines à appliquer, ne seraient plus jamais dissuadés.

De même, si cette peine arrivait à être remplacée en RDC par la prison à perpétuité ou à temps, ou encore si la RDC continuait à observer ce moratoire, on assisterait toujours à des multiples cas de récidive, compte tenu des conditions désastreuses des centres de détention qui occasionnent des évasions en quotidien.

On peut à cet effet illustrer un cas survenu le 07 Septembre 2011 à Lubumbashi : un commando armé a attaqué une prison libérant près d'un millier de détenus, parmi lesquels le commandant Gédéon, de son vrai nom KYUNGU MUTANGA, principal chef d'une milice d'auto-défense Maï-Maï, condamné à mort mais non exécuté à cause de ce moratoire, qui a oeuvré au Katanga au début des années 2000 et qui a causé la perte de beaucoup de vies humaines innocentes.

Cette illustration peut édifier les doctrinaires qui souhaitent la suppression de la peine de mort en RDC. Un seul individu qui a depuis très longtemps causé des milliers de morts, et parce qu'on ne l'a pas exécuté à cause de ce fameux moratoire, voila qu'on continue aujourd'hui à compter des morts au Katanga avec la milice Maï-Maï. Alors que si on l'exécutait, on ne subirait pas ce qui s'observe aujourd'hui avec cette milice.

Retenir la peine de mort en RDC paraît tout à fait légitime, car certains criminels chevronnés et professionnels sèment une périlleuse terreur et insécurité au sein de la population et occasionnent innocemment des morts. En les éliminant, c'est toute la nation qui se sent libérée. Le cas concret est celui de Paul SADALA alias MORGAN qui a oeuvré dans le territoire de MAMBASA en Province Orientale ; le cas d'un certain personnage très célèbre au non de ALAIN l'impardonnable ; le cas des Kuluna à Kinshasa et dans d'autres villes du pays, pour ne citer que ça. Lorsque ces criminels ont été neutralisés, bien sûr que c'était d'une manière tout à fait extrajudiciaire, c'est toute la population qui s'est sentie légitimement libérée.

On affirme par-là que la peine de mort a des effets intimidants et exemplaires, à cause de l'idéologie de l'éviction de la mort intériorisée dans la civilisation congolaise. On se rappelle encore du régime AFDL qui avait réprimé à mort plusieurs faits, même si on déplorait les exécutions extrajudiciaires, mais le taux de la criminalité avait complètement baissé.

Donc, on ne doit pas abolir la peine de mort pour faire plaisir aux ONG de défense des droits de l'homme ou à la Communauté Internationale, non plus parce qu'ailleurs on a aboli et doit copier de quelque part pour également abolir en RDC. Il faut examiner la question en se plaçant sur les réalités socio-économiques et politico-sécuritaires du pays.

Ce qui est encore plus impérieux c'est que le moratoire qui suspend son exécution soit complètement levé afin de mettre de l'ordre parmi les citoyens et protéger efficacement la vie des plus faibles à la merci des plus forts car, tant mieux tuer un seul individu et protéger des milliers de vies humaines que de protéger un seul individu capable de faire périr des milliers de vies humaines.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault