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Documentation sur le statut des métis de pères Allemands au Togo entre 1905 et 1914. Présentation de documents allemands avec traductions ou résumés en français


par Essosimna Tomfei Marie-Josée ADILI
Université de Lomé (Togo ) - Maà®trise en lettres allemandes 2012
  

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2.4 - Document n° 6 : Procès verbal de la conférence régionale des administrateurs du sud de la colonie Lomé en 1911, sur l'attribution des noms aux enfants métis

Source originale : Archives Nationales du Togo (ANT) - FA3/1012, pp. 9-11

2.4.1- Résumé du document en français

La réunion qui fait l'objet de ce procès verbal fait suite à la demande formulée dans le document précédent (n° 5) d'envisager une réglementation du port des noms allemands par des métis.

2.4.2 : Texte original allemand

Niederschrift über den am 9. März 1911 im Gouverneurshause in Lome abgehaltenen südlichen Bezirkstag« stellv. Gouverneur von Doering als Vorsitzender

Namengebung der Mulattenkinder

Der Vorsitzende vorliest einen Bericht des Bezirksamts Lome-Stadt vom 30. Okt. 1909 und bemerkt dazu, dass in dem Verordnungsentwurf die Behandlung eines von einer weissen Mutter abstammenden Mulattenkindes nicht vorgesehen sei.

Dr. Asmis: Ein von einer weissen Mutter abstammenden Mulattenkind würde nach dem B.G.B. den Namen der Mutter zu führen haben. Er schätze die Zahl der Mulattenkinder auf etwa 200, sie werde bald die Zahl der Europäer übersteigen. Sobald erst Kinder, die zu drei Vierteln europ. Blut hätten, vorhanden wären - und das sei nur eine Frage der Zeit - würden die gleichen Schwierigkeiten bezüglich der Rassentrennung entstehen, wie sie jetzt schon in anderen Staaten, die den Grundsatz des Rassengegensatzes anwendeten, beständen.

Diese Schwierigkeiten liessen sich zum grossen Teil vermeiden, wenn der Mischling durch seinen Namen sofort als solcher kenntlich sei. Jetzt seien diesbezügliche Massnahmen noch durchführbar. Er halte es daher aus rassenpolitischen Gründen für wünschenswert, dass die Namengebung durch Verordnung geregelt werde.

Regierungsrat Hermans: Bei der noch geringen Zahl der Mulattenkinder und ferner unter Berücksichtigung des Umstands, dass die Mulatten keine bessere Erziehung als die Neger geniessen, halte ich die Sache nicht für so dringend, dass die Angelegenheit schon jetzt durch Verordnung zu regeln wäre; eine Regelung der Namengebung durch Verfügung oder Runderlass wäre zu erwägen.

Der Vorsitzende bespricht hierauf den Fall Blank. Blank halte sich zur Zeit in (Deutsch-) Südwest auf und habe abgelehnt, für den Unterhalt des Kindes zu sorgen. Da es bedenklich, ja aussichtslos erscheine, Blank in Südwest auf Unterhaltsansprüche zu verklagen, so befinde sich das Gouvernement in diesem Fall in einer misslichen Lage. Um keinen Präzedenzfall zu schaffen, könne das Gouvernement nicht für den Unterhalt des Kindes eintreten. Das Kind befinde sich zur Zeit in einem recht verwahrlosten Zustande in Bassari, und da es ein Mädchen sei, würde sich die kath. Mission vielleicht seiner annehmen. Das Gouvernement würde dieserhalb mit der Mission in Verbindung treten.

Der Vorsitzende stellt hierauf den Verordnungsentwurf einstweilen zurück. Nach der Geburt des ersten Quadronenkindes könne dieser Frage wieder nähergetreten werden.«

2.4.3 : Traduction intégrale du texte en français Procès-verbal de la réunion des Chefs de District de la région méridionale, tenue le 9 mars 1911 dans la résidence du Gouverneur à Lomé. Cette réunion fut présidée par von

Doering, Gouverneur intérimaire, et avait pour ordre du jour «le nom à donner aux enfants mulâtres».

Le Président de séance donna lecture d'un rapport du Chef de District de Lomé-Ville du 30 octobre 1909 et fit remarquer que le traitement d'un enfant mulâtre né d'une mère Blanche, n'est pas prévu dans le projet de décret.

Dr. Asmis: Selon le code civil allemand, un enfant mulâtre né d'une mère blanche devrait porter le nom de la mère. Il estima le nombre des enfants mulâtres à environ 200 et en a déduit qu'il dépasserait bientôt celui des Européens. Dès qu'il existerait des enfants qui auraient jusqu'à 3/4 de sang européen - et ceci n'est plus qu'une question de temps - il existerait à propos de la politique de séparation des races, les mêmes difficultés que celles déjà survenues dans les autres pays qui appliquent le principe fondamental de la séparation entre les races.

On anticipera la plupart de ces difficultés, si le métis est reconnaissable comme tel à son nom. Les mesures relatives à ce problème sont actuellement encore applicables. Pour ce faire, il serait souhaitable, pour des raisons de politique raciale, que le port de nom par les enfants métis soit réglementé par un décret.

Hermans, Conseiller du Gouvernement: Pour un nombre encore faible des enfants mulâtres et aussi compte tenu du fait que les mulâtres ne jouissent pas d'une meilleure éducation que celle des Nègres, je ne trouve pas qu'il soit si urgent de sortir un décret pour statuer sur cette affaire; il faudrait encore étudier la possibilité de réglementer le problème de l'attribution par simple décret.

Le Président de séance a évoqué à ce propos le cas Blank. Blank réside actuellement dans la colonie allemande du Sud-Ouest Africain et a refusé de payer la pension alimentaire de l'enfant. Et puisqu'il se révèle inquiétant et sans issue de porter plainte contre Blank là-bas pour obtenir le versement de la pension alimentaire, alors le Gouvernement se retrouve dans un grand embarras. Pour ne pas créer de précédents, le Gouvernement ne peut pas intervenir dans la prise en charge de l'enfant qui se trouve actuellement à Bassari dans un parfait état de déchéance, et puisque c'est une fille, la mission catholique pourrait peutêtre la prendre dans son établissement. À ce sujet, le Gouvernement va donc entrer en contact avec la mission.

Sur ce, le Président de séance remet à plus tard le projet de décret. Cette question pourra de nouveau retenir l'attention des autorités après la naissance du premier enfant de la quatrième génération de métis.

Commentaire succinct

C'est la première tentative officielle d'obtenir une réglémentation sur le port de noms allemands par des métis de pères allemands, constaté par Dr. Asmis dans sa Circonscription, comme cela est d'ailleurs de coutume partout ailleurs. La décision est remise à plus tard, mais le problème demeure, selon les administrateurs coloniaux.

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