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Impact de la composition du conseil d'administration sur le risque de crédit bancaire: cas des banques togolaises

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par Constant Patrice A. KODJA ADJOVI
ESG Paris en partenariat avec ESGIS Togo - MBA gestion des entreprises option management financier 2010
  

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CHAPITRE PREMIERCadre théorique et méthodologie de l'étude

Ce chapitre est consacré dans un premier temps au cadre théorique de l'étude où nous abordons la problématique, les objectifs et les hypothèses de recherche. Dans un second temps, nous abordons la démarche méthodologique suivie pour atteindre les objectifs de cette étude.

Section 1 : Cadre théorique de l'étude

La problématique, les objectifs, la revue de la littérature et les hypothèses de l'étude sont présentés dans cette première section.

1.1 De la problématique aux objectifs de l'étude

La récente crise financière internationale montre que les conseils d'administration des banques ont une grande responsabilité dans cette dernière. Ils privilégient à l'extrême la personnalité ayant un carnet d'adresses fourni au détriment de ceux qui ont de réelles compétences techniques nécessaires à la bonne gestion d'une banque (Wibaut, 2008).

Un conseil d'administration efficace doit avoir une bonne compréhension de la nature des activités commerciales de la banque et des risques connexes. Il doit prendre des mesures raisonnables pour s'assurer que les gestionnaires ont mis en place des systèmes solides de suivi et de contrôle de ces risques (Greuning et Bratanovic, 2004).

Byrd et al. (2001) examinent des banques américaines en période de crise. Ils trouvent que celles qui survivent, ont plus d'administrateurs externes dans leurs conseils. De son côté, Nam (2004) stipule que les administrateurs externes sont les plus influents et qu'ils sont les seuls capables de s'assurer que les banques appliquent les réglementations propres à leurs activités et que les dirigeants n'ont pas des comportements discrétionnaires qui nuisent à la richesse des actionnaires. Plusieurs études (telles celles de Taylor et al., 1998 ; Bhattacharya et al., 1998 et Leightner et Lovell, 1998) confirment également que l'ouverture des banques aux capitaux étrangers dans les pays émergents améliore leurs performances et minimise les risques en leurs offrant un grand accès aux technologies et surtout aux meilleures pratiques de gouvernance.

Dans la zone UEMOA, il incombe au conseil d'administration de définir la stratégie, le plan d'affaires, l'ensemble des procédures et des règles de gestion de l'établissement. Il lui appartient également de valider tous les outils de gestion technique et de contrôler la mise en oeuvre, par l'organe exécutif, de ses orientations et décisions1(*). On note une nette imprécision quant aux responsabilités qui relèvent de la compétence du conseil d'administration des banques de la zone UEMOA (Dannon, 2010). Corrélativement, de nombreuses insuffisances relevées de manière récurrente dans la gestion des établissements de crédit, ont notamment pour source les dysfonctionnements du conseil d'administration, en tant que système d'organisation des pouvoirs et processus de décision dont le fonctionnement harmonieux conditionne la performance de la banque (BCEAO, 2006 ; 2008). De plus, les administrateurs n'ont pas forcément un intérêt direct à ce que la banque soit plus performante car la plupart d'entre eux ne détient que très rarement un pourcentage élevé du capital. Les annuaires des banques et établissements de crédits publiés par la BCEAO révèlent qu'ils sont parfois membres de plusieurs conseils d'administration et ne disposent pas toujours de temps nécessaires pour s'acquitter pleinement de leurs responsabilités. Enfin, ils peuvent avoir intérêt à rester en bons termes avec la direction afin de ne pas prendre le risque de perdre des avantages associés à leur fonction.

L'environnement bancaire en zone UEMOA devient de plus en plus concurrentiel surtout avec la forte volonté des banques nigérianes et autres groupes de s'implanter dans cet espace économique ; ce qui est le cas du secteur bancaire togolais qui s'apprête à accueillir Diamond Bank, la Banque Of Africa (BOA) et la Banque Populaire qui est rentrée dans le capital de la Caisse d'Epargne du Togo. L'amélioration de la performance dans ce contexte passe donc par l'offre d'un service de qualité et d'une maîtrise des risques en général et en particulier du risque de crédit bancaire vu que ce dernier représente de loin l'activité principale des banques de l'espace UEMOA et en particulier au Togo.

La gestion du risque de crédit bancaire est donc le soucis le plus important des dirigeants des banques qui y consacrent beaucoup de ressources afin d'avoir un portefeuille le plus sain possible accompagné d'un système de reporting permettant de recueillir les informations nécessaires sur la contrepartie afin de limiter les risques de défaut qui sont fatals aux banques.

Les dirigeants pensent à la rentabilité de leurs banques mais également à leur carrière qui serait compromis suite à une faillite de la banque. Ils doivent également sauvegarder leur poste et leur rémunération qui sont presque leurs seuls acquis (en absence des Stock-options). Tout ceci les amène à avoir une aversion plus élevée pour le risque ce qui n'est pas le cas des actionnaires qui pensent plus à la maximisation de leur capital et qui ont tendance à forcer le dirigeant à prendre plus de risque. Les actionnaires, d'un autre côté, cherchent à avoir un contrôle sur la gestion des dirigeants et à réduire les conséquences néfastes du conflit d'agence. Ils ont donc recours au Conseil d'Administration (CA) qui joue un rôle important dans les politiques et les stratégies des entreprises. Sa principale fonction est de gérer les relations entre dirigeants et les actionnaires, d'évaluer la gestion de l'entreprise et de remplacer les dirigeants en cas de mauvaises performances (Paquerot et Marchaud, 2000).

Nam (2004) souligne que le conseil d'administration est responsable de l'efficacité des mécanismes de gouvernance et spécifiquement des systèmes internes de contrôle. Il évalue également la performance de la banque, exerce un contrôle sur les dirigeants, établit les systèmes de communication et de divulgation des informations concernant toutes les opérations de la banque.

Le rôle effectif du CA est limité par plusieurs facteurs. La taille du CA est l'un de ces facteurs (Lipton et Lorsch, 2000). Il y a également sa composition et les caractéristiques de ses membres qui sont également des facteurs essentiels pour l'efficacité des actions du CA.

Dans ce contexte, quel est l'impact de la composition du CA des banques togolaises sur le risque de crédit bancaire ?

Cette question sous-tend les objectifs de notre recherche. Ainsi, l'objectif général de cette étude est d'analyser au niveau du secteur bancaire togolais, la relation entre la composition du CA et le risque de crédit bancaire afin de mettre en exergue les caractéristiques du CA qui ont une influence directe ou non sur le risque de crédit bancaire. Plus précisément il s'agit de déterminer l'impact des facteurs tailles, dualité et types d'administrateurs (Etranger, Etat et établissements publics et institutionnels) sur le risque de crédit des banques et d'identifier ceux qui permettront d'améliorer la performance des banques togolaises du point de vue risque de crédit.

La problématique et les objectifs permettront d'apporter une meilleure compréhension du comportement de prise de risque dans le secteur bancaire togolais et d'élaborer des hypothèses qui servent de fil conducteur à notre réflexion sur l'impact de la composition du CA sur la prise de risque de crédit. Il convient donc de clarifier les concepts de Conseil d'Administration et de risque de crédit bancaire à travers une revue de la littérature permettant de les situer dans le cadre de notre étude.

* 1 CIRCULAIRE N°01-2001/CB du 03/04/2001 PORTANT RECOMMANDATIONS POUR L'AMELIORATION DU GOUVERNEMENT D'ENTREPRISE DANS LES BANQUES ET ÉTABLISSEMENTS FINANCIERS DE L'UMOA

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